1er mai 2018,  Paris, Macron/ Casseurs : même combat !

Le fait majeur occulté, masqué, travesti au bénéfice du pouvoir macronien : Par dizaines et dizaines de milliers, cheminots, salariés des hôpitaux, des EHPAD, agents de l'énergie, employés de Carrefour, salariés d'Air France, étudiants, lycéens sont descendus ENSEMBLE dans la rue pour exprimer leur opposition aux contre-réformes imposées par Macron et son pouvoir.

Une convergence des luttes prenant donc une allure concrète.

En plus de cette occultation des vraies raisons de la construction en cours de la convergence des luttes qui effraie tant le pouvoir, ces violences permettent au monarque en voyage à l'étranger de commencer à dessiner la figure d'autorité et de rétablissement de l'ordre qui manque encore à son image présidentielle.

Le laisser-faire de la hiérarchie policière

Par ailleurs des faits incontestables et que nous ne sommes pas, loin de là, les seuls à mentionner illustrent soit les bugs du dispositif policier (à distance des casseurs malgré les renseignements sur leur regroupement au Pont d'Austerlitz) soit une complicité politique pour laisser libre cours à la casse urbaine, les forces policières n'intervenant qu'au moment où le cortège syndical arrive sur le Pont d'Austerlitz, casse généreusement couverte par les chaînes d'information en continu.

Les journalistes de BFM eux mêmes étant contraints par ailleurs de constater que si un contrôle policier avait eu lieu dans le périmètre de la manifestation en cours de constitution, par contre le rassemblement des "hommes en noir" dûment déguisés et cagoulés et dont on pouvait constater l'équipement (sacs à dos, barres de fer, marteaux ...) avaient eux miraculeusement échappés à tout contrôle.

Et que donc ils pouvaient tranquillement commencer à se livrer à leurs exactions!

Une question politique posée aux organisations syndicales

Certes le maintien de l'ordre est de la responsabilité de la puissance publique et si le désordre s'installe dans la rue à chaque manifestation syndicale c'est que quelque part le pouvoir laisse faire parce qu'il y a intérêt!

Mais la récurrence de ce type d'exactions interpelle aussi les organisations syndicales parce que c'est le sens même du combat engagé qui se trouve affecté et que les initiateurs des "manifs de tête" ne cachent pas par ailleurs leur volonté que se produise la confusion souhaitée entre manifestants et casseurs en s'affublant comme ils l'avouent par exemple dans certains de leurs écrits de chasubles syndicales!

Donc, si cette intrusion d'éléments extérieurs au mouvement social, prenant systématiquement la tête des manifestations avec l'objectif de procéder sur le parcours prévu de la manifestation à des destructions, des actes de vandalisme n'est pas nouvelle, elle a revêtu en ce 1er mai 2018 une ampleur inédite occupant le devant de la scène médiatique au point d'affecter fortement la visibilité des enjeux du combat engagé contre l'oligarchie macronienne.

La lutte contre ce dévoiement devenant par conséquent une question politique posée au mouvement syndical l'action de ces éléments se soldant à plusieurs reprises ou à l'interruption des manifs ou à l'empêchement de la jonction symbolique des manifestants entre cheminots et fonction publique comme cela s'est produit le 22 mars dernier à Paris.

D'autant qu'en arrière plan monte la petite musique de la légitimité des manifestations elles-mêmes dont on sait qu'en tout temps ce sont les questions d'ordre public qui ont toujours été invoquées pour l'interdiction du droit de manifester et que de 1954 à 1968 le premier mai a été interdit dans notre beau pays "des droits de l'homme".

En atteste le genre de question complaisamment mise en relief dans l'émission réactionnaire de Lagardère sur la 5 "C dans l'air" qui en ce premier mai s'interroge ingénument :

"Les défilés finissent toujours par dégénérer, pourquoi les syndicats ne devraient-ils pas choisir d'autres moyens d'expression ?"


En conséquence toute complaisance à l'égard des casseurs est lourde de déconvenues et de dangers pour le mouvement social ! il en va de même à l'égard des pratiques de rassemblement en avant du cortège appelé par les organisateurs et qui ouvrent la porte à toute les manipulations comme on peut le constater avec la manif de ce premier mai où les médias ne cessent de distinguer un cortège de 14. 000 manifestants dans lequel les casseurs se seraient infiltré et un cortège dit "officiel" lui fort de 20.000 manifestants.

On voit bien à partir de ce flou et de ce distinguo à qui profite ce genre d'opération !

Dans les jours qui viennent rien n'est plus urgent que de replacer au centre la nécessité des luttes convergentes pour isoler le pouvoir macronien décidé à imposer ses contre-réformes et à assurer le succès le plus élevé possible des prochains rassemblements : les manifestations nationales des cheminots ce 3 mai et le 14 mai, le 5 mai contre Macron, le 22 mai pour les fonctionnaires ...

SOURCE: http://www.frontsyndical-classe.org/2018/05/1er-mai-a-paris-macron-casseurs-meme-objectif.html

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1er mai 2018 : un chaos voulu par le pouvoir ?

Le premier mai est la fête du travail. Comme en 2017, la fête a été gâchée par la présence d’environ 1200 délinquants et criminels, en amont de la manifestation syndicale légalement déclarée.

La Préfecture de Police savait qu’il y aurait plusieurs centaines de manifestants ultra-violents dès le 30 avril, les services de renseignements ayant fait leur travail.

Cependant le jour J, la consigne donnée aux CRS en début de manifestation par la Préfecture de Police est : « s’il y a de la casse, on laisse casser ».

A la presse le Préfet de Police a déclaré pudiquement que la police avait été dépassée par les événements.

Quand l’ordre fut enfin donner d’intervenir, le chaos était déjà installé et nos collègues ont dû faire face à plus d’un millier de « black blocks » et les manifestants ont dû changer leur parcours initial.

Comme ces fanatiques ultra-violents étaient pour la plupart identifiés par les services de renseignements, pourquoi les avoir laissé constituer leur block et s’équiper, au lieu de les interpeller au fur et mesure qu’ils arrivaient par petits groupes en amont de la manifestation syndicale ?

Cela aurait éviter les risques de blessures, de dégradations et une confusion, a priori voulue par nos politiques, entre des délinquants et criminels avec des manifestants pacifiques.

Il faut dire que Monsieur MACRON a pu bénéficier de la « formation » de Messieurs HOLLANDE et VALLS, quand il était Ministre du précédent gouvernement. D’ailleurs le Premier Ministre et le Ministre de l’Intérieur peuvent condamner les violences, mais sans agir, car comme Messieurs CAZENEUVE et VALLS ils seront jugés par « la Cour de Justice de la République », que Messieurs HOLLANDE a oublié de supprimer comme promis et que Monsieur MACRON a promis de supprimer, mais n’a pas encore fait.

Sur les réseaux sociaux, certain accuse les services d’ordre des cortèges syndicaux de ne pas assurer la sécurité. Mais encore heureux, les déclarants d’une manifestation ne sont responsables que de leur cortège et non des attroupements en marge. C’est l’Etat qui est garant à la fois de la sécurité de tous et de la liberté de manifestation. Sinon nous serions face à des milices.

De même certains politiques ont vu une infiltration de mouvement d’extrême-droite. Non ces derniers, tout aussi nuisible que les blacks blocks, devaient être encore perchés au col de l’Echelle.

« Qui n’empêche pas le mal le favorise. » Cicéron

Source: http://www.vigimi.fr/f/actualites-fr/entry/1er-mai-2018-un-chaos-voulu-par-le-pouvoir

02_05_2018_1er_mai_2018_un_chaos_voulu_par_le_pouvoir

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Le rôle de la Préfecture de Police est de protéger la population et non de réprimer les mouvements sociaux