Collectif Front de Gauche de Bouray-Janville-Lardy

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Ce blog est un outil de contact et d'information créé  par le Collectif Front de Gauche de Bouray-Janville-Lardy, présent sur les communes de Bouray sur Juine, Janville sur Juine, Lardy et plus loin...  il s'adresse aux citoyens qui placent l'Humain au centre de leur quotidien et de notre société.

A l'origine le Front de Gauche et son programme "L'Humain D'abord" est une coalition de partis politique français (PCF, PG, Ensemble, PCOF, République et Socialisme) souhaitant rassembler les forces de la gauche antilibérale hostiles notamment à l'Europe libérale et à la ratification du traité de Lisbonne.

Le collectif soutient la candidature de Jean-Luc Mélenchon (JLM2017) à l'élection présidentielle et son programme "L'avenir en commun" .

 

Félicitations aux députés du Parti Communiste Français et de France Insoumise

 

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  « Le système n’a pas peur de la gauche, il a peur du peuple. »

 

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20 mai 2019

LE GRAND N'IMPORTE QUOI SUR LES RETRAITES

Sous couvert d'équité, un certain nombre de ténors politiques ne cessent de nous fredonner la chanson de la fin des régimes spéciaux, ceux-ci constituant, à les entendre, des privilèges insupportables. Mais, une fois de plus, la réalité est bien différente de ces péremptoires affirmations émanant de celles et ceux qui, le plus souvent, sont les véritables privilégiés du système.
Les fonctionnaires partaient à la retraite, en moyenne, à 57 ans et 5 mois en 1990. En 2017 c'est à 61 ans et 2 mois.
L'écart avec les salariés du privé s'est réduit de 3 ans et n'est plus que d'un an et demi aujourd'hui, cet écart se justifiant par la plus forte proportion de métiers à haute spécificité (médecine, ingénieur, spécialistes...) et aussi reconnus pénibles (principes du services aux usagers, astreintes etc..) dans la Fonction publique.
Le taux de cotisations salariales est passé de 7,85% en 2010 à 10,29% en 2017 et atteindra 11,10%en 2020, identique aux salariés du secteur privé.
Pour la Fonction publique de l'État, en euro constants, la retraite moyenne mensuelle est passée de 2293 euros en 2002 à 2156 euros en 2017. Autrement dit, en travaillant plus longtemps, en cotisant beaucoup plus, les retraites ont baissé de près de 6% en 15 ans !
Pour tout à fait en finir avec les supposés avantages des fonctionnaires, rappelons que le Conseil d'orientation des retraites en 2013 (p.45) estimait les taux de remplacement médians à 74,5% pour les salariés du privé et à 75,2% pour ceux de la Fonction publique. Et d'ailleurs une très récente étude de l'INSEE (p.26) montre que l'application des règles du privé aux fonctionnaires conduirait dans 53% des cas à une retraite plus favorable pour les fonctionnaires. Cette même étude précise : « il y aurait, dans tous les cas, peu de sens à réduire la question à celle de l'identité ou de l'uniformité des règles, puisque des règles identiques appliquées à des publics différents ne sont pas toujours une garantie d'équité, tandis que, à l'inverse, une diversité des règles n'implique pas nécessairement des inégalités de retraite ».
C'est bien ce que pense la CGT qui est favorable à une élévation des droits pour tous avec le maintien des régimes spéciaux.

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18 mai 2019

Médias et gilets jaunes : pour une information indépendante !

Initiée en février par près de 50 associations, médias, collectifs de journalistes et organisations politiques, la déclaration commune pour une réappropriation démocratique des médias a recueilli plus de 15 000 signatures.

Dans le prolongement de cette initiative, Acrimed organise le 6 juin à la Bourse du travail de Paris une réunion publique : « Médias et gilets jaunes, pour une information indépendante ! »

Cet événement sera l’occasion d’aborder différents thèmes, comme la médiatisation des violences policières ou le rôle des médias indépendants, avec des gilets jaunes et des journalistes. Mais aussi de discuter la question des actions à mener sur le terrain des médias.

L’entrée est libre, dans la limite des places disponibles, et cette rencontre devrait être filmée et retransmise.

Le programme complet sera diffusé sur le site d’Acrimed et sur Facebook.

Toutes les initiatives d’Acrimed sont rendues possibles par le soutien de ses adhérent·e·s et sympathisant·e·s : vous pouvez aussi y contribuer en faisant un don à l’association.

 

Rendez-vous jeudi 6 juin à 19h,

à la Bourse du travail de Paris (3 rue du Château-d’Eau)

Entrée libre

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11 mai 2019

Électricité, le prix de la concurrence - Des tarifs dictés par les acteurs privés

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Sous la pression des « gilets jaunes », le gouvernement a différé l’augmentation des tarifs réglementés de l’électricité. Mais la Commission de régulation de l’énergie a rappelé qu’une hausse de 5,9 % devrait intervenir « au plus tard le 1er juin 2019 ». Une envolée programmée des prix due à l’obsession européenne pour la concurrence.

Depuis la fin des années 1980, l’Union européenne s’attache à casser les monopoles dans le secteur des énergies de réseau que sont le gaz et l’électricité. Ces services publics ayant montré une grande efficacité, elle a dû appliquer une stratégie radicale, mise au point au Chili sous le régime dictatorial d’Augusto Pinochet, puis importée quelques années plus tard dans le Royaume-Uni de Margaret Thatcher.

Le principe consiste à scinder les activités de production, de gestion du réseau et de fourniture (la vente au client final), auparavant réunies au sein d’une même entreprise publique. Ce découpage sépare les secteurs susceptibles de générer des profits rapides de ceux qui sont difficilement rentables. On introduit ainsi la concurrence directe dans la production et la fourniture, tandis que le transport et la distribution restent publics, mais doivent s’adapter pour favoriser la compétition entre les autres acteurs.

Les directives européennes se succèdent pour organiser des marchés intérieurs unifiés, et la loi française s’adapte progressivement. À partir de 1999, des fournisseurs privés sont autorisés à concurrencer Électricité de France (EDF) en proposant des contrats d’approvisionnement aux entreprises. La dérégulation s’élargit aux particuliers en 2007.

Profitant de l’occasion, des investisseurs créent de toutes pièces des « fournisseurs alternatifs ». En 2002, le financier et homme politique de droite Charles Beigbeder fonde ainsi la société Poweo, qui remporte son premier appel d’offres en février 2003... alors qu’elle ne dispose d’aucun site de production. Pour revendre une marchandise qu’elle ne produit pas, elle achète de l’électricité sur le marché de gros, soit directement auprès de producteurs européens, soit en Bourse.

En 2001, des banques (Société générale, BNP Paribas), des énergéticiens (EDF, TotalFinaElf, Electrabel) et la place boursière Euronext lancent la première Bourse française de l’électricité, baptisée Powernext. L’objectif de l’Union européenne étant de développer les échanges à l’échelle communautaire, Powernext fusionne en 2008 avec son homologue allemande, European Energy Exchange, pour donner naissance à une Bourse européenne de l’électricité : Epex Spot. Marginales au départ, les transactions se développent fortement dans les années 2010. Au troisième trimestre 2018, celles intervenues sur le marché de gros français représentent 212 térawattheures, soit près de deux fois la production électrique nationale (1), les produits pouvant être achetés et revendus plusieurs fois.

Depuis cette déréglementation, deux systèmes de tarification coexistent. Délivrée uniquement par EDF et par les régies publiques, une offre « réglementée » — le tarif bleu hérité du monopole de service public pour le particulier — voit ses conditions encadrées par l’État. En parallèle, des offres « de marché » sont vendues par les fournisseurs privés... dont une branche d’EDF, priée par les gouvernements successifs de prendre sa place dans le segment concurrentiel.

Très complexe, ce système dérégulé a été conçu dans un but : démanteler progressivement le service public. Pourtant, après plus de vingt ans d’efforts, les libéraux sont déçus : 80 % des clients choisissent encore le tarif réglementé, qui représente 84 % de la consommation des particuliers (2). Puisque la concurrence « libre et non faussée » ne produit pas les résultats escomptés, le législateur entreprend de la fausser... à l’avantage du secteur privé. En 2010, la loi portant nouvelle organisation du marché de l’électricité (dite loi « Nome ») mettait en place un mécanisme incroyable, qui oblige EDF à tenir à disposition de ses concurrents privés un volume important de sa production nucléaire (environ le quart) à prix coûtant ! Les sociétés privées peuvent faire valoir leur droit à l’acheter, mais n’en ont pas l’obligation : elles préféreront recourir à la Bourse si les prix y sont plus bas.

Arrimés aux cours de la Bourse

La loi Nome prévoit également de nouvelles modalités de calcul pour le prix réglementé de l’électricité. Son article 13 décrète que le tarif encadré par les pouvoirs publics sera fonction des coûts de production d’EDF, mais également « du coût du complément à la fourniture d’électricité ». Le 28 octobre 2014, le décret n° 2014-1250 précise que ce coût complémentaire « est calculé en fonction (...) des prix de marché à terme constatés ». Traduction : pour ne pas pénaliser le secteur privé, si les cours de Bourse de l’électricité augmentent, les tarifs régulés devront suivre.

C’est précisément ce qui se produit aujourd’hui. À la suite d’une envolée des prix de l’énergie primaire, des matières premières et du quota carbone, celui du kilowattheure grimpe à la Bourse européenne. La Commission de régulation de l’énergie, créée en mars 2000 pour jouer le rôle de gendarme de la concurrence dans le système dérégulé, a réclamé le 7 février dernier une hausse des prix réglementés (3). Le ministre de la transition écologique et solidaire, M. François de Rugy, a confirmé le 22 mars une augmentation « sans doute à la moitié de l’année ».

Cette obsession pour la concurrence trouble jusqu’à... l’Autorité de la concurrence. Dans un avis du 25 mars, celle-ci considère que la hausse projetée « conduirait à faire payer aux consommateurs, plutôt qu’aux fournisseurs, les effets (...) d’une limitation de la régulation du marché de gros voulue par le Parlement », avec pour effet d’offrir aux clients du tarif bleu « la garantie paradoxale de “bénéficier” des prix les plus chers du marché » (4).

À terme, l’existence même de contrats spécifiques paraît menacée. Dans un arrêt du 18 mai 2018  (5), le Conseil d’État a ainsi donné raison à Engie (ex-GDF Suez) et à l’Association nationale des opérateurs détaillants en énergie (Anode) en annulant partiellement les tarifs réglementés adoptés en 2017 au prétexte qu’ils ne garantissaient pas « un égal accès des entreprises de l’Union européenne aux consommateurs ». Certes, la plus haute juridiction administrative française admet le principe de tarifs réglementés pour lutter contre la volatilité des prix d’un bien de première nécessité. Mais elle restreint leur portée : ces tarifs ne seront désormais justifiés que s’ils sont « proportionnés » à un objectif d’intérêt économique général (des prix plus stables), adoptés pour une période limitée, et que si les obligations de service public sont clairement définies, transparentes, contrôlables et non discriminatoires... Ces leçons de droit européen conduisent à torpiller l’actuel tarif bleu et à pousser les 80 % de consommateurs encore attachés au service public dans le grand bain de la concurrence.

Aurélien Bernier

Auteur de l’ouvrage Les Voleurs d’énergie. Accaparement et privatisation de l’électricité, du gaz, du pétrole, Utopia, Paris, 2018.

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30 avril 2019

1er mai 2019 : Tous ensemble pour bâtir l’avenir

Travailleurs, salariés, retraités et privés d’emploi, partout dans le monde en ce 1er mai, nous serons mobilisés pour faire entendre nos exigences pour vivre dignement dans la paix et en faveur du progrès social.

Les mobilisations populaires ces dernières semaines en Algérie, au Soudan ou ailleurs à travers le monde démontrent le rejet par les peuples des régimes totalitaires, despotiques et corrompus et exigent le respect des droits de l’Homme et la mise en place de véritables démocraties.

En France, cette année, plus que jamais, il y a urgence à nous mobiliser massivement pour porter haut et fort nos revendications.

Les urgences sont nombreuses : sociale, écologique, fiscale, démocratique et le quotidien des travailleurs qui ne cesse de se dégrader.

Le 1er mai 2019 sera placé sous le signe de la reconquête de nos acquis sociaux – déjà largement rognés et pourtant toujours dans le viseur du président de la République et du gouvernement – et de la conquête de nouveaux droits pour les travailleurs, car ce sont eux qui créent de la valeur .

Ce 1er mai, nous serons tous ensemble pour bâtir l’avenir.

 

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28 avril 2019

[PCF] Elections Européennes du 26 mai 2019

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27 avril 2019

Lançons la Fête de l'Humanité !

Jeudi, 25 Avril, 2019

Les 13, 14 et 15 septembre prochains, la Fête de l’Humanité fera son retour au parc Georges-Valbon, à La Courneuve. 

Nous mettons à disposition dès cette fin de mois le bon de soutien y donnant accès. Celui-ci a été augmenté de deux euros pour permette à l’Humanité de faire face à la hausse des coûts de productiions de la Fête. Nous nous donnons donc deux mois supplémentaires de promotion et de vente de ce bon. Nous le faisons d’abord pour nous donner plus de temps et de moyens pour réussir une grande et belle Fête de l’Humanité, lieu de convergences des causes communes et de confluence des cultures du monde.

La fête reflétera et prolongera tous les bouillonnements de la société et du monde : qu’il s’agisse des salariés de la santé, des maternités comme des Ehpad, des enseignants comme des travailleurs qui défendent l’emploi industriel, de la jeunesse mobilisée pour le climat comme de la majorité de celles et ceux qui agissent ou soutiennent les gilets jaunes pour la justice sociale, fiscale et un renouveau démocratique, ou qui s’engagent pour la préservation des libertés publiques. Toutes et tous y seront les bienvenus. Comme le seront tous les démocrates, tous les républicains alarmés par la montée des extrêmes droites partout dans le monde, particulièrement en Europe, et qui souhaitent organiser la contre-offensive pour battre les idées simplistes, obscurantistes, complotistes et fascisantes du national-populisme, béquille utile du capitalisme financier mondialisé et militarisé.

La Fête de l’Humanité est un lieu à nul autre pareil de solidarité internationaliste qui promeut les combats pour le désarmement et la paix. Espace vivant et combatif, on y pensera une politique d’émancipation, dans les conditions de notre temps et en imaginant ses déploiements futurs. Elle sera une nouvelle fois ce lieu vibrant de la création culturelle et musicale, avec ses espaces du livre ou du cinéma, comme avec ses différentes scènes. Nous dévoilons aujourd’hui trois noms d’artistes qui s’y produiront : Marc Lavoine, Shaka Ponk et Eddy de Pretto.

Dans quelques semaines, nous rendrons public les noms de tous les chanteurs et musiciens qui feront résonner les airs et musiques du monde au cœur de la Seine-Saint-Denis.

Sans attendre, en plaçant le plus grand nombre de bons de soutien, il est possible de préparer le grand rassemblement populaire, festif et combatif de la rentrée de septembre, avec le projet de déconstruire la politique macroniste pour la battre et lui opposer des propositions novatrices dont une majorité pourrait s’emparer pour donner jour à une alternative sociale, démocratique et écologique.

S’engager dans le placement et le paiement du bon de soutien est une absolue nécessité au regard de la situation financière et juridique du groupe l’Humanité.

Cette situation nous oblige à ne contracter aucune dette, même de court terme, et nous interdit de reporter l’essentiel du paiement des prestations après la tenue de la Fête. Le règlement sans attendre des bons de soutiens placés devient dès lors un enjeu capital.

Que la préparation de la Fête 2019, sa popularisation et sa coconstruction deviennent l’affaire du plus grand nombre. Telle est notre ambition !

Par Patrick Le Hyaric Directeur de l’Humanité

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25 avril 2019

Hôpital: c'est l'Arrêt cardiaque Mme Buzyn !

Hôpital: c'est l'Arrêt cardiaque Mme Buzyn !

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23 avril 2019

Halte aux casseurs du journalisme !

par Acrimed, mardi 23 avril 2019

Un communiqué d’Acrimed à la suite de l’acte XXIII des gilets jaunes. Nous remercions Serge D’Ignazio pour ses précieuses photos.



La liste ne cesse de s’allonger : à Toulouse, plusieurs journalistes ciblés par la police, blessés, et dont le matériel fut saisi. Une équipe télé délibérément visée par un canon à eau. À Paris, coups de pieds, insultes, entraves à la captation vidéo. Plusieurs journalistes attestent de blessures, visés par des tirs de LBD40, des tirs de gaz lacrymogènes, touchés par des grenades de désencerclement. Deux journalistes indépendants, couvrant les mouvements sociaux depuis des années, interpellés.

Alexis Kraland, placé 8 heures en garde-à-vue, matraqué après que des policiers l’ont sommé de lâcher sa caméra, désignée comme une « arme par destination ». Gaspard Glanz, fondateur de l’agence Taranis News, visé par une grenade, arrêté violemment place de la République. 48 heures de garde-à-vue pour outrage et « participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations ». À sa sortie, son avocat Raphaël Kempf indique qu’il est « interdit de paraître à Paris tous les samedis et le 1er mai jusqu’à l’audience du 18 octobre ». Il sera jugé pour « outrage à personne dépositaire de l’autorité publique ».

La répression de l’État et les violences policières sont encore montées d’un cran le samedi 20 avril, lors de l’acte XXIII des gilets jaunes. Des violences qui ciblent délibérément la presse, le travail et les outils de ses acteurs, notamment indépendants, et à travers eux, la possibilité de documenter un mouvement social qui subit de plein fouet la répression, causant de nombreuses blessures graves et des mutilations depuis cinq mois. La liberté d’informer est piétinée ; les casques et brassards presse, ignorés.

Les syndicats de journalistes montent au créneau. Le SNJ appelle à « ne pas bafouer l’État de droit », le SNJ-CGT demande qu’on respecte la liberté de la presse. Photoreporters, documentaristes, cameramen, techniciens, journalistes indépendants et pigistes font affluer des témoignages sur les réseaux sociaux. Les médias indépendants s’en emparent, collectent, dénoncent. Le journaliste David Dufresne atteste désormais de 76 cas d’entraves et de violences policières contre les journalistes depuis l’acte I, que nous avons régulièrement dénoncés. Il poursuit ses signalements, relaie les témoignages qui lui parviennent, interpelle en vain le ministère de l’Intérieur.

Pendant ce temps, le préfet de Police « salue l’action efficace et professionnelle des policiers et des gendarmes ». Le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez menace, affirmant que Gaspard Glanz « sera arrêté » s’il ne respecte pas son contrôle judiciaire et déclare qu’ « il n’y a pas de répression ». Christophe Castaner nie les violences policières.

Pendant ce temps, les tenants du journalisme de l’ordre paradent sur les plateaux. Ils traitent de « vermines » les manifestants. Ils condamnent ces derniers sans condamner de manière ferme et collective les violences que subissent leurs propres confrères. Ils s’indignent d’un slogan contre la police en oubliant les autres. Ils réduisent les violences policières à des « dérapages individuels ». Ils fabriquent de faux débats sur la carte de presse. Ils arbitrent. Ils décrètent qui est journaliste de qui ne l’est pas. Ils salissent la profession.

Combien de temps ces commentateurs aux ordres, perroquets des préfectures, vont-ils encore bénéficier de l’appui symbolique de la profession ? Combien de temps encore avant une désolidarisation massive de toutes celles et ceux dont ils polluent le travail ?

Acrimed dénonce fermement toutes ces attaques et ces entraves à la liberté d’informer et d’être informé. Notre association apporte tout son soutien aux journalistes délibérément réprimés par la police et à celles et ceux qui tentent de faire leur travail face au mépris des chefferies éditoriales, des éditocrates, face à tous ces casseurs du journalisme !


L’association Acrimed


Crédit photos : Serge D’Ignazio

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