Le 3 mai 1936, le Front Populaire remporte les élections législatives.

 

Des mouvements de grève avec occupations des usines gagnent la France et font des Congés payés une revendication de premier ordre.

Dès le 5 juin le dépôt immédiat d'un projet de loi est annoncé. Tous les travailleurs sont concernés.

Déposé le 9 juin, le projet est voté à l'unanimité par la Chambre des Députés, le Sénat suit avec seulement deux voix contre.

Il faut savoir qu'avant cette loi, les usines fermaient quinze jours mais les travailleurs n'étaient pas payés.

Les Congés payés sont apparus en fait le 9 novembre 1853 mais seuls les fonctionnaires étaient concernés.

Au début du 20ème siècle, les salariés du métro, du gaz, de l'électricité, les employés de bureau et du commerce obtiennent une à trois semaines de repos.

Dans les années 20, ceux sont les « Grisettes » de la confection et les ouvriers du livre qui en bénéficient.

Malgré tout, seul 1 % des ouvriers a le droit à des vacances rémunérées.

Les Congés payés sont instaurés en Allemagne impériale en 1905, en Autriche Hongrie en 1910 ainsi que dans les pays scandinaves, suivis 10 ans plus tard par l'Europe de l'est (Tchécoslovaquie, Pologne, Roumanie), dans le sud ( Espagne, Grèce Italie fasciste).

En France, en juillet 1936, 560 000 personnes partent en Congés payés grâce au billet populaire de congés annuel à tarif réduit de léo LAGRANGE ( Secrétaire d’État aux sports et à l’organisation des loisirs), bien sur, tous ne partent pas mais profitent de ce temps, de cette parenthèse enchantée.

En 1948, les Nations unies adoptent la Déclaration universelle des droits de l'Homme qui reconnaît que «Toute personne a le droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des Congés payés périodiques ».

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