Collectif Front de Gauche de Bouray-Janville-Lardy

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Ce blog est un outil de contact et d'information créé  par le Collectif Front de Gauche de Bouray-Janville-Lardy, présent sur les communes de Bouray sur Juine, Janville sur Juine, Lardy et plus loin...  il s'adresse aux citoyens qui placent l'Humain au centre de leur quotidien et de notre société.

A l'origine le Front de Gauche et son programme "L'Humain D'abord" est une coalition de partis politique français (PCF, PG, Ensemble, PCOF, République et Socialisme) souhaitant rassembler les forces de la gauche antilibérale hostiles notamment à l'Europe libérale et à la ratification du traité de Lisbonne.

Le collectif soutient la candidature de Jean-Luc Mélenchon (JLM2017) à l'élection présidentielle et son programme "L'avenir en commun" .

 

Félicitations aux députés du Parti Communiste Français et de France Insoumise

 

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  « Le système n’a pas peur de la gauche, il a peur du peuple. »

 

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17 janvier 2018

[Zad-occupation] Communiqué commun du mouvement anti-aéroport, suite à la décision du gouvernement

SOURCE: https://zad.nadir.org/spip.php?article5034

mercredi 17 janvier 2018

 

Communiqué commun du mouvement anti-aéroport, suite à la décision du gouvernement

Ce midi, le gouvernement vient enfin d’annoncer l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Nous notons que la DUP ne sera officiellement pas prorogée. Le projet sera donc définitivement nul et non avenu le 8 février.

Il s’agit bien d’une victoire historique face à un projet d’aménagement destructeur. Celle-ci aura été possible grâce à un long mouvement aussi déterminé que divers.

Nous voulons d’abord saluer chaleureusement aujourd’hui toutes celles et ceux qui se sont mobilisées contre ce projet d’aéroport au cours des 50 dernières années.

En ce qui concerne l’avenir de la zad, l’ensemble du mouvement réaffirme dès aujourd’hui :

-La nécessité pour les paysan-ne-s et habitant-e-s expropriés de pouvoir recouvrer pleinement leurs droits au plus vite.

-Le refus de toute expulsion de celles et ceux qui sont venus habiter ces dernières années dans le bocage pour le défendre et qui souhaitent continuer à y vivre ainsi qu’à en prendre en soin.

-Une volonté de prise en charge à long terme des terres de la zad par le mouvement dans toute sa diversité - paysans, naturalistes, riverains, associations, anciens et nouveaux habitants.

Pour le mettre en œuvre, nous aurons besoin d’une période de gel de la redistribution institutionnelle des terres. Dans le futur, ce territoire doit pouvoir rester un espace d’expérimentation sociale, environnementale et agricole.

En ce qui concerne la question de la réouverture de la route D281, fermée par les pouvoirs publics en 2013, le mouvement s’engage à y répondre lui-même. La présence ou l’intervention policières ne feraient donc qu’envenimer la situation.

Nous souhaitons par ailleurs, en cette journée mémorable, adresser un fort message de solidarité vis-à-vis d’autres luttes contre des grands projets destructeurs et pour la défense de territoires menacés.

Nous appelons à converger largement le 10 février dans le bocage pour fêter l’abandon de l’aéroport et pour poursuivre la construction de l’avenir de la zad.

Acipa, Coordination des opposants, COPAIn 44, Naturalistes en lutte, les habitant-e-s de la zad.

Contacts presse : ACIPA - Dominique Fresneau : 06 71 00 73 69 COPAIN 44 - Cyril Bouligand : 06 21 04 76 84 Coordination - Geneviève Coiffard : 06 80 84 19 89 Naturalites en lutte - Jean-Marie Dréan : 07 69 40 45 75 Zad presse : 06 95 06 81 49

Conférence de presse commune : mercredi 17 janvier, 15h30, à la Vache Rit (les Domaines, 44130 Notre-Dame-des-Landes)

          
Accès: 
Pour accéder à la Vache Rit, les Domaines - Notre-Dame-des-Landes :
https://goo.gl/maps/aKTUG6HAXN62

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Liste de communication de la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes.
06.95.06.81.49
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[Zad-occupation] la zad sous menace d'intervention policière

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Bonjour,

Alors que les annonces de décision imminente se multiplient, mercredi? jeudi?
viennent rumeurs et sources journalistiques affirmant que le gouvernement préparerait une intervention policière dans la foulée.

Nous souhaitons réaffirmer que, sauf à violer la loi, les habitations de la zone ne sont pas expulsables
https://zad.nadir.org/spip.php?article5030

Néanmoins ne nous leurrons pas, il n'est pas impossible que Macron décide de passer en force, alors même que le mouvement anti aéroport affirme sa détermination à rester soudé et à penser ensemble l'avenir de la zad sans aéroport, et être prêt à en discuter avec lui si le projet d'aéroport est abandonné.

En cas d'expulsions nous rappelons qu'il est essentiel que les soutiens se mobilisent partout:
https://zad.nadir.org/spip.php?article4041

Dans tous les cas, s'il se passe quelque chose nous relaierons l'info sur cette liste, et évidemment sur le site zad.nadir.org

à très vite

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13 janvier 2018

Point de vue: L’individu privatisé

 

Le Monde diplomatique

 

Décédé le 26 décembre 1997, Cornelius Castoriadis, philosophe et analyste, était l’une des figures les plus fortes de la vie intellectuelle française. Grec de naissance, il est arrivé en 1945 à Paris, où il a animé la revue « Socialisme ou Barbarie ». En 1968, il publie, avec Edgar Morin et Claude Lefort, « Mai 68, la brèche ». A la fin des années 1970, il participe à la revue « Libre ». A côté de son maître ouvrage, « L’Institution imaginaire de la société » (1975), il est l’auteur d’autres livres fondamentaux, regroupés en une série commencée en 1978 : « Les Carrefours du Labyrinthe » (1).

LA philosophie n’est pas philosophie si elle n’exprime pas une pensée autonome. Que signifie « autonome » ? Cela veut dire autosnomos, « qui se donne à soi -même sa loi ». En philosophie, c’est clair : se donner à soi -même sa loi, cela veut dire qu’on pose des questions et qu’on n’accepte aucune autorité. Pas même l’autorité de sa propre pensée antérieure.

C’est là d’ailleurs que le bât blesse un peu, parce que les philosophes, presque toujours, construisent des systèmes fermés comme des oeufs (voir Spinoza, voir surtout Hegel, et même quelque peu Aristote), ou restent attachés à certaines formes qu’ils ont créées et n’arrivent pas à les remettre en question. Il y a peu d’exemples du contraire. Platon en est un. Freud en est un autre dans le domaine de la psychanalyse, bien qu’il n’ait pas été philosophe.

L’autonomie, dans le domaine de la pensée, c’est l’interrogation illimitée ; qui ne s’arrête devant rien et qui se remet elle -même constamment en cause. Cette interrogation n’est pas une interrogation vide ; une interrogation vide ne signifie rien. Pour avoir une interrogation qui fait sens, il faut déjà qu’on ait posé comme provisoirement incontestables un certain nombre de termes. Autrement il reste un simple point d’interrogation, et pas une interrogation philosophique. L’interrogation philosophique est articulée, quitte à revenir sur les termes à partir desquels elle a été articulée.

Qu’est-ce que l’autonomie en politique ? Presque toutes les sociétés humaines sont instituées dans l’hétéronomie, c’est-à-dire dans l’absence d’autonomie. Cela veut dire que, bien qu’elles créent toutes, elles -mêmes, leurs institutions, elles incorporent dans ces institutions l’idée incontestable pour les membres de la société que cette institution n’est pas oeuvre humaine, qu’elle n’a pas été créée par les humains, en tout cas pas par les humains qui sont là en ce moment. Elle a été créée par les esprits, par les ancêtres, par les héros, par les Dieux ; mais elle n’est pas oeuvre humaine.

Avantage considérable de cette clause tacite et même pas tacite : dans la religion hébraïque, le don de la Loi par Dieu à Moïse est écrit, explicité. Il y a des pages et des pages dans l’Ancien Testament qui décrivent par le détail la réglementation que Dieu a fournie à Moïse. Cela ne concerne pas seulement les Dix Commandements mais tous les détails de la Loi. Et toutes ces dispositions, il ne peut être question de les contester : les contester signifierait contester soit l’existence de Dieu, soit sa véracité, soit sa bonté, soit sa justice. Or ce sont là des attributs consubstantiels de Dieu. Il en va de même pour d’autres sociétés hétéronomes. L’exemple hébraïque est ici cité à cause de sa pureté classique.

Or, quelle est la grande rupture qu’introduisent, sous une première forme, la démocratie grecque, puis, sous une autre forme, plus ample, plus généralisée, les révolutions des temps modernes et les mouvements démocratiques révolutionnaires qui ont suivi ? C’est précisément la conscience explicite que nous créons nos lois, et donc que nous pouvons aussi les changer.

Les lois grecques anciennes commencent toutes par la clause édoxè tè boulè kai to démo, « il a semblé bon au conseil et au peuple ». « Il a semblé bon », et non pas « il est bon ». C’est ce qui a semblé bon à ce moment -là. Et dans les temps modernes, on a, dans les Constitutions, l’idée de la souveraineté des peuples. Par exemple , la Déclaration des droits de l’homme française dit en préambule : « La souveraineté appartient au peuple qui l’exerce, soit directement, soit par le moyen de ses représentants. » Le « soit directement » a disparu par la suite, et nous sommes restés avec les seuls « représentants ».

Quatre millions de dollars pour être élu

Il y a donc une autonomie politique ; et cette autonomie politique suppose de savoir que les hommes créent leurs propres institutions. Cela exige que l’on essaye de poser ces institutions en connaissance de cause, dans la lucidité, après délibération collective. C’est ce que j’appelle l’autonomie collective, qui a comme pendant absolument inéliminable l’autonomie individuelle.

Une société autonome ne peut être formée que par des individus autonomes. Et des individus autonomes ne peuvent vraiment exister que dans une société autonome.

Pourquoi cela ? Il est assez facile de le comprendre. Un individu autonome, c’est un individu qui n’agit, autant que c’est possible, qu’après réflexion et délibération. S’il n’agit pas comme cela, il ne peut pas être un individu démocratique, appartenant à une société démocratique.

En quel sens un individu autonome, dans une société comme je la décris, est-il libre ? En quel sens sommes-nous libres aujourd’hui ? Nous avons un certain nombre de libertés, qui ont été établies comme des produits ou des sous -produits des luttes révolutionnaires du passé. Ces libertés ne sont pas seulement formelles, comme le disait à tort Karl Marx ; que nous puissions nous réunir, dire ce que nous voulons, ce n’est pas formel. Mais c’est partiel, c’est défensif, c’est, pour ainsi dire, passif.

Comment puis-je être libre si je vis dans une société qui est gouvernée par une loi qui s’impose à tous ? Cela apparaît comme une contradiction insoluble et cela en a conduit beaucoup, comme Max Stirner (2) par exemple, à dire que cela ne pouvait pas exister ; et d’autres à sa suite, comme les anarchistes, prétendront que la société libre signifie l’abolition complète de tout pouvoir, de toute loi, avec le sous -entendu qu’il y a une bonne nature humaine qui surgira à ce moment-là et qui pourra se passer de toute règle extérieure. Cela est, à mon avis, une utopie incohérente.

Je peux dire que je suis libre dans une société où il y a des lois, si j’ai eu la possibilité effective (et non simplement sur le papier) de participer à la discussion, à la délibération et à la formation de ces lois. Cela veut dire que le pouvoir législatif doit appartenir effectivement à la collectivité, au peuple.

Enfin, cet individu autonome est aussi l’objectif essentiel d’une psychanalyse bien comprise. Là, nous avons une problématique relativement différente, parce qu’un être humain est, en apparence, un être conscient ; mais, aux yeux d’un psychanalyste, il est surtout son inconscient. Et cet inconscient, généralement, il ne le connaît pas. Non pas parce qu’il est paresseux, mais parce qu’il y a une barrière qui l’empêche de le connaître. C’est la barrière du refoulement.

Nous naissons, par exemple, comme monades psychiques, qui se vivent dans la toute-puissance, qui ne connaissent pas de limites, ou ne reconnaissent pas de limites à la satisfaction de leurs désirs, devant lesquels tout obstacle doit disparaître. Et nous terminons par être des individus qui acceptent tant bien que mal l’existence des autres, très souvent formulant des voeux de mort à leur égard (qui ne se réalisent pas la plupart du temps), et acceptent que le désir des autres ait le même droit à être satisfait que le leur. Cela se produit en fonction d’un refoulement fondamental qui renvoie dans l’inconscient toutes ces tendances profondes de la psyché et y maintient une bonne partie des créations de l’imagination radicale.

Une psychanalyse implique que l’individu, moyennant les mécanismes psychanalytiques, est amené à pénétrer cette barrière de l’inconscient, à explorer autant que possible cet inconscient, à filtrer ses pulsions inconscientes et à ne pas agir sans réflexion et délibération. C’est cet individu autonome qui est la fin (au sens de la finalité, de la terminaison) du processus psychanalytique.

Or, si nous faisons la liaison avec le politique, il est évident que nous avons besoin d’un tel individu, mais il est évident aussi que nous ne pouvons pas soumettre la totalité des individus de la société à une psychanalyse. D’où le rôle énorme de l’éducation et la nécessité d’une réforme radicale de l’éducation, pour en faire une véritablepaïdaïa comme disaient les Grecs, une païdaïa de l’autonomie, une éducation pour l’autonomie et vers l’autonomie, qui amène ceux qui sont éduqués - et pas seulement les enfants - à s’interroger constamment pour savoir s’ils agissent en connaissance de cause plutôt qu’emportés par une passion ou par un préjugé.

Pas seulement les enfants, parce que l’éducation d’un individu, au sens démocratique, est une entreprise qui commence avec la naissance de cet individu et qui ne s’achève qu’avec sa mort. Tout ce qui se passe pendant la vie de l’individu continue à le former et à le déformer. L’éducation essentielle que la société contemporaine fournit à ses membres, dans les écoles, les collèges, les lycées et les universités, est une éducation instrumentale, organisée essentiellement pour apprendre une occupation professionnelle. Et à côté de celle-ci, il y a l’autre éducation, à savoir les âneries que diffuse la télévision.

Sur la question de la représentation politique, Jean-Jacques Rousseau disait que les Anglais, au XVIIIe siècle, croient qu’ils sont libres parce qu’ils élisent leurs représentants tous les cinq ans. Effectivement, ils sont libres, mais un jour sur cinq ans. En disant cela, Rousseau sous- estimait indûment son cas. Parce qu’il est évident que même ce jour sur cinq ans on n’est pas libre. Pourquoi ? Parce qu’on a à voter pour des candidats présentés par des partis. On ne peut pas voter pour n’importe qui. Et on a à voter à partir de toute une situation réelle fabriquée par le Parlement précédent et qui pose les problèmes dans les termes dans lesquels ces problèmes peuvent être discutés et qui, par là même, impose des solutions, du moins des alternatives de solution, qui ne correspondent presque jamais aux vrais problèmes.

Généralement, la représentation signifie l’aliénation de la souveraineté des représentés vers les représentants. Le Parlement n’est pas contrôlé. Il est contrôlé au bout de cinq ans avec une élection, mais la grande majorité du personnel politique est pratiquement inamovible. En France un peu moins. Ailleurs beaucoup plus. Aux Etats-Unis, par exemple, les sénateurs sont en fait des sénateurs à vie. Et cela viendra aussi en France. Pour être élu aux Etats-Unis il faut à peu près 4 millions de dollars. Qui vous donne ces 4 millions ? Ce ne sont pas les chômeurs. Ce sont les entreprises. Et pourquoi les donnent-elles ? Pour qu’ensuite le sénateur soit d’accord avec le lobby qu’elles forment à Washington, pour voter les lois qui les avantagent et ne pas voter les lois qui les désavantagent. Il y a là la voie fatale des sociétés modernes.

On le voit se faire en France, malgré toutes les prétendues dispositions prises pour contrôler la corruption. La corruption des responsables politiques, dans les sociétés contemporaines, est devenue un trait systémique, un trait structurel. Ce n’est pas anecdotique. C’est incorporé dans le fonctionnement du système, qui ne peut pas tourner autrement.

Quel est l’avenir de ce projet de l’autonomie ? Cet avenir dépend de l’activité de l’énorme majorité des êtres humains. On ne peut plus parler en termes d’une classe privilégiée, qui serait par exemple le prolétariat industriel, devenu, depuis longtemps, très minoritaire dans la population. On peut dire, en revanche, et c’est ce que je dis, que toute la population, sauf 3 % de privilégiés au sommet, aurait un intérêt personnel à la transformation radicale de la société dans laquelle elle vit.

Mais ce que nous observons depuis une cinquantaine d’années, c’est le triomphe de la signification imaginaire capitaliste, c’est-à-dire d’une expansion illimitée d’une prétendue maîtrise prétendument rationnelle ; et l’atrophie, l’évanescence de l’autre grande signification imaginaire des temps modernes, c’est-à-dire de l’autonomie.

Est-ce que cette situation sera durable ? Est-ce qu’elle sera passagère ? Nul ne peut le dire. Il n’y a pas de prophétie dans ce genre d’affaire. La société actuelle n’est certainement pas une société morte. On ne vit pas dans Byzance ou dans la Rome du Ve siècle (après J.-C.). Il y a toujours quelques mouvements. Il y a des idées qui sortent, qui circulent, des réactions. Elles restent très minoritaires et très fragmentées par rapport à l’énormité des tâches qui sont devant nous. Mais je tiens pour certain que le dilemme que, en reprenant des termes de Léon Trotski, de Rosa Luxemburg et de Karl Marx, nous formulions dans le temps de Socialisme ou Barbarie, continue d’être valide, à condition évidemment de ne pas confondre le socialisme avec les monstruosités totalitaires qui ont transformé la Russie en un champ de ruines, ni avec l’« organisation » absurde de l’économie, ni avec l’exploitation effrénée de la population, ni avec l’asservissement total de la vie intellectuelle et culturelle qui y avaient eté réalisés.

Voter pour le moindre mal

Pourquoi la situation contemporaine est-elle tellement incertaine ? Parce que, de plus en plus, on voit se développer, dans le monde occidental, un type d’individu qui n’est plus le type d’individu d’une société démocratique ou d’une société où on peut lutter pour plus de liberté, mais un type d’individu qui est privatisé, qui est enfermé dans son petit milieu personnel et qui est devenu cynique par rapport à la politique.

Quand les gens votent, ils votent cyniquement. Ils ne croient pas au programme qu’on leur présente, mais ils considèrent que X ou Y est un moindre mal par rapport à ce qu’était Z dans la période précédente. Un tas de gens voteront Lionel Jospin sans doute (3) aux prochaines élections, non pas parce qu’ils l’adorent ou qu’ils sont éblouis par ses idées, ce serait étonnant, mais simplement parce qu’ils sont dégoûtés par la situation actuelle. La même chose d’ailleurs s’est passée en 1995, lorsque les gens ont été écoeurés par quatorze ans de prétendu socialisme dont le principal exploit a été d’introduire le libéralisme le plus effréné en France et de commencer à démanteler ce qu’il y avait eu comme conquêtes sociales dans la période précédente.

Du point de vue de l’organisation politique, une société s’articule toujours, explicitement ou implicitement, en trois parties. 1) Ce que les Grecs auraient appelé oïkos, c’est-à-dire la « maison », la famille, la vie privée. 2) L’ agora, l’endroit public-privé où les individus se rencontrent, où ils discutent, où ils échangent, où ils forment des associations ou des entreprises, où l’on donne des représentations de théâtre, privées ou subventionnées, peu importe. C’est ce qu’on appelle, depuis le XVIIIe siècle, d’un terme qui prête à confusion, la société civile, confusion qui s’est encore accrue ces derniers temps. 3) L’ ecclesia, le lieu public-public, le pouvoir, le lieu où s’exerce, où existe, où est déposé le pouvoir politique.

La relation entre ces trois sphères ne doit pas être établie de façon fixe et rigide, elle doit être souple, articulée. D’un autre côté, ces trois sphères ne peuvent pas être radicalement séparées.

Le libéralisme actuel prétend qu’on peut séparer entièrement le domaine public du domaine privé. Or c’est impossible, et prétendre qu’on le réalise est un mensonge démagogique. Il n’y a pas de budget qui n’intervienne pas dans la vie privée publique, et même dans la vie privée. Et ce n’est là qu’un exemple parmi tant d’autres. De même, il n’y a pas de pouvoir qui ne soit pas obligé d’établir un minimum de lois restrictives ; posant par exemple que le meurtre est interdit ou, dans le monde moderne, qu’il faut subventionner la santé ou l’éducation. Il doit y avoir dans ce domaine une espèce de jeu entre le pouvoir public et l’agora, c’est-à-dire la communauté.

Ce n’est que dans un régime vraiment démocratique qu’on peut essayer d’établir une articulation correcte entre ces trois sphères, préservant au maximum la liberté privée, préservant aussi au maximum la liberté de l’agora, c’est-à-dire des activités publiques communes des individus, et qui fasse participer tout le monde au pouvoir public. Alors que ce pouvoir public appartient à une oligarchie et que son activité est clandestine en fait, puisque que les décisions essentielles sont toujours prises dans la coulisse.

Cornelius Castoriadis

(1Ces propos ont été recueillis par Robert Redeker, au cours d’une rencontre organisée à Toulouse conjointement par la librairie Ombres Blanches, le Théâtre Daniel-Sorano et le GREP Midi-Pyrénées, le 22 mars 1997. Une version plus complète a été publiée dans Parcours, les cahiers du GREP Midi-Pyrénées, nos 15-16, septembre 1997, 5, rue des Gestes, BP 119, 31013 Toulouse Cedex 6, 80 F.

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12 janvier 2018

L’État contre les services publics ?

Source: NPA

 Les services publics ont été mis en place dans l’intérêt de l’État et des capitalistes, mais ils représentent néanmoins un acquis des travailleurs qu’il faut défendre et étendre.

Les gouvernements français successifs, surtout depuis 1997, ont entrepris une offensive générale contre les services et le secteur publics. Celle-ci n’a rien de spécifique à la France, puisqu’elle fait partie de l’offensive internationale lancée au cours des années 1990 de remise en cause de tous les budgets sociaux. Cette orientation va en sens inverse du mouvement entrepris depuis le début du xxe siècle et dont, sans doute, le point culminant a été atteint avec les nationalisations intervenues dans la foulée de l’arrivée de François Mitterrand en 1981. Avec les services publics, une série de fonctions a été directement prise en charge par le budget de l’État, dans le cadre de la redistribution, ou par le système de cotisations sociales faisant partie de la masse salariale. Dans les années 1980, l’offensive capitaliste libérale s’est fixé comme un de ses premiers objectifs la liquidation, ou du moins la mise en pièces, des budgets sociaux (éducation, santé). La raison de l’attaque était double. Cela devait permettre d’améliorer la marge des entreprises en limitant la fiscalité et le montant de la masse salariale (le « coût du travail » comme ils disent). L’autre objectif était de soumettre à la logique marchande le secteur public existant souvent en monopole depuis très longtemps et qui n’obéissait pas jusque-là strictement aux normes de la concurrence.

La France a sans doute en Europe poussé le plus loin cet ensemble de services et d’entreprises publics. Depuis le début du xxe siècle, une logique, une « idéologie » des services publics véhiculée par une partie de la bourgeoisie s’était mise en place, mais les travailleurs y ont vu aussi, pendant des décennies, un acquis fondamental du système social français. Cette perception s’est évidemment accentuée considérablement après 1945 avec la vague de nationalisations qui a fait entrer tout un pan de l’industrie française dans le domaine public. Aussi, même si ces services et ces entreprises publics ne s’étaient pas constitués pour contrer le capitalisme ou pour donner la priorité aux besoins sociaux, ils représentaient – et représentent encore pour ce qu’il en reste – des acquis pour les travailleurEs et leur famille. Et d’une certaine manière, ils anticipent en partie la manière dont pourrait fonctionner une économie fondée sur les besoins sociaux et non pas sur le profit.

Une histoire de bric et de broc

De longue date, la plupart des États ont pris directement entre leurs mains ce que l’on appelle les fonctions régaliennes, armée, police, justice, diplomatie. L’État français frappe aussi monnaie et organise la levée de l’impôt. Ont suivi, avant même la Révolution de 1789, la poste, les manufactures d’armes, du tabac, des poudres et explosifs. À chaque étape, le but était de garder au niveau de l’État centralisé une série d’activités dont il voulait avoir la totale maîtrise… Rien à voir avec un quelconque besoin social. Au xixe siècle, avec la révolution industrielle, c’est l’État qui aide le capitalisme naissant à disposer de réseaux, notamment les chemins de fer et les télécommunications. Le vrai changement apparaît au début du xxe siècle, lorsque les courants socialistes et républicains développent une conception du service public dans laquelle l’État doit directement être fournisseur de prestations et de services pour les citoyens, les « usagers ». L’État doit se mettre au service de la collectivité et des besoins sociaux. L’école laïque, l’hôpital public sont les symboles de cette préoccupation, tout comme les bains, l’éclairage et les théâtres publics. Dans d’autres pays, ce sont aux Églises et aux grandes industries que sont dévolues ces tâches ayant pour fonction de garantir une certaine stabilité sociale.

Le fondateur de l’idéologie des services publics, Duguit, expliquait : « À mesure que la société se développe, le nombre d’activités susceptibles de servir de support à des services publics augmente et le nombre de services publics s’accroît par là-même. » Dans la foulée, au cours des années 1930, se mettent en place les systèmes nationaux de protection sociale confiés à l’époque à des assurances privées. Les fonctionnaires, eux, bénéficiaient du système des pensions dans lequel l’État assurait la subsistance de ses vieux serviteurs. La SNCF n’est créée dans le cadre d’une entreprise publique en 1937 que par la faillite des entrepreneurs privés. La fin des années 1940 voit l’âge d’or du secteur public avec la nationalisation des Charbonnages, de l’EDF-GDF, de Renault, de quatre banques de dépôt, la RATP, Air France,…

Ainsi, ce sont rarement des batailles ouvrières qui ont imposé la création de services publics dans une vision socialiste. L’appareil industriel n’a été partiellement nationalisé que du fait de la carence des entrepreneurs privés ou par la nécessité d’investissements que seul l’État pouvait prendre en charge. Le secteur et les services publics n’en représentent pas moins un acquis. Certes, le rapport de forces imposait de faire des compromis avec le mouvement ouvrier, mais du coup, des pans entiers de l’économie ont échappé pendant des décennies à la seule logique du profit. C’est d’ailleurs cette situation qui a permis aux salariés de ces secteurs de bénéficier de conditions de travail, de sécurité d’emploi et de régimes de retraite plus favorables que le reste des travailleurs.

L’offensive capitaliste libérale

Au milieu des années 1990 s’organise une offensive généralisée contre les services publics. Le symbole international en est l’Accord général sur le commerce des services (AGCS) mis en place dans le cadre de la création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Depuis 20 ans, le secteur des services est en forte croissance d’où la volonté des capitalistes, à la recherche constante de nouveaux secteurs de profits, de mettre la main sur les télécommunications, l’énergie, la santé, l’éducation, les transports, la protection sociale, la distribution de l’eau... Tous ces secteurs, qui représentent des besoins sociaux fondamentaux, nécessaires à notre vie quotidienne, devaient selon l’AGCS être totalement livrés au profit privé. Pour l’AGCS, ne devaient rester dans le domaine public que l’armée, la police, la justice et la fiscalité, c’est-à-dire les fonctions régaliennes de l’État. Dans la foulée, les traités européens, dont le dernier en date, celui de Lisbonne, ont clairement affirmé la nécessité de mettre à bas tout monopole public au nom de la « concurrence libre et non faussée ». AGCS, OMC, Union européenne, au fil des années toutes ces institutions ont mis en œuvre un démantèlement systématique des services publics et du secteur commercial et industriel public. En témoigne la communication du 20 novembre 2007 de la Commission européenne : « Dans la pratique, exception faite des activités liées à l’exercice de l’autorité publique, auxquelles les règles du marché intérieur ne sont pas applicables en vertu de l’article 45 du traité de l’UE, il s’ensuit que la grande majorité des services peuvent être considérés comme des activités économiques au sens des règles du traité relatives au marché intérieur ». Dans ce modèle, ce qui était classé comme « service d’intérêt général » (SIG) glisse pour l’Union européenne dans la catégorie des Services d’intérêt économique général (SIEG). Ces services deviennent des entités économiques soumises aux lois du marché et de la rentabilité maximum à court terme. Ils ne doivent donc bénéficier d’aucun monopole, d’aucune source de subvention publique et ne doivent surtout pas jouer eux-mêmes un rôle de redistribution en adaptant prestations et tarifs aux besoins de la population concernée, ce qui « fausse nécessairement la concurrence ». À la place, ne peuvent subsister que des aides à caractère social octroyées individuellement aux consommateurs pour leur permettre l’accès aux services d’intérêt économique général. Aux services publics se substitue un service dit « universel », un filet de sécurité pour les travailleurs les plus pauvres, défini en terme, de panier de services de base, accessible au travers de chèques « accès » subventionnés : chèque éducation, chèques santé, énergie, logement, emploi, formation professionnelle, nourriture, etc. Ce sont les vecteurs par lesquels les attaques ont été appliquées avec constance depuis les années 1990 en France sous des gouvernements de gauche comme de droite (le gouvernement Jospin avait d’ailleurs, il y a dix ans, plus privatisé que ses prédécesseurs Balladur et Juppé réunis). Aujourd’hui, les principes capitalistes libéraux ont été systématiquement appliqués dans ces domaines : perte des monopoles, ouverture à la concurrence, changement de statut menant à la privatisation des entreprises publiques. Pour prendre quelques exemples :

- EDF et GDF, anciennement Épic (Établissements publics à caractère industriel et commercial), furent transformés en sociétés anonymes en août 2004. GDF a été intégré dans le groupe Suez et les activités de distribution sont en voie de filialisation.

- Réseau de transport d’électricité est une filiale d’EDF depuis septembre 2005.

- SNCF est un Épic mis en concurrence depuis mars 2003 sur le fret.

- Réseau ferré de France est lui aussi un Épic.

- La Poste est désormais en concurrence sur ses trois métiers : le fret, le courrier et la banque :

- plus de 1 000 bureaux de poste ont été fermés depuis 2008 ;

- Le service public de la poste s’inscrit dans le service universel postal ;

- depuis le 1er mars 2010, La Poste est une société anonyme à capitaux 100 % publics… pour l’instant.

- France Télécom n’est plus une entreprise publique depuis 2004 : l’État ne détient plus que 27,3 % de son capital. À terme, il est prévu que l’État se désengage totalement de cette entreprise.

- France Télécom a été mise progressivement en concurrence avec des sociétés de communication françaises et étrangères, et s’est mise elle-même sur le marché international.

- Les deux entreprises publiques (poste et télécom) emploient toujours des salariés dépendant de deux statuts, mais le nombre de fonctionnaires n’a cessé de décroître.

Dans la santé, l’attaque se mène en parallèle sur le mode de financement et sur la « réalisation des prestations ». Depuis 1967, la majorité a été enlevée aux élus des salariés pour gérer les caisses d’assurance maladie, et depuis 1996 a été enlevé aux caisses tout pouvoir réel de gestion et de décision avec les lois de financement annuelles votées par le Parlement, parallèlement au glissement des cotisations maladie assises sur le salaire, vers la CSG. En pratique, le couple qui existait avant les années 1950 se remet en vigueur petit à petit : assistance (CMU) et assurances privées pour les plus riches. Le principe égalitaire est remis en cause systématiquement par la réduction des domaines et des montants de remboursement des soins et dépenses de santé. Le but final est d’exonérer les patrons du financement de la part socialisée du salaire par diminution massive des cotisations. Du côté des établissements de santé, le but est de donner encore plus de place aux chaînes de cliniques privées et aux établissements commerciaux pour personnes âgées. Les établissements sanitaires privés se voient, dans ce cadre, confier des missions de service public.

Léon Crémieux

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11 janvier 2018

Bréve: La taxe d’habitation sera remplacée par un «impôt plus juste», assure Gourault

On imagine d'içi la tronche de ceux qui ont cru (voter) au conte de fée.....

Reference

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10 janvier 2018

Les Hopitaux.....ils crèvent

Dites "33"... (#)

 

  • Hôpital de Ruffec : le personnel manifeste contre la fermeture de 15 lits (1)

  • Deux-Sèvres : fermeture du bloc opératoire de l'hôpital de Parthenay au 1er janvier (2)

  • Vire : une nouvelle fermeture de service à l'hôpital (3)

  • Marseille : l'hôpital de la Timone au bord du gouffre (4)

  • Morlaix. À l’hôpital, « toute l’année 2017 n’est pas à jeter » (5)

  • Gray : mobilisation pour tenter de sauver les urgences et l'hôpital (6)

  • Parthenay : fermeture du bloc opératoire (7)

  • Crise au CHU : l’hôpital de Cilaos menacé ? (8)

  • Chalon : pourquoi les cardiologues demandent la fermeture de leur propre unité de soins intensifs ? (9)

  • Charleville: un hôtel à la place de l’ancien hôpital (10)

  • Une année charnière pour l’hôpital de Falaise (11)

  • La ligne rouge est dépassée : les hôpitaux devraient connaître un déficit historique de 1,5 milliards d’euros. Réformes structurelles et financière... (12)

  • La CGT annonce la fermeture de 96 lits d'ici 2020 aux Hôpitaux de Chartres (13)

  • en Pays chaunois : 1. L’hôpital est malade, montées de température (14)

  • Saint-Nazaire. Malaise en cardiologie et en radiologie à l’hôpital (15)

  • Meulan : lueur d’espoir pour le maintien du service réanimation de l’hôpital (16)

  • La construction d'un centre hospitalier à Saclay, entraînera la fermeture d'hôpitaux de proximité (17)

  • Hôpital de Béthune : face à la fermeture envisagée du service cardiologie, la résistance s'organise (18)

  • La direction de l'hôpital de Vierzon envisage la fermeture de la maternité (19)

  • Lens : la fermeture du service pneumologie de l'hôpital inquiète (20)

  • Aubagne : fermeture du service réanimation de l'hôpital Edmond Garcin (21)

  • Fermeture des hôpitaux de Longjumeau, Juvisy et Orsay : la fronde s’organise (22)

  • Sainte-Geneviève-des-Bois : La fin proche de la crèche hospitalière (23)

  • Nouvelle mobilisation contre la fermeture du service de réanimation de l'hôpital d'Aubagne (24)

  • Fermeture de lits à l'hôpital de Saint-Flour, les salariés et les usagers manifestent (25)

  • Béthune : le personnel de l'hôpital vent debout contre la menace de fermeture du service cardiologie (26)

  • La fermeture des petits hôpitaux semble inévitable (27)

  • Palaiseau : le PCF organise une réunion sur la fermeture d’hôpitaux dans le Nord Essonne (28)

  • Meulan-en-Yvelines : l’hôpital en grève pour sauver le service de réanimation (29)

  • Gers : les personnels hospitaliers mobilisés contre le groupement hospitalier de territoire (30)

  • Les personnels hospitaliers avec FO ne lâchent rien sur leurs revendications ! (31)

  • CGT: Grève de tout le pôle Médecine et Traumatologie du CHU de Toulouse. (32)

  • Service public. À Bondy, l’hôpital Jean-Verdier en voie de disparition (33)

etc....

etc.... peu plus...

 

Là vous le voyez votre pouvoir d'achat? (CICE, abandon de la TH, ISF, fraude fiscale, etc...).

Nous pouvons jeter la pierre à Macron et sa bande, mais c'est aussi les politiques de Hollande, Sarkozy et de Chirac..... bref depuis la modification des statuts de la Banque de France ( janvier 1973) les gouvernements successifs ont adopté les idées malfaisantes issuent du cerveau de l'École de Chicago et de Milton Friedman et mis en place un rouleau compresseur de destruction des services publics...ou ce qu'il en reste.

On fait quoi maintenant ?

Mise à jour:

Voici la carte des différentes luttes dans le domaine de la santé depuis 1 mois. (Lien)

 

Reference

# http://www.pourquois.com/inclassables/pourquoi-docteur-nous-fait-dire-33.html

(1) https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/charente/angouleme/hopital-ruffec-personnel-manifeste-contre-fermeture-15-lits-1395653.html

(2) https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/deux-sevres/niort/deux-sevres-fermeture-du-bloc-operatoire-hopital-parthenay-au-1er-janvier-1391271.html

(3) https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/calvados/vire/vire-nouvelle-fermeture-service-hopital-1389999.html

(4) https://www.francetvinfo.fr/sante/marseille-l-hopital-de-la-timone-au-bord-du-gouffre_2514723.html

(5) https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-l-hopital-toute-l-annee-2017-n-est-pas-jeter-5489693

(6) https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/haute-saone/gray/gray-mobilisation-tenter-sauver-urgences-hopital-1385397.html

(7) https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/deux-sevres/niort/parthenay-fermeture-du-bloc-operatoire-1393347.html

(8) https://la1ere.francetvinfo.fr/reunion/cilaos/crise-au-chu-hopital-cilaos-menace-541731.html

(9) https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/saone-et-loire/chalon-sur-saone/chalon-medecins-demandent-fermeture-unite-soins-intensifs-cardiologie-1386873.html

(10) http://www.lunion.fr/68695/article/2018-01-05/charleville-un-hotel-la-place-de-l-ancien-hopital

(11) https://www.ouest-france.fr/normandie/falaise-14700/une-annee-charniere-pour-l-hopital-de-falaise-5471988

(12) https://www.fhf.fr/Presse-Communication/Espace-presse/Communiques-de-presse/La-ligne-rouge-est-depassee-les-hopitaux-devraient-connaitre-un-deficit-historique-de-1-5-milliards-d-euros.-Reformes-structurelles-et-financieres-sont-desormais-vitales

(13) https://www.lechorepublicain.fr/chartres/sante/2017/12/12/la-cgt-annonce-la-fermeture-de-40-lits-en-2018-aux-hopitaux-de-chartres_12666257.html

(14) http://www.lunion.fr/67528/article/2017-12-27/retro-2017-en-pays-chaunois-1-l-hopital-est-malade-montees-de-temperature

(15) https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saint-nazaire-44600/saint-nazaire-malaise-en-cardiologie-et-en-radiologie-l-hopital-5449385

(16) http://www.leparisien.fr/yvelines-78/meulan-lueur-d-espoir-pour-le-maintien-du-service-reanimation-de-l-hopital-19-12-2017-7462383.php

(17) https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/essonne/construction-centre-hospitalier-saclay-entrainera-fermeture-hopitaux-proximite-1362807.html

(18) https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/pas-calais/bethune/hopital-bethune-face-fermeture-envisagee-du-service-cardiologie-resistance-s-organise-1327055.html

(19) https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/cher/vierzon/direction-hopital-vierzon-envisage-fermeture-maternite-1337345.html

(20) https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/pas-calais/lens/lens-fermeture-du-service-pneumologie-hopital-inquiete-1351601.html

(21) https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/aubagne-fermeture-du-service-reanimation-hopital-edmond-garcin-1346845.html

(22) http://www.leparisien.fr/essonne-91/fermeture-des-hopitaux-de-longjumeau-juvisy-et-orsay-la-fronde-s-organise-22-03-2017-6785946.php

(23) https://www.le-republicain.fr/actualites-locales/sainte-genevieve-bois-fin-proche-de-creche-hostpitaliere

(24) https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/aubagne/nouvelle-mobilisation-contre-fermeture-du-service-reanimation-hopital-aubagne-1352247.html

(25) https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/cantal/fermeture-lits-hopital-saint-flour-salaries-usagers-manifestent-1271137.html

(26) https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/pas-calais/bethune/bethune-personnel-hopital-vent-debout-contre-menace-fermeture-du-service-cardiologie-1339177.html

(27) http://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/la-fermeture-des-petits-hopitaux-semble-inevitable-26-01-2017-2100350_57.php

(28) http://www.leparisien.fr/essonne-91/palaiseau-le-pcf-organise-une-reunion-sur-la-fermeture-d-hopitaux-dans-le-nord-essonne-27-11-2017-7418640.php

(29) http://www.leparisien.fr/meulan-78250/meulan-en-yvelines-l-hopital-en-greve-pour-sauver-le-service-de-reanimation-19-09-2017-7272273.php

(30) https://www.force-ouvriere.fr/gers-les-personnels-hospitaliers-mobilises-contre-le-groupement

(31) https://www.force-ouvriere.fr/les-personnels-hospitaliers-avec-fo-ne-lachent-rien-sur-leurs

(32) http://cgtchutoulouse.fr/2018/01/08/greve-de-tout-le-pole-medecine-et-traumatologie-du-chu-de-toulouse/

(33) https://humanite.fr/service-public-bondy-lhopital-jean-verdier-en-voie-de-disparition-635265

 

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Désoxygénation de l’océan : une grande étude en révèle les dangers et les solutions

Source: CNRS

Jeudi, 4 janvier 2018

Au cours des 50 dernières années, la proportion de zones de haute mer dépourvues de tout oxygène a plus que quadruplé. Quant aux sites à faible teneur en oxygène situés près des côtes, y compris les estuaires et les mers, ils ont été multipliés par 10 depuis 1950. Les scientifiques estiment que la teneur en  oxygène va continuer à chuter dans ces deux types de zones au fur et à mesure que la Terre se réchauffera. Les chercheurs du groupe de travail international Global ocean oxygen network mis en place par l’Unesco et comprenant un chercheur du Laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiales (LEGOS/OMP, UPS / CNRS / CNES / IRD) viennent de démontrer que pour mettre un terme à ce déclin, il est nécessaire de limiter le changement climatique et la pollution par les nutriments.

L’étude provient du Global ocean oxygen network (GO2NE)(1), un nouveau groupe de travail créé en 2016 par la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO, représentant 21 institutions dans 11 pays. L’article est le premier à analyser si largement les causes, les conséquences et les solutions à la désoxygénation à travers le monde, à la fois en haute mer et en eaux côtières. Le texte souligne les plus grands dangers menaçant l’océan et la société, et les actions à prendre pour garder les eaux de la Terre productives et en bonne santé.

Les enjeux
Près de la moitié de l’oxygène sur notre planète vient de l’océan. Cependant, les effets combinés de la surcharge en nutriments et du changement climatique augmentent considérablement le nombre et la taille des "zones mortes" en haute mer et en eaux côtières, où le niveau d’oxygène n’est plus suffisant pour assurer la survie de la majeure partie de la vie marine.
Dans les "zones mortes" traditionnelles, comme celles de la baie de Chesapeake (Etats-Unis) et de la mer Baltique, la teneur en oxygène atteint des niveaux si bas que beaucoup d’animaux meurent asphyxiés. Comme les poissons évitent ces zones, leur habitat se réduit et ils se retrouvent plus exposés aux prédateurs et à la pêche. Or les auteurs font remarquer que le problème dépasse de loin le seul phénomène des "zones mortes". Même de plus petites baisses en oxygène peuvent freiner la croissance des espèces, entraver leur reproduction et entraîner des maladies voire la mort. Le changement des teneurs en oxygène peut aussi déclencher le rejet de substances chimiques dangereuses telles que le protoxyde d’azote, un gaz à effet de serre jusqu’à 300 fois plus puissant que le dioxyde de carbone, et le sulfure d’hydrogène toxique. Si certaines espèces peuvent effectivement prospérer dans ces zones, il n’en est pas de même de la biodiversité dans son ensemble. Dans les eaux côtières, la pollution par les nutriments provenant des terres crée des proliférations algales qui consomment énormément d’oxygène lorsqu’elles meurent et se décomposent.
Le changement climatique est le principal responsable de ce phénomène en haute mer. Le réchauffement des eaux de surface empêche l’oxygène d’atteindre les profondeurs de l’océan. De plus, lorsque l’océan se réchauffe, il retient moins d’oxygène alors que la faune vivant dans les eaux plus chaudes a un besoin en oxygène plus important.
D’après les scientifiques, la survie de l’humanité est également en jeu. Il n’est pas garanti que les activités de pêche artisanale puissent se délocaliser lorsque le manque d’oxygène détruira leurs récoltes ou fera fuir les poissons. Les récifs coralliens, qui sont une attraction touristique majeure pour de nombreux pays, peuvent également disparaître par manque d’oxygène.
Certaines zones de pêche pourraient bénéficier du phénomène, du moins sur le court terme. La pollution par les nutriments peut en effet stimuler la production de nourriture pour les poissons. Par ailleurs, lorsque les poissons se retrouvent obligés de se regrouper pour fuir les zones à faible teneur en oxygène, il devient plus facile de les pêcher. Mais sur le long terme, cela pourrait conduire à la surpêche et ainsi nuire à l’économie.

Gagner la guerre : une approche en trois volets
Un océan sain est vital à la pérennité de notre planète. Celui-ci contribue à l’économie locale, nationale et mondiale avec plus de 350 millions d’emplois à travers le monde. L’économie bleue ouvre d’immenses opportunités, notamment dans les pays en développement, à travers les énergies renouvelables, le tourisme, l’aquaculture, ou encore les biotechnologies. La désoxygénation constitue ainsi une menace pour tous ces bénéfices que l’homme tire des écosystèmes marins.
Pour faire face aux faibles teneurs en oxygène, les scientifiques estiment que le monde doit adopter une approche tenant en trois points :

  • S’attaquer aux causes : la pollution par les nutriments et le changement climatique, en réduisant de façon drastique l’utilisation d’engrais agricoles et les émissions de gaz à effet de serre. Bien qu’aucune de ces problématiques ne soit simple ou facile, les étapes nécessaires à la victoire peuvent profiter à la population ainsi qu’à l’environnement. De meilleurs systèmes septiques et d’assainissement peuvent protéger la santé humaine et éviter la pollution de l’eau.
  • Protéger les espèces marines les plus vulnérables et les ressources océaniques. Bien que l’augmentation du nombre de zones à faible teneur en oxygène semble inévitable dans certaines régions, il est crucial de protéger les pêcheries à risque de facteurs de stress supplémentaires. Selon l’équipe du GO2NE(1), cela se traduirait par la création d’aires marines protégées ou de zones de pêche interdite précisément dans les zones où la faune se réfugie pour échapper à la baisse d’oxygène dans son habitat d’origine ; ou bien pêcher des espèces qui ne sont pas aussi menacées par la désoxygénation.
  • Améliorer la surveillance des teneurs en oxygène à travers le monde. Les scientifiques savent à peu près quelle quantité d’oxygène l’océan pourrait perdre à l’avenir, mais pas où ces zones de désoxygénation se situeront exactement. Une surveillance renforcée, particulièrement dans l’hémisphère sud, des travaux expérimentaux pour mieux comprendre les processus responsables et affectés par la désoxygénation, ainsi que le développement de modèles numériques avancés aideront à déterminer les points géographiques les plus à risque, et à identifier les solutions les plus efficaces.


Sites côtiers où les charges en nutriments ont causé ou exacerbé la décroissance du contenu en oxygène jusqu’à des concentrations < 2 mg/l (< 63 µmol/l) (points rouges) et zones de minimum d’oxygène à 300 m de profondeur (concentrations en dégradé bleu). Carte construite à partir des données de R. Diaz, et du World Ocean Atlas (2009), qui couvre les 50 dernières années, mise à jour par les membres du GO2NE de IOC-UNESCO.

Les résultats présentés dans cet article et les nombreuses activités associées à cette initiative internationale contribueront à la Décennie des Nations Unies des sciences océaniques pour le développement durable.
C’est un problème que l’on peut résoudre. Mettre fin au changement climatique requiert un effort à l’échelle globale, mais même des actions locales peuvent aider à réduire la désoxygénation due à la pollution par les nutriments, comme dans la baie de Chesapeake où la pollution par l’azote a diminué de 24 % grâce à un meilleur traitement des eaux usées, de meilleures pratiques agricoles et une meilleure législation comme le Clean Air Act. Bien que certaines zones à faible teneur en oxygène existent toujours, la zone morte de Chesapeake est en train de disparaître. Faire face au changement climatique peut sembler plus décourageant mais c’est une étape incontournable pour arrêter la baisse du niveau d’oxygène dans l’océan.
Les zones mortes se multiplient dans le monde entier à cause des activités humaines, c’est pourquoi nous avons besoin d’y répondre d’un point de vue global. L’initiative internationale du GO2NE(1) peut aider aux niveaux local, régional et international à trouver des solutions d’adaptation et, espérons-le, à réduire l’impact et l’étendue des zones à faible teneur en oxygène dans l’océan.

Note(s): 
  1. Le Global ocean oxygen network (GO2NE) est un groupe de travail scientifique organisé par la Commission océanographique intergouvernementale, qui fait partie de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Mis en place en 2016, ses membres, originaires du monde entier, sont engagés à fournir une vision globale et multidisciplinaire de la désoxygénation, conseillant les décideurs politiques sur les façons de contrer ce phénomène et de préserver les ressources marines.
Source(s): 

Breitburg, D., Levin, L., Oschlies, A., Grégoire, M., Francisco P. Chavez, F., Conley, D., Garçon, V. , Gilbert, D., Gutiérrez, D., Isensee, K., Jacinto, G., Limburg,K., Montes, I., Naqvi, S.W.A., Pitcher, G., Rabalais,N., Roman,M., Rose, K., Seibel,B.,Telszewski, M.,Yasuhara, M., Zhang,J., 2018, Declining oxygen in the global ocean and coastal waters, Science, 4 janvier 2018.

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09 janvier 2018

SNCF: vos trains arrivent en retard ?

La ministre des transports Elisabeth Born a convoquer, le patron de la SNCF pour lui demander des comptes suite à la "succession d'incidents importants et médiatisés" survenus ces dernières semaines dans les gares parisiennes de Montparnasse, Bercy et Saint-Lazare.

Il est assez curieux de voir une ministre des transports s’étonner des récents dysfonctionnements de la SNCF tant les différentes politiques menées depuis plus de 20 ans en matière de service public ferroviaire, aussi bien marchandise que voyageur, sont désastreuses. 

Les suppressions massives d’emplois s’accompagnent d’un manque d’investissement abyssal avec pour conséquence directe un réseau ferré et des installations de sécurité qui ne cessent de se délabrer. .

La SNCF est aujourd’hui malade des choix imposés conjointement par direction et gouvernement. Un duo infernal, où le dogme de la rentabilité est érigé en alpha et oméga des politiques ferroviaires.

Écologiquement viable et générateur d'emploi et de savoirs faire tout le monde gagnerait à un rétablissement d'un service public ferroviaire de qualité, les voyageurs en premier !

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UN CLIC VERS LE NOUVEAU SITE PCF LOIRET!!!

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08 janvier 2018

STOP à la disparition des terres agricoles de l'agglomération Cœur d'Essonne

information suivie: 

 

PETITION

 

L'équivalent en terres agricoles d'un département français disparaît tous les sept ans. Notre agglomération Cœur d'Essonne, située à la périphérie de l'urbanisation francilienne, est sur ce point particulièrement menacée. Quelque 500 ha de terres agricoles et d'espaces naturels ont disparu ces dernières années ou sont en voie de disparition rapide. Parmi les projets les plus récents citons, entre autres : la ZAC des Bourguignons à Egly (30ha), la ZAC des Bellevues à Arpajon et Ollainville (56 ha), la ZAC de la Croix e l'Orme à Bruyères-le-Châtel (16 ha), la ZAC de Val Vert au Plessis-Pâté (80 ha), la ZAC du Souchet à La Norville (6,5 ha), les Promenades de Brétigny (15 ha).

L'agglomération Cœur d'Essonne doit procéder, en 2018, à l'élaboration de son Projet de Territoire et de son Plan Climat Air Énergie territorial. Ce travail d'importance doit permettre une réorientation fondamentale de notre politique en matière d'aménagement et d'urbanisme et la mise en place de pratiques nouvelles, notamment en matière de concertation et de démocratie participative.

 C'est pourquoi, conformément aux principes de développement durable et de l'économie circulaire, NOUS DEMANDONS L'ADOPTION ET LA MISE EN APPLICATION DES MESURES SUIVANTES :

  • Renforcer la protection des zones agricoles existantes, plus particulièrement les plus menacées,  par des mesures appropriées : zonage A dans le PLU, classement en zone agricole protégée (ZAP), maîtrise publique ponctuelle du foncier...
  • Accélérer la conversion à l'agriculture biologique, privilégier les circuits courts et la production locale et lancer dès à présent la révolution agraire en favorisant de nouvelles pratiques agricoles (agroécologie, agroforesterie...).
  • Arrêter tout nouveau projet de zone d'activité, de centre commercial ou de grande surface périphérique, générateur de déplacements inutiles et polluants
  • Donner la priorité à la suppression des friches urbaines et à la réhabilitation des zones d'activité économiques existantes.
  • Redynamiser les centres et les quartiers de nos villes en  y installant en priorité les nouvelles surfaces et activités économiques et commerciales.
  • En matière de déplacements et de transports, mettre un terme au tout-automobile et  orienter les investissements prioritairement en faveur des transports collectifs et des mobilités actives (marche à pied, vélo...).
  • Mettre en place la continuité écologique sur l'ensemble du territoire (en lien avec les territoires voisins) et procéder à une revégétalisation systématique de nos zones urbaines pour préserver, développer la biodiversité et résister aux effets du réchauffement climatique.

HABITANTS DES 21 COMMUNES DE CŒUR D'ESSONNE AGGLOMÉRATION,SIGNEZ AVEC NOUS CETTE PÉTITION QUI SERA REMISE A NOS RESPONSABLES POLITIQUES ET ÉCONOMIQUES

(Orge Hurepoix Environnement est une fédération d'associations environnementales locales de l'agglomération CEA, pour nous contacter : petition.ohe@orange.fr)

Cette pétition sera remise à:
  • Monsieur le Président de Cœur d'Essonne Agglomération

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