Article publié sur: Mediapart

JEAN LOUIS THÉODORE GÉRICAULT - La Balsa de la Medusa (Museo del Louvre, 1818-19).jpg

L’aspect spectaculaire des naufrages en mer méditerranée conduit actuellement les média européens à évoquer ces drames qui se nouent quotidiennement à nos portes, de la même façon que l’accession au pouvoir de Syriza en Grèce a fait que les projecteurs se tournèrent pendant quelques semaines sur la catastrophe sociale et humaine qui se déroule dans la péninsule hellénique.

Toutes les explications, tous les responsables sont envisagés, que ce soit les passeurs, les trafiquants, les libyens, les grecs, les banques, le musulman ou le juif selon les détestations des uns ou des autres. Pourtant ces catastrophes ne sont pas le résultat de hasards ou de maladresses mais bien les fruits déraisonnables de politiques raisonnées. Elles sont aussi le marqueur du naufrage politique, idéologique et conceptuel de la gauche, ces naufrages sont donc aussi les nôtres et si nous n’y remédions pas très vite alors la barbarie qui vient sera la nôtre.

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