Collectif Front de Gauche de Bouray-Janville-Lardy

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Ce blog est un outil de contact et d'information créé  par le Collectif Front de Gauche de Bouray-Janville-Lardy, présent sur les communes de Bouray sur Juine, Janville sur Juine, Lardy et plus loin...  il s'adresse aux citoyens qui placent l'Humain au centre de leur quotidien et de notre société.

A l'origine le Front de Gauche et son programme "L'Humain D'abord" est une coalition de partis politique français (PCF, PG, Ensemble, PCOF, République et Socialisme) souhaitant rassembler les forces de la gauche antilibérale hostiles notamment à l'Europe libérale et à la ratification du traité de Lisbonne.

Le collectif soutient la candidature de Jean-Luc Mélenchon (JLM2017) à l'élection présidentielle et son programme "L'avenir en commun" .

 

Félicitations aux députés du Parti Communiste Français et de France Insoumise

 

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  « Le système n’a pas peur de la gauche, il a peur du peuple. »

 

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18 janvier 2019

PCF: Le gouvernement fait face à une crise politique sans précédent !

Réunion publique

Mardi 22 janvier à 19h

Salle Emile Auvray, face à la Mairie

Allée Emile Rigal à Dourdan

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17 janvier 2019

« LA FRANCE N’EST PAS UN PAYS COMME LES AUTRES »

Déclaration de l’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains du 15 janvier 2019 :



La formule est juste. La prise de conscience, elle, bien trop tardive de la part d’un Président de la République forcé d’ouvrir les yeux sur une colère sociale qu’il a contribué à attiser mais dont les racines puisent dans l’histoire longue de nos institutions et de choix politiques délétère assumés sans discontinuité ou presque depuis près de 40 ans.

Après un an et demi d’exercice jupitérien du pouvoir, le Chef de l’Etat est confronté à une crise sociale sans précédent, autant sur la forme que sur le fond.

C’est l’expression d’un peuple qui ne parvient plus à se faire entendre et à se faire reconnaître, un peuple qui ne veut pas disparaître, fondu ou absorbé par la « start-up nation » et la compétition métropolitaine européenne.

En colère, victime de la raréfaction des services publics, du chômage de masse, de salaires et de pensions toujours plus faibles et menacé dans son quotidien par l’augmentation continue du coût de la vie, une partie du peuple a donc décidé de reprendre la parole et de resurgir au coeur de la scène politique et médiatique.

Privé des corps intermédiaires qu’il a consciencieusement désavoués depuis son élection, le Président de la République se retrouve à court de solutions, droit dans ses bottes mais nu face à cette exigence démocratique et sociale qu’il ne comprend pas et appelle désormais à l’aide celles et ceux dont il entendait jusqu’à présent se passer.

Aussi les élu·e·s locaux·ales sont-ils appelés à jouer, écrit-il dans sa lettre aux français·e·s « un rôle essentiel » dans le débat national qu’il a décidé de lancer en réponse à cette profonde crise qui secoue notre pays et que nous ne résumerons ni aux violences ni à la couleur d’une chasuble.

Les élu·e·s locaux·ales, en contact direct et permanent avec toutes les populations, avec toutes leurs difficultés et toutes leurs richesses, n’ont pas attendu pour dénoncer les fractures territoriales, s’insurger contre la casse des services publics de proximité et exiger des Gouvernements successifs qu’ils répondent à la triple urgence sociale, démocratique et écologique.

Jamais nous n’aurons été aussi peu entendus que depuis deux ans.
Un débat national est désormais lancé. Il ne se limite pas aux modalités mises en oeuvre depuis les bureaux de l’Elysée.

Partout en France, dans les territoires ruraux comme dans les territoires urbains, nos concitoyen·ne·s, à la faveur de milliers de mobilisations, se sont re-saisis ces dernières semaines de questions essentielles pour notre destin collectif.

Les élu·e·s de l’Association nationale des élus communistes et républicains sont à leurs côtés dans leur exigence de débat et leur construction de solutions alternatives à la crise qui secoue notre pays et dont ils·elles sont, bien souvent, les principales victimes.

Je les appelle à continuer de prendre toutes les initiatives nécessaires pour que s’exprime la colère populaire et que se construisent, dans un débat sans tabou, les solutions.

Dans les villages et les villes où nos concitoyen·ne·s nous ont choisis pour exercer des responsabilités, nous pouvons être fier·e·s de nos expériences, de nos combats, de nos propositions et de l’énergie que nous mettons toutes et tous à servir l’intérêt général.

Les partager le plus largement possible autour de nous, continuer à être à l’écoute de ce que vivent les femmes et les hommes de notre pays, offrir des perspectives concrètes à chacune et à chacun, ce sont là des exigences fondamentales rappelées par nos concitoyen·ne·s et que les élu·e·s communistes et républicain·e·s s’attachent et s’attacheront à faire vivre au quotidien.

Patrice Bessac, Président de l’ANECR, Maire de Montreuil.

Télécharger la déclaration de l’ANECR en pdf

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Gilets jaunes : la Justice est là pour rendre la Justice. Pas pour rétablir l’ordre.

Source:  http://www.vududroit.com/

Que se passe-t-il dans la magistrature française ?

Dans le silence obstiné des organisations syndicales, un pouvoir aux abois a instrumentalisé une répression judiciaire sans précédent pour tenter de mater un mouvement social. Il y a bien évidemment la stratégie du ministère de l’intérieur qui pousse à la violence pour tenter de disqualifier le mouvement. Mais malheureusement la magistrature accepte ces dérives et joue sa partition dans ce qui désormais s’apparente à une répression de masse qui entretient des rapports très lointains avec l’État de droit dont on nous rebat pourtant les oreilles. Cravachés par Nicole Belloubet en personne (!) se déplaçant au tribunal de Paris un dimanche, et par les interventions permanentes de la place Vendôme voire de Matignon y compris des instructions individuelles pourtant interdites par la loi, les parquets déchaînés basculent avec zèle dans la répression de masse, font procéder à des arrestations souvent préventives, par milliers, défèrent également par milliers des gens devant les tribunaux, à l’aide de procédures d’urgence dans lesquelles par des réquisitoires violents, il demande des peines folles. Et de façon stupéfiante la magistrature du siège a accepté de rentrer dans cette logique et distribue en cadence des peines ahurissantes. Depuis le début du mouvement, plus de 5000 arrestations, 1000 condamnations, 350 personnes incarcérées sur la base d’incriminations parfois farfelues. Et avec des interprétations de la loi répressive souvent audacieuses pour ne pas dire plus. Désolé, mais ceci n’est pas de la justice, c’est de l’abattage.

Et manifestement c’est loin d’être fini. Des anecdotes effarantes remontent de toute la France sur ce qui est en train de se passer. Tel sera condamné à six mois de prison ferme pour avoir partagé un statut sur Facebook, tel autre à 28 mois tout aussi fermes, sans avoir été défendu par un avocat, au prétexte selon la présidente du tribunal « que cela n’aurait rien changé ». Il y a des dizaines et des dizaines d’autres histoires qui font froid dans le dos. La France prend un drôle de chemin.  Dans tel département, le procureur et le préfet font conférence de presse commune pour menacer : « la justice sera impitoyable ! » Depuis quand sont-ce les procureurs et les préfets qui jugent ? Jusqu’à nouvel ordre, dans une démocratie, ils sont responsables du maintien de l’ordre, pas de rendre la justice. Dans tel autre, il semblerait bien que le procureur ait organisé une forme de « comité de salut public » chargé de fournir les charrettes, et on dit que les juges du siège qui vont juger le font sur la base du volontariat ! Naturellement les pressions se font nombreuses contre les avocats qui s’élèvent contre ces dérives et font leur devoir. Gare à la fermeté, l’exigence ou la passion, les plaintes du parquet contre les défenseurs dégringolent immédiatement. Et naturellement il y a le refus obstiné de se pencher sur la multiplication des violences policières, sur l’usage incroyablement excessif de la force. Notamment avec les flashs ball et les grenades de désencerclement utilisés en violation de règles pourtant claires. Et puis il y a bien sûr la violence directe, arbitraire dont de multiples vidéos donnent de tristes exemples. Cette impunité, ne peut qu’être un choix délibéré, et provoque fatalement l’émotion et la rage. Le procureur de Toulon ayant sous les yeux les vidéos du commandant Didier Andrieux permettant de voir parfaitement à qui on avait affaire a trouvé le moyen de se déshonorer en refusant immédiatement toute enquête au motif que le comportement du commandant frappeur aurait été « proportionné ». On rappellera que dans le passé ce n’était pas l’avis de ses subordonnés, et que le préfet plus malin et devant l’évidence a demandé une enquête de l’IGPN.

Dans cette ambiance, et comme les tribunaux les suivent, comment s’étonner que les ministres les plus déplorables se permettent de proférer des menaces comme le font tous les jours Christophe Castaner, Benjamin Grivreaux ou Marlène Schiappa qui viennent d’inventer une nouvelle définition de la complicité, et exigent des arrestations préventives (!). Comment s’étonner qu’un premier ministre dont on attendait peut-être un peu plus de tenue annonce des mesures législatives liberticides qui vont finir par faire envie à Erdogan ?

Préférer l’ordre à la justice ?

Alors vient à l’esprit la question : comment le corps de la magistrature dont les organisations syndicales aujourd’hui muettes, nous rebattent les oreilles avec son indépendance et son impartialité depuis 30 ans accepte-t-il de devenir ainsi l’instrument de la violence d’un parti de l’ordre à ce point déchaîné ? Comment oublie-t-on ainsi que la justice se rend au nom du peuple français ? Personne pour sauver l’honneur ? Aucun procureur dont la parole est libre à l’audience pour refuser les ordres de Belloubet ? Aucune juridiction pour se rappeler que sa mission n’est pas de rétablir l’ordre mais de rendre la justice. Dans le respect de la loi, quoi qu’il arrive. Ce n’est pas semble-t-il le choix qui a été fait, et pour illustrer l’ampleur du mal on citera Madame Noëlle Lenoir, ancienne ministre et ancien membre du conseil d’État et du conseil constitutionnel, donc juriste affirmée qui nous dit dans un tweet : « que la justice doit être réellement faite par les tribunaux dont la responsabilité est immense pour restaurer l’ordre ». Quelqu’un pour rappeler à cette aimable versaillaise (dans le sens que la Commune lui a donné) manifestement en panique, que la mission de restauration de l’ordre est celle de l’exécutif, pour les tribunaux c’est celle de la Justice ? Dans le respect de la loi et des procédures.

Alors il est vrai, que depuis une trentaine d’années, on pouvait espérer que la justice française et le corps des magistrats qui la rend s’étaient enfin émancipés de leur soumission au pouvoir mais avaient aussi abandonné sa vieille culture qui lui avait toujours fait préférer l’ordre la justice. Depuis 1940 un certain nombre d’épisodes douloureux l’avait marquée et généré une véritable volonté d’émancipation. Malheureusement depuis quelques années grâce une forme d’alliance avec les médias, magistrats se sont pensés débarrassés de la tutelle de l’État. Sans mesurer que celui-ci, lui imposant un invraisemblable déficit de moyens continuait à la tenir en laisse. Depuis quelques années on a ainsi assisté à toute une série de dérives orchestrées en général par les institutions d’exception que sont le Parquet National Financier, et le Pôle d’instruction financier, systématiquement couvertes par les juridictions supérieures. D’abord la chasse au Sarkozy sous Hollande, ensuite la volontaire destruction judiciaire de la candidature présidentielle de François Fillon applaudie à tout rompre par les syndicats et la hiérarchie judiciaire. Il faut cesser de finasser, le contester relève aujourd’hui simplement du grotesque. De ce point de vue la sincérité du scrutin de la présidentielle a été faussée. Comme elle l’a été par les moyens financiers et médiatiques massifs pour la plupart illégaux qui ont été utilisées à l’appui de la candidature Macron et qui n’ont pas arraché une plainte aux organes de contrôle et à la justice. C’est d’ailleurs cette illégitimité initiale qui explose la figure de celui qui en avait été le bénéficiaire. Par la suite, une fois le jeune roi au pouvoir, il y a eu la protection judiciaire dont a bénéficié son entourage et sa cour. C’est Richard Ferrand, Muriel Pénicaud, Collomb, Ismaël Emelien, et quelques autres avec à leur tête la star de la complaisance judiciaire Alexandre Benalla, l’homme qui embarque et planque son coffre-fort sous le nez de la police sans que cela arrache un froncement de sourcils au procureur, qui prétend grossièrement contre l’évidence n’avoir été en possession que d’un pistolet à eau que l’on maintient sous le statut de témoin assisté, et qui semble depuis son départ de l’Élysée multiplier les infractions sans que là aussi il ne se passe grand-chose. Jusqu’à cet article récemment paru dans le Canard enchaîné où l’on apprend que pour François Bayrou qui connaît les mêmes soucis d’assistants parlementaires au Parlement européen que le Rassemblement National et La France insoumise, il a été demandé au parquet de n’effectuer absolument aucune investigation susceptible de chagriner le maire de Pau. Parquet qui s’est paraît-il exécuté aimablement.

La contrepartie de cette incroyable mansuétude, c’est la multiplication des avanies judiciaires contre le Rassemblement National, et contre Jean-Luc Mélenchon et son parti. N’en jetez plus! Dernière petite cerise sur le gâteau de ces dérives, la publication ces jours-ci par la presse du réquisitoire du PNF demandant le renvoi de François Fillon devant le tribunal correctionnel, parfait hasard du calendrier bien sûr.

On pouvait penser que cette connivence de la haute fonction publique judiciaire avec le plus haut niveau du pouvoir d’État reposait sur des affinités sociologiques, idéologiques, voire politiques et ne concernait que cette couche.

Malheureusement ce qui vient de se produire, cette façon dont l’appareil judiciaire, n’hésitant pas devant des illégalités parfois flagrantes, s’est mis avec zèle au service d’une répression de masse contre le mouvement des gilets jaunes, et avec une violence sans précédent depuis la fin de la guerre d’Algérie, démontre que le mal est beaucoup plus profond. La justice française se vit toujours comme  un outil de maintien de l’ordre au service du pouvoir en place. J’avais écrit il y a une quinzaine d’années à propos de l’affaire d’Outreau que les magistrats gardaient une culture qui leur fait préférer l’ordre à la justice.

C’est toujours le cas aujourd’hui, et la démonstration que l’on vient de nous faire est une véritable catastrophe institutionnelle. La défiance envers l’institution judiciaire va redevenir massive et pour très longtemps.

Ce n’est pas une bonne nouvelle.

Régis de Castelnau

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16 janvier 2019

Cahiers de la colère et de l’espoir

Cahiers de la colère et de l’espoir

mardi 8 janvier 2019[]

L’Humanité se met à la disposition de toutes celles et ceux qui veulent faire connaitre leurs problèmes et leurs souhaits.

Chaque lettre, chaque texte ou contribution que vous déposerez sera remis au ministre concerné, aux groupes parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat, ainsi qu’au Président de la République.

Pour chaque grande question, le quotidien organisera des discussions publiques associant contributeurs, syndicalistes, chercheurs et élus.

Déjà quelques contributions mises en ligne :

Mal à mon service public...

La désindexation de la retraite par rapport à l’inflation est injuste

Partager les richesses

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15 janvier 2019

[information culturelle] Concert de l'Harmonie de Clamart. 19 janvier 2019 à 20H30

Nous avons le plaisir de faire circuler cette information.
Concert de l'Harmonie de Clamart.  19 janvier 2019 a 20H30 , salle Cassin, Lardy, 20h30
Ceux qui ont eu la chance d'assister aux concerts de "l'Harmonie de Clamart" les années précédentes, peuvent témoigner de la qualité de ce groupe !

L'APE est une association ayant pour but de financer des "classes de découverte", pour les enfants de l'école publique de Jean Moulin à Lardy.

Le concert aura lieu le 19 janvier 2019 a 20H30 , salle Cassin, Lardy, 20h30, ouverture des portes 30 mn avant.  Placement libre. il est préférable de réserver votre place.Réservation:

06.88.37.29.97
reservation.ape[@]gmail.com

Venez nombreux.

L'entrée est libre, une buvette sera à votre disposition. 
A la sortie, vous aurez la possibilité de donner une contribution, qui permettra aux enfants de partir en classe découverte.

Harmonie 19 janvier 2019

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14 janvier 2019

Une lettre aux Français qui ferme le grand débat avant de l’ouvrir

Lundi, 14 Janvier, 2019
Pierre Duquesne

Le retour de l’ISF est écarté par Emmanuel Macron, pour qui la discussion doit aboutir à déterminer quels impôts l’on doit baisser, quels services publics il faut fermer. Lire la lettre intégrale (1)

«Pour moi, il n’y a pas de questions interdites », prévient Emmanuel Macron dans les premières lignes de sa lettre aux 66 millions de Français, publiée aujourd’hui. « Afin que les espérances dominent les peurs, il est nécessaire et légitime que nous nous reposions ensemble les grandes questions de notre avenir », écrit-il encore pour lancer le grand débat national qui doit durer jusqu’au 15 mars prochain, via des réunions locales ou sur une plateforme numérique qui doivent être lancées cette semaine. Le dispositif, complété par des conférences citoyennes régionales, doit être précisé aujourd’hui par le premier ministre.

Pas sûr toutefois que la suite de sa lettre donne envie, comme il l’espère, « que le plus grand nombre de Français » participent à ce grand débat. Car s’il pense que ce débat peut apporter « une clarification de notre projet national et européen », c’est après avoir rappelé qu’il a été élu sur un projet, et qu’il n’a pas l’intention d’en changer. « Je pense toujours qu’il faut rendre à la France sa prospérité pour qu’elle puisse être généreuse, car l’un ne va pas sans l’autre, (...) que l’emploi se crée avant tout dans les entreprises, qu’il faut donc leur donner les moyens de se développer. » Qu’il faut « un système social rénové » et « réduire les inégalités à la racine ». Il prévient : « Sur ces grandes orientations, ma détermination n’a pas changé. »

Les thèmes retenus, d’apparence larges, ont été remaniés. Outre la fiscalité, l’environnement et l’enjeu démocratique, déjà annoncés, le thème du pouvoir d’achat n’apparaît plus comme un sujet. Il a tout simplement disparu de cette longue missive. Et quand cette question est abordée, ce n’est qu’au travers des baisses d’impôts. « Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en réalité ? » demande Emmanuel Macron. Pour ceux qui n’avaient pas compris le message, il précise : « Nous ne pouvons, quoi qu’il en soit, poursuivre les baisses d’impôts sans baisser le niveau global de notre dépense publique. » Il poursuit : « Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ? Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? » Ceux qui seraient tentés d’évoquer les besoins nouveaux de services publics, ils sont priés de dire « comment les financer ».

Le retour de l’ISF, revendication qui revient perpétuellement autour des ronds-points, dans les manifs des gilets jaunes et sur les cahiers de doléances ouverts dans les mairies, est aussi fermement rejeté. « L’impôt, lorsqu’il est trop élevé, prive notre économie des ressources qui pourraient utilement s’investir dans les entreprises, créant ainsi de l’emploi et de la croissance. (...) Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises pour corriger cela afin d’encourager l’investissement et faire que le travail paie davantage. »

L’immigration et la laïcité au menu du grand débat

Les ardents défenseurs du RIC, et tous ceux qui plaident pour de nouvelles formes d’intervention populaire, pourront investir les débats visant à donner plus de force à la démocratie et la citoyenneté. Mais Emmanuel Macron refuse de donner l’exemple, le chef de l’État n’ayant manifestement pas l’intention de faire déboucher ce grand débat sur une grande consultation populaire. « Ce n’est ni une élection, ni un référendum », précise-t-il, avant d’expliquer que ces propositions visent « à bâtir un nouveau contrat pour la Nation, à structurer l’action du gouvernement et du Parlement ». Plus inquiétant encore, il ne limite pas ce débat au fonctionnement démocratique mais souhaite qu’il serve à interroger la citoyenneté. Point de discussions sur l’éducation populaire ou la façon de construire des citoyens actifs et émancipés, mais plutôt l’impérieuse nécessité de réfléchir à « l’intégration », à « nos obligations en matière d’asile », au « défi » de l’immigration. Il remet dans le débat public la question de la « laïcité », alors que ces sujets clivants avaient été justement occultés par deux mois de mobilisations sociales. Autre sujet dont il fait ardemment la promotion, la réforme de l’État et des administrations.

Encore un sujet que l’on avait peu vu et lu depuis le 17 novembre. Cette volonté d’enfermer les échanges et de les caler sur l’agenda politique des tenants du pouvoir ne va pas faire illusion très longtemps. « Un grand débat où c’est eux qui choisissent les thèmes ? Ils se foutent de nous ! Avec des gens comme ça on débat pas, il faut leur imposer nos idées, qu’ils n’aient plus le choix », expliquait Adrien, un gilet jaune de 38 ans.

Pierre Duquesne

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Schiappa et Leetchi : violer la loi c’est open bar

Source: Schiappa et Leetchi : violer la loi c’est open bar

Marlène Schiappa ci-devant secrétaire d’État est un personnage assez surprenant. Sortie d’on ne sait où, auteur de livres érotiques de gare et d’articles de presse ineptes, elle était un des éléments les plus singuliers parmi les passagers hétéroclites du train conduit par Emmanuel Macron à son arrivée à l’Élysée. Mélange étrange de niaiserie, d’ingénuité et de méchanceté, elle s’est spécialisée dans le jet quasi quotidien dans le champ politique de grenades dégoupillées. De préférence, sur des sujets qui ne la concernent pas et où elle affiche toujours une ignorance dévastatrice.

On ne reviendra pas sur les éléments de ce qui constitue désormais un florilège pour ne retenir qu’une des dernières sorties, celle relative à la fameuse cagnotte mise en place pour Christophe Dettinger le « gitan de Massy » après qu’il se fut livré aux autorités. Tout le monde connaît maintenant la vidéo qui a fait le tour du monde où l’on voit un jeune homme, dans une bousculade opposants gilets jaune et policiers, marcher déterminé vers ceux-ci carpaçonnés et derrière leurs boucliers pour les faire reculer à coups de droites et de crochets. On ne va pas ici lancer le débat à coups d’anathèmes moraux contre un côté ou l’autre, la séquence du commandant Andrieux à Toulon montrant suffisamment qu’il faut l’éviter. Sur un plan juridique il semble que Christophe Dettinger ait commis des infractions, et il est normal d’en être choqué. Il appartiendra au juge d’en décider la réalité et la gravité. À condition bien sûr qu’il bénéficie d’un procès équitable, l’actualité judiciaire récente concernant les gilets jaunes permettant de craindre que cette perspective ne soit pas assurée. Mais nous verrons.

Toujours est-il qu’il ne fallait que quelques secondes pour comprendre qu’avec le gitan de Massy, le peuple des gilets jaunes avait trouvé son héros. En France, le rapport aux forces de l’ordre est contradictoire, et on fredonne « hécatombe au marché de Brive-la-Gaillarde » pour ensuite applaudir les forces de l’ordre quand elles protègent. Et là, après des semaines de répression brutale, c’est le réflexe décrit par Brassens qui a joué : « dès qu’il s’agit d’rosser les cognes, tout l’monde se réconcilie. » Et dans le contexte de cette étonnante insurrection du peuple français, cette irruption, viriliste renvoie à des figures de la mémoire populaire comme celle du « grand Ferré » le premier héros paysan de l’histoire de France qui avait abattu à coup de hache 85 gardes anglais pendant la guerre de 100 ans, ou « frère Jean des Entommeures » l’ami de Gargantua à l’efficacité redoutable contre les soldats qui profanaient sa vigne.

C’est peut-être pour cela que les petits aboyeurs de la Macronie auraient dû s’abstenir de hurler à la mort contre le boxeur. Après que celui-ci eut diffusé une vidéo d’excuses, ses amis ont ouvert auprès de la société Leetchi une cagnotte destinée à rassembler des fonds pour assurer la défense de Dettinger et aider sa famille dans cette période difficile. Pratique courante, normale, parfaitement légale et qui comporte de nombreux précédents. Il ne s’agissait absolument pas de prendre en charge les éventuelles condamnations pécuniaires mais de pourvoir à sa défense. Le succès foudroyant de cette cagnotte a mis les petits marquis en fureur. Chacun au sein de la petite caste y est allé de son couplet, masquant par des cours de morale hypocrite sa rage devant cette solidarité exprimée par ce peuple qu’ils détestent. La polémique enflant, et après une intervention de Marlène Schiappa on apprit par la société Leetchi que la cagnotte était « close », les sommes bloquées, et que les dépenses effectuées pour la défense de Christophe Dettinger seraient réalisées directement par la société. Et réglées aux avocats sur présentation de factures et de devis ! Ainsi, cette société très liée à Xavier Niel et filiale du Crédit Mutuel Arkea a donc cédé aux pressions gouvernementales et à l’ordre donné par Marlène Schiappa. Situation absolument stupéfiante ou le droit est simplement foulé aux pieds. En effet les règles générales de la société Leetchi acceptées par l’organisateur de la cagnotte prévoient explicitement que les sommes lui seront remises à charge pour lui de les répartir en fonction de l’objet et du mandat qu’il a reçu des donateurs. La responsabilité dans l’utilisation des fonds relève des rapports entre l’organisateur et les donateurs. La responsabilité de Leetchi ne peut être engagée en cas de problème survenant dans cette utilisation.

Au-delà des conclusions que chacun en tirera sur l’impossibilité désormais de s’adresser à cette société pour la constitution de cagnottes, il y a quand même un très sérieux problème juridique.

Résumons-nous : la cagnotte a été lancée pour venir en aide à Christophe Dettinger dans la procédure intentée contre lui (frais de défense) et à sa famille mise en difficulté par l’incarcération. C’est bien sur cette base que les sommes ont été versées par les donateurs et sont désormais entre les mains de Leetchi. Et c’est la raison pour laquelle elles doivent être remises à l’organisateur qui les utilisera sous sa responsabilité. En violant ses propres règles, et en disposant à sa guise à l’encontre de la volonté des donateurs, ce qui constitue un détournement, Leetchi semble bien avoir commis le délit d’ABUS DE CONFIANCE prévu et réprimé par l’article 314-1 du code pénal. L’organisateur et les donateurs devraient immédiatement saisir le procureur de la république pour déposer plainte entre ses mains.

Au-delà de l’impact commercial que l’on espère désastreux pour Leetchi on peut s’interroger sur ce zèle à exécuter des ordres aussi manifestement illégaux émis par Marlène Schiappa lors d’une émission de télévision.

Après avoir considéré que la cagnotte était indécente, cette dernière a dit : « Il est souhaitable effectivement de savoir qui a donné à cette cagnotte, parce que je crois que c’est une forme de complicité ». Attitude invraisemblable, qui au-delà de mettre de l’huile sur le feu en un moment où il vaudrait mieux éviter, qui témoigne d’une ignorance abyssale de règles de droit élémentaires et démontre que Madame Schiappa, n’a rien à faire à un poste de ministre, qu’elle déshonore tous les jours. La société civile, c’est très bien mais un gouvernement de la république ce n’est pas un plateau de télé réalité. Non mais allô quoi ?

La complicité en droit c’est très simple, c’est faciliter la commission de l’infraction par fourniture de moyens. Donc bien évidemment tous les actes, pour être incriminés doivent avoir été commis avant ou pendant l’infraction. Cette invocation ignare de la complicité de la part d’un responsable public dans ces circonstances est inacceptable. Elle l’est d’autant plus que les indignations de Madame Schiappa sont particulièrement sélectives, qui n’a vu aucun inconvénient et n’a pas bougé un sourcil lorsqu’une initiative totalement identique a été réalisée pour Tariq Ramadan. Elle n’a pas accusé ceux qui avait souscrit pour la défense d’une personne poursuivie pour viol d’en avoir été le complice. On notera les hiérarchies d’indignation de la secrétaire d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes…

Mais la demande de communication montre bien au-delà de l’analphabétisme juridique, qu’il y a bien une volonté répressive qui se moque des règles de droit d’un pays démocratique. Cette demande témoigne d’une attitude open bar quant à la violation de l’État de droit. Pour elle, des gens qui ont manifesté de la compassion et de la fraternité pour une personne poursuivie sont des complices, doivent être fichés et poursuivis.

Comment être étonné que les couches populaires ne puissent plus supporter jusqu’à la rage de voir à des postes de responsabilité importants, des gens capables d’un tel comportement.

Régis de Castelnau

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12 janvier 2019

1980 : Coluche "Je suis le candidat des revendications des abstentionnistes" | Archive INA

 

C'était il y a un peu moins de 40 ans....

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Gratuité du park relais à Etampes

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