Collectif Front de Gauche de Bouray-Janville-Lardy

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Ce blog est un outil de contact et d'information créé  par le Collectif Front de Gauche de Bouray-Janville-Lardy, présent sur les communes de Bouray sur Juine, Janville sur Juine, Lardy et plus loin...  il s'adresse aux citoyens qui placent l'Humain au centre de leur quotidien et de notre société.

A l'origine le Front de Gauche et son programme "L'Humain D'abord" est une coalition de partis politique français (PCF, PG, Ensemble, PCOF, République et Socialisme) souhaitant rassembler les forces de la gauche antilibérale hostiles notamment à l'Europe libérale et à la ratification du traité de Lisbonne.

Le collectif soutient la candidature de Jean-Luc Mélenchon (JLM2017) à l'élection présidentielle et son programme "L'avenir en commun" .

 

Félicitations aux députés du Parti Communiste Français et de France Insoumise

 

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  « Le système n’a pas peur de la gauche, il a peur du peuple. »

 

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14 juillet 2018

Vive le foot.... handicap

Du pain et des jeux... bon on connait.

En bref, alors que la bonne population française reçoit l'injonction de soutenir l'équipe de France de Football, ce gouvernement a d'autre objectif.

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11 juillet 2018

Le néolibéralisme est un fascisme, par Manuela Cadelli

Le néolibéralisme est un fascisme, par Manuela Cadelli

Source : Le Soir, Manuela Cadelli, 03-03-2016

La carte blanche de Manuela Cadelli, présidente de l’Association syndicale des magistrats en Belgique.

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Le temps des précautions oratoires est révolu ; il convient de nommer les choses pour permettre la préparation d’une réaction démocrate concertée, notamment au sein des services publics.

Le libéralisme était une doctrine déduite de la philosophie des Lumières, à la fois politique et économique, qui visait à imposer à l’Etat la distance nécessaire au respect des libertés et à l’avènement des émancipations démocratiques. Il a été le moteur de l’avènement et des progrès des démocraties occidentales.

Le néolibéralisme est cet économisme total qui frappe chaque sphère de nos sociétés et chaque instant de notre époque. C’est un extrémisme.

Le fascisme se définit comme l’assujettissement de toutes les composantes de l’État à une idéologie totalitaire et nihiliste.

Je prétends que le néolibéralisme est un fascisme car l’économie a proprement assujetti les gouvernements des pays démocratiques mais aussi chaque parcelle de notre réflexion. L’État est maintenant au service de l’économie et de la finance qui le traitent en subordonné et lui commandent jusqu’à la mise en péril du bien commun.

L’austérité voulue par les milieux financiers est devenue une valeur supérieure qui remplace la politique. Faire des économies évite la poursuite de tout autre objectif public. Le principe de l’orthodoxie budgétaire va jusqu’à prétendre s’inscrire dans la Constitution des Etats. La notion de service public est ridiculisée.

Le nihilisme qui s’en déduit a permis de congédier l’universalisme et les valeurs humanistes les plus évidentes : solidarité, fraternité, intégration et respect de tous et des différences. Même la théorie économique classique n’y trouve plus son compte : le travail était auparavant un élément de la demande, et les travailleurs étaient respectés dans cette mesure ; la finance internationale en a fait une simple variable d’ajustement.

Déformation du réel

Tout totalitarisme est d’abord un dévoiement du langage et comme dans le roman de Georges Orwell, le néolibéralisme a sa novlangue et ses éléments de communication qui permettent de déformer le réel. Ainsi, toute coupe budgétaire relève-t-elle actuellement de la modernisation des secteurs touchés. Les plus démunis ne se voient plus rembourser certains soins de santé et renoncent à consulter un dentiste ? C’est que la modernisation de la sécurité sociale est en marche.

L’abstraction domine dans le discours public pour en évincer les implications sur l’humain. Ainsi, s’agissant des migrants, est-il impérieux que leur accueil ne crée pas un appel d’air que nos finances ne pourraient assumer. De même, certaines personnes sont-elles qualifiées d’assistées parce qu’elles relèvent de la solidarité nationale.

Culte de l’évaluation

Le darwinisme social domine et assigne à tous et à chacun les plus strictes prescriptions de performance : faiblir c’est faillir. Nos fondements culturels sont renversés : tout postulat humaniste est disqualifié ou démonétisé car le néolibéralisme a le monopole de la rationalité et du réalisme. Margaret Thatcher l’a indiqué en 1985 : «  There is no alternative  ». Tout le reste n’est qu’utopie, déraison et régression. Les vertus du débat et de la conflictualité sont discréditées puisque l’histoire est régie par une nécessité.

Cette sous-culture recèle une menace existentielle qui lui est propre : l’absence de performance condamne à la disparition et dans le même temps, chacun est inculpé d’inefficacité et contraint de se justifier de tout. La confiance est rompue. L’évaluation règne en maître, et avec elle la bureaucratie qui impose la définition et la recherche de pléthore d’objectifs et d’indicateurs auxquels il convient de se conformer. La créativité et l’esprit critique sont étouffés par la gestion. Et chacun de battre sa coulpe sur les gaspillages et les inerties dont il est coupable.

La Justice négligée

L’idéologie néolibérale engendre une normativité qui concurrence les lois du parlement. La puissance démocratique du droit est donc compromise. Dans la concrétisation qu’ils représentent des libertés et des émancipations, et l’empêchement des abus qu’ils imposent, le droit et la procédure sont désormais des obstacles.

De même le pouvoir judiciaire susceptible de contrarier les dominants doit-il être maté. La justice belge est d’ailleurs sous-financée ; en 2015, elle était la dernière d’un classement européen qui inclut tous les états situés entre l’Atlantique et l’Oural. En deux ans, le gouvernement a réussi à lui ôter l’indépendance que la Constitution lui avait conférée dans l’intérêt du citoyen afin qu’elle joue ce rôle de contre-pouvoir qu’il attend d’elle. Le projet est manifestement celui-là : qu’il n’y ait plus de justice en Belgique.

Une caste au-dessus du lot

La classe dominante ne s’administre pourtant pas la même potion qu’elle prescrit aux citoyens ordinaires car austérité bien ordonnée commence par les autres. L’économiste Thomas Piketty l’a parfaitement décrit dans son étude des inégalités et du capitalisme au XXIe siècle (Seuil 2013).

Malgré la crise de 2008, et les incantations éthiques qui ont suivi, rien ne s’est passé pour policer les milieux financiers et les soumettre aux exigences du bien commun. Qui a payé ? Les gens ordinaires, vous et moi.

 Et pendant que l’État belge consentait sur dix ans des cadeaux fiscaux de 7 milliards aux multinationales, le justiciable a vu l’accès à la justice surtaxé (augmentation des droits de greffe, taxation à 21 % des honoraires d’avocat). Désormais pour obtenir réparation, les victimes d’injustice doivent être riches.Ceci dans un Etat où le nombre de mandataires publics défie tous les standards mondiaux. Dans ce secteur particulier, pas d’évaluation ni d’études de coût rapportée aux bénéfices. Un exemple : plus de trente ans après le fédéralisme, l’institution provinciale survit sans que personne ne puisse dire à quoi elle sert. La rationalisation et l’idéologie gestionnaire se sont fort opportunément arrêtées aux portes du monde politique.

Idéal sécuritaire

Le terrorisme, cet autre nihilisme qui révèle nos faiblesses et notre couardise dans l’affirmation de nos valeurs, est susceptible d’aggraver le processus en permettant bientôt de justifier toutes les atteintes aux libertés, à la contestation, de se passer des juges qualifiés inefficaces, et de diminuer encore la protection sociale des plus démunis, sacrifiée à cet « idéal » de sécurité.

Le salut dans l’engagement

Ce contexte menace sans aucun doute les fondements de nos démocraties mais pour autant condamne-t-il au désespoir et au découragement ?

Certainement pas. Voici 500 ans, au plus fort des défaites qui ont fait tomber la plupart des Etats italiens en leur imposant une occupation étrangère de plus de trois siècles, Nicolas Machiavel exhortait les hommes vertueux à tenir tête au destin et, face à l’adversité des temps, à préférer l’action et l’audace à la prudence. Car plus la situation est tragique, plus elle commande l’action et le refus de « s’abandonner » (Le prince, chapitres XXV et XXVI).

Cet enseignement s’impose à l’évidence à notre époque où tout semble compromis. La détermination des citoyens attachés à la radicalité des valeurs démocratiques constitue une ressource inestimable qui n’a pas encore révélé, à tout le moins en Belgique, son potentiel d’entraînement et sa puissance de modifier ce qui est présenté comme inéluctable. Grâce aux réseaux sociaux et à la prise de parole, chacun peut désormais s’engager, particulièrement au sein des services publics, dans les universités, avec le monde étudiant, dans la magistrature et au barreau, pour ramener le bien commun et la justice sociale au cœur du débat public et au sein de l’administration de l’État et des collectivités.

Le néolibéralisme est un fascisme. Il doit être combattu et un humanisme total doit être rétabli.

Source : Le Soir, Manuela Cadelli, 03-03-2016

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29 juin 2018

Tordre le coup du mythe du vote FN massif en milieu ouvrier

Une récente étude de la fondation Jean Jaurès tord le coup au mythe du vote FN hégémonique en milieu ouvrier.

https://jean-jaures.org/nos-productions/radiographie-des-votes-ouvriers

En effet, si 43% des ouvriers auraient voté pour Marine Le Pen à l'élection présidentielle de 2017, 30 % auraient voté à gauche et 17 % pour Emmanuel Macron.

Le vote FN varie fortement parmi les différentes générations d'ouvriers et la qualification professionnelle. Aussi on assiste à une variation de vote FN selon les régions. Si le vote ouvrier pour le FN dépasse les 50% dans les Hauts de France, la Franche-Comté, le Grand Est ou la Haute Normandie, il est bien plus faible dans le Midi méditerranéen, le Grand Ouest et tombe à 31% en Ile-de-France, où il est talonné par la gauche et En Marche. Le vote ouvrier est donc pluriel. Il est seulement hégémonique dans le quart nord-est du pays. Il est faible dans le Grand Ouest, où les niveaux de qualification sont pourtant faibles (importance de l'agro-alimentaire notamment).
Comment peut-on expliquer ce faible vote FN parmi les ouvriers franciliens ? Est-ce seulement lié à un niveau de qualification plus élevé qu'en province ou bien à une forte implantation des forces de gauche en milieu ouvrier. En tout, il existe bel et bien un vote FN du Nord populaire et un vote du Sud, moins populaire et plus petit bourgeois et de classe moyenne.

Le mouvement France Insoumise n' apas forcément récolté des voix dans ses milieux, plutot des déçus des parties traditionnelles PCF et Socialiste. De plus le vivier FI se trouve dans les grandes villes, loin des périphéries.

Il est tout à fait exagéré de dire que le vote FN est hégémonique chez les ouvriers, mais il dépasse les 40% chez les ouvriers qui votent.

Un autre élément de distorsion.

L' autre élément à prendre en compte pour relativiser le caractère massif du vote lepeniste en milieu ouvrier : la non inscription sur les listes électorales. Il y a au moins 3 millions de non-inscrits, si l'on en croit un rapport parlementaire remis en 2014 :
http://www.assemblee-nationale.fr/14/pd ... /i2473.pdf

A ces non inscrits, les auteurs du rapport ajoutent 6,5 millions de mal inscrits (qui sont inscrits à des adresses où ils ne résident plus). La majorité de ces personnes sont issus de milieux populaires. L’abstention, la mal inscription et la non inscription génèrent un effet de loupe : elles rendent plus visibles les ouvriers électeurs du FN, parce que ces derniers forment une part non négligeable des ouvriers qui votent.

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28 juin 2018

Le projet de loi Pacte : De quoi s’agit-il ?

Le projet de loi Plan d’Action pour la Croissance et la Transmission des Entreprises porte des propositions autour de 6 thématiques favorisant la mise en concurrence des travailleurs dans l’entreprise. Voir en pièce jointe la présentation du projet de loi.

Un chapitre est consacré aux privatisations de l’'Aéroports de Paris (ADP), d'Engie ou encore La Française des Jeux. Dégradation des conditions de travail, baisse des effectifs et autres conséquences néfastes sont programmés.

Ce projet vient aussi compléter, sur le versant de l’entreprise, la loi travail et les ordonnances (ex : en dessous de 250 salarié-e-s le local syndical est supprimé).

Il pose également les premiers jalons pour la démolition annoncée de nos systèmes de retraite car il vise à développer des produits financiers d’épargne retraite en incitant les entreprises à proposer aux salarié-e-s ces produits d’épargne salariale moyennant une baisse de leurs contributions patronales.

Depuis plusieurs jours, les média se sont emparés de ce sujet à leur façon, avec un manque d’objectivité pour nombre d’entre eux, se limitant à répandre les propos de la majorité gouvernementale, préparant ainsi les consciences au changement régressif.

Nous devons porter à la connaissance du plus grand nombre les propositions de la CGT pour améliorer la démocratie dans l’entreprise et la représentation des salarié-e-s.

Pour ce faire, la première étape en tant que militant-e CGT est de s’informer sur le contenu du projet et ses conséquences, de connaitre le projet alternatif de la CGT.

Ainsi nous serons armés pour informer les salarié-e-s et échanger avec eux.

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Déclaration CGT à la Commission Nationale de la Négociation Collective (CNNC) sur le projet de loi PACTE du 12 juin 2018

Par une démarche autocratique, que le gouvernement commence à bien maitriser, nous sommes appelés aujourd’hui à donner un avis sur un projet de loi pour lequel il n’y a eu ni concertation ni, bien sûr, négociation comme l’exige pourtant l’article L.1 du Code du Travail.
Les quelques articles du projet de loi PACTE sur lesquels nous sommes consultés illustrent parfaitement le sens de cette future loi.
Alors qu’il est urgent de repenser la place de l’entreprise dans la société, ce projet n’a pour seul objectif de favoriser un peu plus la financiarisation de notre économie en accentuant encore la mise en concurrence des travailleurs dans l’entreprise, dans la nation comme à l’échelle internationale.
Alors que cette orientation vieille de 40 ans aggrave les inégalités, développe les replis sur soi nationalistes et populistes, et précipite le monde dans des conflits armés de plus en plus nombreux, ce gouvernement veut entraîner un peu plus le pays dans cette fuite en avant comme si la crise de 2008 n’avait pas existé.
La CGT porte une toute autre ambition pour l’entreprise.
Nos propositions visent une autre finalité à la production de biens et services pour qu’elle conjugue, dans un même élan, à partir de la place centrale du travail, la réponse aux besoins et la protection de l’environnement. Ce que nous concevons sous le terme de développement humain durable.
Ces propositions, au nombre de 37, nous les avons dévoilées lors d’une conférence de presse le 31 mai et nous vous les remettons aujourd’hui.
Elles font du travail le coeur de l’activité de l’entreprise, impliquant une véritable citoyenneté au travail, indispensable aujourd’hui où l’efficacité de l’entreprise dépend, avant tout, de la créativité de la coopération et de la liberté d’entreprendre de chaque salarié (le gouvernement n’a pas l’air de l’avoir compris concernant ces propres salariés, dans les cabinets ministériels, à la DGT, comme à l’assemblée nationale).
Concernant les articles sur lesquels nous sommes consultés, que ce soit la baisse des seuils, la suppression du forfait social et l’encouragement à l’épargne salariale, leur finalité est toujours la même : favoriser un effet d’aubaine pour favoriser le capital au détriment du travail.
Ainsi, pour qu’un seuil soit considéré comme effectivement franchi (par exemple pour la non-exonération des cotisations sociales d’un apprenti), il faudra qu’il ait été atteint pendant 5 années consécutives. Ainsi, si une entreprise atteint 11 salariés lors de l’année n, il faudra qu’elle l’atteigne aussi lors des 5 exercices suivants. Il suffira qu’elle n’ait que 10 salariés à l’année n+4 pour qu’il faille attendre 5 années supplémentaires avant que le seuil soit considéré comme franchi. Dans ce cas, le délai de 5 ans courra à nouveau. Il ne sera franchi dans notre exemple qu’au bout de 9 ans par rapport à la première année où il a été atteint, voire être reporté indéfiniment. On imagine aisément les possibilités d’optimisation sociale ou fiscale offerts par cet article.

Par ailleurs, le seuil de 20 salariés sera progressivement supprimé.
Le projet de loi prévoit ainsi que le seuil de versement du 1% logement passera de 20 à 50 salariés, de même que celui du passage de 0,10 % à 0,50% du versement FNAL (fonds national d’aide au logement).
Quant au local syndical, il ne devient obligatoire qu’à partir d’un seuil de 250 salariés (200 actuellement).
Notons que les seuils fiscaux seront revus lors de l’adoption de la loi de finances (cela pourrait concerner par exemple le seuil actuel de 11 salariés pour être assujetti au versement transport).
L’impact financier pourra être important.
Si on prend l’exemple du 1% logement, environ 75% des salariés travaillent dans des entreprises de plus de 20 salariés ; contre un peu plus de 40% dans des entreprises de plus de 50. Les conséquences financières du changement de seuil pour le 1% logement seront vraisemblablement très importantes.
Alors que toutes les études montrent la place grandissante de ce secteur dans le budget des ménages particulièrement chez les jeunes.
De même, concernant l’épargne salariale et l’actionnariat salarié, La disposition principale est la suppression du forfait social de 20% pour les entreprises de moins de 250 salariés. Le forfait social est une contribution assise principalement sur l’intéressement, la participation et de manière générale l’épargne salariale, de façon à compenser en partie l’exemption de cotisations sociales dont bénéficie cette dernière. Elle est affectée intégralement à la CNAV (Caisse Nationale Assurance Vieillesse) dont elle constitue une ressource importante (plus de 5 Mds€ par an). Cette mesure entrainera une perte de recettes importante à la CNAV (plusieurs centaines de millions€), avec les conséquences que l’on imagine sur le niveau des pensions (ce que prépare la future réforme).
L’objectif d’inciter les PME à développer l’épargne salariale est un mauvais prétexte : comme le montre la DARES, le taux d’équipement en épargne salariale des entreprises entre 100 et 250 salariés est peu différente des grandes entreprises.
En fait, l’objectif est d’engager une suppression progressive du forfait social, ce qui est une vielle revendication du MEDEF et d’encourager à une substitution de l’épargne salariale au salaire. Dans un contexte où les revendications salariales se développent, le message en direction des PME est clair : si vous voulez augmenter vos salariés, préférez l’épargne salariale aux augmentations générales de salaires afin d’accentuer la mise en concurrence !
Par ailleurs, le seuil à partir duquel .la participation est obligatoire sera réformé. Il sera calculé selon les modalités présentées plus haut (dépassement pendant 5 ans du seuil annuel de 50 salariés), alors qu’actuellement les textes prévoient «d’employer « habituellement au moins 50 salariés pendant 12 mois consécutifs ou non, au cours des 3 derniers exercices ».
Manière très originale de mieux partager les richesses…
La CGT vote contre ce projet de loi et fera tout, notamment à partir de ses propositions, pour qu’un véritable débat public s’instaure afin de repenser la place du travail et de l’entreprise dans la société.

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[Secret Des Affaires] Recours au Conseil constitutionnel déposé !

Les groupes France Insoumise, Gauche Démocrate et Républicaine, Nouvelle gauche ont déposé ce jour un recours pour contester devant le Conseil constitutionnel la loi relative à la protection du secret des affaires.

Nous considérons que cette loi est inconstitutionnelle à plusieurs titres :

• En vertu de la protection du secret des affaires, cette loi facilitera le recours aux « procédures-baillons » par les grandes entreprises et n’offre que peu de garanties pour l’exercice des droits des journalistes et des lanceurs d’alerte. Elle constitue en cela une atteinte grave, excessive et injustifiée à la liberté d’expression et de communication consacrée à l’article 11 de la DDHC.

• En définissant le secret des affaires d’une manière particulièrement floue, cette loi donne les moyens aux grandes entreprises, notamment multinationales, d’étouffer procéduralement et financièrement les PME et ETI exerçant dans leur secteur d’activité et de brider leur innovation. Elle méconnaît ainsi les principes de libre entreprise et d’égalité qui découlent de l’article 4 de la DDHC.

• En ne permettant pas aux représentants syndicaux et du personnel de divulguer aux salariés des informations utiles à leur travail, la loi cesse de garantir le droit acté en préambule de la constitution de 1946 qui dispose que « tout travailleur participe, par l’intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu’à la gestion des entreprises ».

Nous déplorons que cette loi subordonne le respect des libertés publiques aux intérêts commerciaux des entreprises.

André Chassaigne
Président du groupe Gauche, Démocrate et Républicaine

Valérie Rabault
Présidente du groupe Nouvelle Gauche

Jean-Luc Mélenchon
Président du groupe France Insoumise

Secret des affaires

Le Parlement adopte définitivement la loi sur le secret des affaires destinée à mieux protéger les entreprises. L'association Anticor y voit au contraire un texte dangereux pour les lanceurs d'alerte et les journalistes. Ecoutez Eric Alt, de ANTICOR

Cliquer sur l'image

 

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27 juin 2018

4 minutes pour ouvrir une brèche dans le statut de la fonction publique

Dans la nuit de vendredi à samedi, vers 3h20, il n’aura fallu que 4 minutes au Gouvernement pour « faire sauter un verrou ». L’Assemblée nationale, à l’occasion de l’examen du projet de loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » a adopté 3 amendements visant à ouvrir, sans conditions ni quotas, le recrutement de contractuels pour pourvoir les postes d’encadrement supérieur dans les trois versants de la fonction publique. Une mesure qui concerne 7 000 postes présentant un caractère de détachement fonctionnel dans la territoriale (350 postes pour l’hospitalière, 2 685 postes pour l’Etat). Tollé chez les défenseurs du statut, qui considèrent que sur la forme comme sur le fond, la ligne rouge est franchie.

C’est Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Action et des comptes publics, qui a défendu simultanément les amendements nos 2162, 2160 et 2161. Déposés jeudi 13 juin, après le passage du projet de loi en commission, ils prévoient, pour chaque versant de la fonction publique, le même dispositif. Celui-ci vise à ouvrir la possibilité de recruter par contrat à des postes de direction à caractère fonctionnel.  « L’enjeu est de diversifier la fonction publique et de permettre aux employeurs publics de recruter des profils nouveaux » a-t il expliqué.

Amendement n° 2160 - 7 juin 2018

Pour la rapporteure du projet de loi , la députée (Modem) du Val d’Oise Nathalie Elimas, il s’agit bien de « lever un verrou législatif » empêchant des personnes ne relevant pas du statut de la fonction publique d’exercer des fonctions d’encadrement dans l’administration.

Elle n’y a vu que des avantages : cette mesure devrait permettre d’élargir le vivier de recrutement de la fonction publique, « en miroir à la possibilité ouverte aux fonctionnaires d’aller plus facilement travailler dans le secteur privé ». Autre avantage, cela faciliterait l’accession des très nombreux contractuels de la fonction publique à des postes de direction.

Seule opposition nocturne, le député (PCF) des bouches du Rhône Pierre Dharréville, qui se dit «  très dubitatif » et « surpris de la légèreté avec laquelle nous légiférons sur ces questions, dont j’estime qu’elles méritent une loi à part entière.»

« Procédure scélérate »

Depuis ce vote, les réactions sont d’autant plus fortes que la méthode agace. Le dépôt d’un amendement gouvernemental en cours de débat, deux jours avant la fin de la discussion du texte à l’Assemblée nationale, et sa discussion en pleine nuit, n’est pas du goût de tout le monde.

L’Association des DRH des grandes collectivités déplore l’irruption d’un cavalier législatif « alors même que les échanges avec les organisations syndicales et professionnelles ne sont pas encore achevés ».

Fabien Tastet,  président de l’association des administrateurs territoriaux (AATF), constate l’absence totale de concertation, « alors même que le Gouvernement ne cesse d’insister sur  sa volonté d’écouter. La réforme de la fonction publique est annoncée pour 2019, et le gouvernement dépose de façon scélérate des amendements sur un projet de loi qui n’a rien à voir ».

L’AATF a saisi immédiatement par courrier l’Association des maires de France pour signaler les risques encourus :  » Une administration locale dont l’équipe de direction serait très largement composée d’agents contractuels exposerait la collectivité à une pression permanente au renchérissement des rémunérations, au creusement des écarts salariaux avec les autres agents de la collectivité »,  mais aussi à « une perte de compétences ».

Courrier AATF à l'AMF 18 juin 2018

 Appel du 18 juin

C’est l’appel du 18 juin… à « une nécessaire mobilisation pour que ces amendements soient rejetés et soient intégrés au travail de concertation engagée par le gouvernement avec les associations d’élus et les syndicats ». Une demande également directement portée auprès du premier ministre Edouard Philippe.

AATF@AATF_Assoc

@AATF_Assoc saisit @EPhilippePM et les assos élus pour obtenir le retrait des amendements qui ouvrent sans limite les postes de direction des administrations publiques aux contractuels 1/2

Le vote solennel aura lieu ce mardi 19 juin après les questions au Gouvernement. Puis le projet de loi, examiné en procédure accélérée, passera au Sénat.

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[Tribune Libre]: Parking payant à la gare de Bouray : c'est NON !

 

En date du 18 janvier 2018, nous avons transmis à Mme Bougraud, maire de Lardy, la pétition signée  par les usagers de la gare de Bouray pour montrer leur opposition au futur péage du parking de la gare.

Le péage est censé éviter à la Mairie de Lardy de dépenser 0,5 % de son budget en entretien et ne permettra en aucune façon de résoudre les problèmes de manque de place de stationnement et de dégradation des véhicules.

C'est pourquoi nous considérons que ce service public doit rester gratuit.

La Mairie n'a pas donné suite à cette pétition. En revanche, au mois de mai, elle a accordé raison à une autre pétition de Larzicois sur l'élargissement de la plage horaire du service public de la déchetterie.

Nous vous prions d'envoyer la lettre ci-dessous à Mme la Maire de Lardy pour la convaincre de conserver le service public du parking de la gare gratuit par email (maire@ville-lardy.fr) ou par courrier (70 Grande rue, 91510 Lardy).

Collectif pour le maintien de la gratuité du parking de la gare de Bouray

Contact : petitiongaredebouray@outlook.fr

La lettre: Lettre-Tract-Parking Gare de Bouray

tract suite parking

 

NDLR:

Pour info, le premier adjoint à l'urbanisme, Mr Vaudelin, dit ne pas connaitre (réunion publique du 18 Janvier):

1) le cout d'entretien réel du parking

2) la forme du contrat qui sera passé avec la socité EFFIA , DSP  (délégation de service public) ou PPP (Partenariat Public Privée)

Cepandant, il nous annonce que le coût de l'abonnement sera de 1 euro/ jour.

Nous pensons qu'au regard de ces connaissances, il ferait mieux de ne rien dire, nous, nous  pouvons lui dire que:

1) L'abonnement au parking EFFIA de brétigny est de 43 euros/ mois.

2) Un abonnement est valable pour une place, donc non cessible, non utilisable si vous ne venez pas

3) Le projet fait même payer le stationnement des vélos.

4) Il n'y a pas eu de concertation avec les sociétés privées de transport (Le privé ne rîme pas avec service public, car ce dernier n'a pas à vocation à être rentable); pas plus de bus, pas plus de ligne, il n'y a toujours pas de bus aprés 20hr, et peu de bus en journée.

5) le report sur les stationnements périphériques au parking est sous estimée.

6) EFFIA peut légalement demander de rendre la zone de 500 mêtres autour de la gare comme Zone bleue, les riverains apprécieront.

7) La société EFFIA investira avec un objectif de rentabilité, à terme, et selon le type de contrat (DSP ou PPP), ce projet pourrai couter trés cher à la commune de Lardy.

8) la CCEJR investit prés de 1 milllions dans le projet, cela veut dire que les habitants de Bouray, Janville, Boissy, Lardy (utilisateurs du parking) paieront deux fois !!

9) Les habitants de Lardy ne pourront pas avoir accés au parking, sauf abonnement.

POGNON, POGNON, POGNON, POGNON POGNON, POGNON, POGNON

Nous avons (trop) souvent entendu ces arguments:

"j'ai acheté à Lardy pour être prêt de la gare, donc je n' ai pas à payer pour le parking" - "chacun pour sa gueule"

Nous proposons aux communes environnantes, de faire payer l'utilisation de leur:

-pont

-jardin d'enfant

-chemin en forêt

-trottoir

-passerelle

-skateparc

-place de marché

-fontaine publique,

et bien sûr leurs places de stationnement, aux habitants de Lardy, qui semblent bien égoistes.

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26 juin 2018

Syndrome du larbin

Tout ce qui peut entraver la bonne avancée du capitalisme est un ennemi, la lutte ne fait que commencer, en fait elle ne fait que continuer, et cela dure depuis très longtemps, on pourrait dire depuis que certains Humains (homme ?) se sont donnés le droit d'avoir raison sur les autres.

Mais pour que cela puisse se faire il faut des larbins, les soumettre et les convaincre soit par la force ou bien par des moyens modernes, au travers des médias bien plus efficaces, c'est ce que nous vivons.

Qu'est ce que ce syndrome du larbin ? Chez un individu, le syndrome du larbin est un comportement pathologique visant à prendre systématiquement la défense des classes les plus favorisées au détriment de celles dont il est issu. Ce syndrome diminue les capacités d’analyse du larbin et se traduit par un blocage psychologique l’incitant à agir préférentiellement contre ses propres intérêts au profit de ceux qui l’exploitent.

C'est ainsi que la plupart des plus défavorisés, ou bien ceux qui parient sur le statu quo, votent contre leur intérêt ou  ne voteront pas.  Le larbin, le soumis, trouvera toujours un élément contre les idées qui lui offriront plus de liberté et d'égalité.  

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Question de vaisselle !!

 

"L'idéologie se dévoile lorsque l'ordre inégalitaire paraît solidement établie, ces utilisateurs ne pensent plus être contraint à la ruse"

C'est le moment que nous vivons; c'est le moment Macron!

Aujourd'hui, l'ordre inégalitaire se montre dans toute son arrogance, dans toute son indécence et il entre à l'Élysée, il se sent pleinement à l'aise, il pense qu'il n'a plus de problème, que le même jour on peut décider de l' "exit taxe", de baisser l'impôt sur les sociétés et en même temps, c'est leurs "en même temps"... baisser les allocations logement, relever la CSG pour les retraités... on peut faire tout ça... on peut montrer l'injustice, l'ordre inégalitaire peut apparaître sans masque, sans déguisement, alors que d'habitude on doit travailler, nous, à le dévoiler et là, il se dévoile tout seul... c'est le moment qu'on vit!

Alors, il y a une conclusion pessimiste, c'est de dire bien voilà, ils se sentent tellement forts en effet, tellement bien installé qu'ils pensent être là comme le "Reich" tu sais... c'est le "Reich" libéral là... il pense être là pour mille ans, mille années de domination, Macron et ses camarades traders... c'est la version pessimiste. La version optimiste, c'est que quand on a tant d'arrogance que ça, quand on a tant de certitude de soi que ça, ça peut être un colosse (au pieds d'argile)... je pense que ce dévoilement, il travail quelque part chez les gens parce qu'il y a un désir d'égalité, au cœur de notre triptyque républicain : Liberté, Égalité, Fraternité... si on a pas l'égalité au milieu, le reste s'écroule. Et je crois qu'il y a ça qui est au cœur des gens... là, c'est tellement balayer, bafoué... on le répète tellement qu' au fond c'est par l'inégalité que se créer la richesse... que ça se fait. Mais je pense qu'il y a une soupape, ça peut péter d'un seul coup et le désir égalitaire peut revenir au premier plan. En tout cas, c'est le pari, pascalien, que nous devons jamais cesser de faire !

UNE QUESTION DE VAISSELLE - Ruffin

 

Ma question s’adresse au ministre de la faïencerie.

Mercredi dernier, le pays apprenait la nouvelle : pour leur palais, Brigitte et Emmanuel Macron vont acheter – je cite – « 900 assiettes de présentation et 300 assiettes à pain, correspondant » – je cite toujours – « à l’idée du changement porté par la Présidence ».

Je m’en félicite.

Même si j’ignore, pour ma part, à quoi ressemblent des « assiettes de présentation » et des « assiettes à pain ».
Ce ne sont pas, à coup sûr, de vulgaires écuelles : il en coûterait, en effet, plus de 500 000 €.
Des démagogues s’en sont émus.
De mon côté, je le dis tout net : ça n’est rien, un demi-million.
Peu importe le prix, pourvu que nos majestés de l’Elysée dînent en toute dignité.

Le même jour, ce mercredi toujours, le chef de l’Etat pestait : « On y met un pognon de dingue ».
Il ne songeait pas à sa vaisselle.
Ni aux 93 milliards de bénéfices du Cac 40.
Ni aux 47 milliards de dividendes versés aux actionnaires.
Il évoquait les aides aux mères célibataires.
Aux chômeurs multi-licenciés.
Aux accidentés de l’emploi.
C’est ainsi. Les pauvres coûtent trop cher.
Leurs prestations sont un gouffre pour la Nation.

A nous d’aider le président dans sa pédagogie.
Pour que les Français comprennent ce principe Macronéconomique : quand on donne aux pauvres, c’est du gâchis. Quand on donne aux riches, c’est de l’in-ve-sti-sse-ment.

De ce côté, depuis un an, vous avez énormément investi.
Votre gouvernement a supprimé l’Impôt sur la Fortune, a diminué la taxe sur les dividendes, et en finira bientôt avec l’exit tax.

Mais c’est pour le bien de la France.
Et je suis confiant : le peuple est bon.
Le peuple est généreux.
Après la hausse de la CSG, après la baisse des allocations logement, après la suppression des contrats aidés. Le peuple est encore prêt à quelques sacrifices.

Alors, ma question : quelles nouvelles mesures comptez-vous prendre pour que tous nos amis fortunés puissent changer leur faïencerie ?

 

 

 

 

 

 

 

Reference: Vidéo de François Ruffin : https://francoisruffin.fr/vaisselle/

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