Collectif Front de Gauche de Bouray-Janville-Lardy

BIENVENUE SUR LE BLOG

 

logo FDGBJL

 

Ce blog est un outil de contact et d'information créé  par le Collectif Front de Gauche de Bouray-Janville-Lardy, présent sur les communes de Bouray sur Juine, Janville sur Juine, Lardy et plus loin...  il s'adresse aux citoyens qui placent l'Humain au centre de leur quotidien et de notre société.

A l'origine le Front de Gauche et son programme "L'Humain D'abord" est une coalition de partis politique français (PCF, PG, Ensemble, PCOF, République et Socialisme) souhaitant rassembler les forces de la gauche antilibérale hostiles notamment à l'Europe libérale et à la ratification du traité de Lisbonne.

Le collectif soutient la candidature de Jean-Luc Mélenchon (JLM2017) à l'élection présidentielle et son programme "L'avenir en commun" .

 

Félicitations aux députés du Parti Communiste Français et de France Insoumise

 

place_au_peuple

  « Le système n’a pas peur de la gauche, il a peur du peuple. »

 

Vous pouvez nous suivre en vous abonnant à la "Newsletter" ou via "Twitter".

Posté par fdgbjl à 19:14 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

24 juin 2017

Retour sur la réunion du 13 juin 2017 sur l’agenda 21 commun à Bouray-sur-Juine et Lardy

Lardy pâté, salle Cassin

La réunion publique commune à Bouray-sur-Juine et Lardy concernant l’adoption d’un agenda 21 s’est tenue Mardi 13 juin au soir à la salle Cassin.  Pas moins de 50 personnes s’étaient déplacées dont de nombreux Bouraysiens.  Les représentants de « Bouray autrement » (que nous saluons) étaient aussi présents.  Les habitants, visiblement remontés, ont interpellé les élus sur de nombreux sujets.

La réunion s’est déroulée en 2 parties.  La première se rapportant au bilan de l’agenda 21 établi à Lardy pour la période 2013-2016. La deuxième, une présentation de ce qu’est l’agenda 21,  par Mme Céline Pinot de l’association « Notre Village » qui réalise l’audit « agenda 21 » commandé par nos 2 communes.

1/ La majorité de Lardy fut plutôt dithyrambique sur la mise en place de l’agenda 21 sur les trois dernières années.  Force est de constater que de nombreuses initiatives furent mises en place par l’ancienne majorité et que la majorité actuelle n’a fait que se glisser dans les pantoufles de ses prédécesseurs.

La mise en place des prairies fleuries et une orientation maintenue vers le développement durable (ex. cantine) est une bonne nouvelle encore faut-il en donner les moyens et écouter les spécialistes avant qu’ils ne quittent le navire.  Mais il y a cependant de nombreux revers cités régulièrement sur ce blog :

  • Disparité de services aux populations entre les deux secteurs de Lardy (Bourg et Pâté/Cochet). La fermeture de la mairie annexe et de la poste de Bouray oblige de nombreuses personnes à se véhiculer sur le Bourg de Lardy.  Autre exemple;  construction du centre multigénérationnel, extension de la gendarmerie, construction du nouveau centre CCAS, le tout au bourg en plus du pôle multiculturel.
  • Bien que faisant partie du domaine privé, pas moins de 3 établissements bancaires sur le bourg, zéro sur la partie Cochet/pâté que l’on peut étendre à Bouray.
  • Après 3 ans, personne n’a encore vu les plans pour la mise en place du schéma des circulation douces, hormis quelques graffiti, peu ambitieux, sur le plan du PLU.
  • Bétonnage intensif au Pâté, refus de mettre les jardins partagés sur le Pâté, la raison invoquée par les élus : «faire un jardin au milieu des bâtiments en béton serait dommage »
  • Choix de la mise en place d’un revêtement synthétique/plastique pour le stade.
  • Absence de discussion sur l’installation des boîtes Linky.
  • Installation d’un pylône de 26 m de hauteur, sans concertation avec les Larziacois, ayant entraîné l’abattage de 3 arbres superbes.

Un bilan soi-disant triomphant mais en trompe-l’œil. Le bétonnage intensif, les pelouses synthétiques pour le stade ou l’installation d’un pylône de téléphonie mobile près d’habitations ont été pudiquement tus.

2/ La prestation de l’association « Notre Village » consiste en un « état des lieux », un diagnostic (mise en évidence des points communs et des disparités entre nos deux communes), la nomination d’un comité de pilotage pioché parmi les habitants volontaires et enfin l’élaboration de l’agenda 21 (ensemble d’objectifs à atteindre) sous la forme d’une charte qui doit déboucher sur l’obtention d’un label pour 3 ans.

Cette prestation est facturée par l’association (présidée par M. Alexandre Touzet, maire de Saint-Yon et grand copain de Mme Bougraud). Pour plus de détails, cf. http://notrevillage.asso.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=23&Itemid=42 ) un peu plus de 9000 euros. (6000 € pour Lardy, 3000 € pour Bouray)

Ceci nous rappelle un précédent.  Lors de la tentative de fusion forcée de nos communes : le cabinet d’experts diligenté pour mener cette fusion était composé de proches politiques de Madame Bougraud (1).  Les mauvaises habitudes sont coriaces, dans d’autre pays, cela s’appelle conflit d’intérêts et c’est interdit !  Aussi se pose toujours la suspicion que de telles associations ne soient que des pompes à fric… bien sûr, nous n’avons pas la possibilité de le vérifier… c’est bien là le hic !!! Le doute subsistera toujours en l'absence de toute transparence.

Les questions qui restent sans réponses.

De nombreuses questions dans la salle et des interrogations sans réponse, par exemple :

  • L’agenda 21 n’a rien à voir avec la  Cop21 (selon nos élus).
  • Pourquoi cet « agenda 21 » doit-il être réalisé en commun pour Bouray et Lardy ? Y-a-t-il un rapport avec le projet de fusion de l'année dernière ? Les habitants de Bouray ne sont-ils pas capables de mener ce projet tout  seuls ?
  • Que nous apporte agenda 21, hormis un label servant d’alibi dans un tract électoral ?
  • Réaliser un centre commercial derrière la gare, bétonner de nouvelles grandes surfaces agricoles est-il compatible avec l’objectif de l’agenda 21 de protéger nos commerces de proximité ?
  • L’objectif « achat circuits courts » concerne en priorité les cantines … qui sont gérées par la communauté de communes (CCEJR) qui n’est pas engagée par notre agenda 21. Encore un vœu pieux ?

Ce point là est intéressant quand on connait la volonté de la CCEJR de n’avoir recours qu’à un seul prestataire pour les cantines (trois actuellement à la CCEJR, Lardy et St-Yon ayant leur propre prestataire).  La prochaine négociation des contrats pourrait se faire au détriment du bio et des circuits courts.  Parents, soyez vigilants !! Écrivez à votre mairie.

Nous rapportons ici l’avis pertinent de la part des élus de l’opposition de Bouray.

« … en cela que notre municipalité engage la commune dans une action de longue durée (et qui nécessite et nécessitera des engagements budgétaires) sans aucun débat au Conseil municipal (ni même information) : nous sommes encore une fois mis devant le fait accompli. C'est un déni de démocratie dont nous avons pu voir les effets lors de la tentative de fusion ! »

« Quant à nous, « Bouray Autrement », nous sommes évidemment très sensibles à l’écologie, c’est pourquoi nous défendons le caractère rural de notre village, sa taille humaine, une croissance urbaine limitée (condition pour maîtriser la circulation automobile qui traverse nos communes), la défense des commerces de proximité et celle de nos paysages et de notre patrimoine architectural. En revanche nous sommes contre la métropolisation (dont les fusions de communes constituent une prémisse), l’abandon des services publics et la bétonisation … ainsi que les gazons synthétiques sur les stades ! »

« Si nous devions opter pour un agenda 21 (dont la seule utilité est l’obtention d’un label : on peut quand même faire de l’écologie sans être labellisé !), nous proposons de le faire commune par commune en nous concertant lorsqu’il y a des objectifs communs. Par exemple :

  • Entretien et aménagement de la Juine : mettre en commun les objectifs de Bouray, Saint-Vrain, Lardy ...
  • Préservation des bois (et des milieux naturels) : même chose avec Bouray, Janville, Itteville…
  • Défense des commerces de proximité : Lardy, Bouray, Janville, …

Les membres du collectif FDGBJL, présents à cette réunion ont clairement dénoncé l’enfumage de la propagande des élus de Lardy et de Bouray. Cet agenda mérite mieux !

Cette poudre aux yeux insupportable, en total décalage avec la réalité, a la vertu de mobiliser les habitants, un collectif d’habitants de Lardy a décidé de dire STOP et viennent de créer un collectif :

« Pas 2 pylônes aux abords du stade de Lardy ! »

Globalement, on a pu observer une grande défiance de la part de nos concitoyens envers leurs élus. Il est extrêmement problématique que la confiance soit brisée entre les équipes municipales et la population des deux villes.  La tentative de fusion en mettant de cotés les habitants laissent des traces (2). Il est encore plus problématique qu'aucun changement de comportement ne soit observé de la part de nos élus.

On peut également noter le départ précipité de Mme Bougraud, par la petite porte, sans aucune explication de sa part, et qui a abandonné la salariée de l'association "Notre Village" face aux habitants. Pas très correct.  Les explications confuses de Mr Cabot, sur « trop de travail » de Madame Bougraud était très maladroit et peu crédible.  Gage que la mise en place de cet agenda 21 entre les deux communes ne sera pas chose facile aux regards de toutes ces incohérences rapportées ici.

 

(1)  http://fdgbjl.canalblog.com/archives/2016/11/20/34589194.html

(2)  http://fdgbjl.canalblog.com/pages/fusion-lardy--bouray/34641602.html

Posté par fdgbjl à 14:43 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

22 juin 2017

La macron-économie, un destin jupitérien

Source : Les blogs d'Alter éco ayant fait peau neuve dans leur présentation, j'ai inauguré celle-ci par un petit texte sur la conception de l'économie du nouveau pouvoir :

http://blogs.alternatives-economiques.fr/harribey

Amicalement, JM Harribey

-------

La macron-économie, un destin jupitérien

  • Jean-Marie Harribey
  • 18/06/2017

À l’Université, on apprend aux étudiants en « sciences » économiques qu’il y a deux manières de comprendre l’économie : la micro-économie et la macro-économie, qui sont nécessaires car complémentaires. C’est bien sûr une ânerie car la première postule que les individus sont isolés les uns des autres et qu’ils raisonnent rationnellement hors de tout contexte environnant, hors de toute institution sociale, hors de tout rapport social, hors de tout rapport de force. La micro-économie pour expliquer la vie en société, c’est aussi scientifique que la terre planète unique, centre de l’univers. Seule la macro-économie comme approche des relations économiques et sociales a un sens, à condition de ne pas être abandonnée entre les mains exclusives des keynésiens des années 1960 qui croient encore à des « Glorieuses » perpétuelles qu’il suffit d’organiser par une bonne politique conjoncturelle.

Peut-être assistons-nous à l’éclosion de la macron-économie. Mais ce n’est qu’une couche de peinture recouvrant la micro-économie traditionnelle visant à individualiser ce qui ne relève pas des rapports inter-individuels. Cela permet à Macron et à ses affidés de nier la crise du système qui les a mis en place et qu’ils servent encore mieux que ceux qu’ils viennent d’éjecter de leurs sièges.

Le déni de la crise[1]

Tous les commentaires dithyrambiques sur Macron et sa victoire électorale sont fondés sur la magie du dépassement de l’opposition politique gauche/droite. Avec déjà une première entourloupe intellectuelle : identifier la gauche au parti socialiste et celui-ci au socialisme. Mais il faut voir ce prétendu dépassement comme une nouvelle figure du dépassement du clivage socio-économique entre travail et capital, lui-même issu de la rhétorique de la disparition des classes sociales et des idéologies. Et, finalement, le capitalisme n’existe plus. Dans ces conditions, le chômage n’est qu’un problème de lourdeur du code du travail et de dépenses publiques trop élevées, et la croissance n’attend qu’une libération encore plus grande des forces naturelles du marché.

« Couvrez donc ce capitalisme que ne nous ne saurions voir », pourrions-nous pasticher. Tous les Tartuffe du capital occultent la cause principale du marasme. Elle se nomme crise de rentabilité  du capital, non pas en soi, mais au regard des exigences de ses détenteurs, surtout les actionnaires des grandes firmes et banques engagées dans le processus de mondialisation. C’est la trame de fond depuis quarante ans, qui n’a eu d’autre palliatif que la dévalorisation de la force de travail et la fuite en avant financière. Sous le néolibéralisme, la restauration des taux de profit s’est faite surtout par la hausse absolue de la plus-value. Avec, au bout, la surproduction et donc la suraccumulation de capital par rapport aux capacités de produire de la valeur. Ah, la valeur, cette valeur chérie qui grossit le capital, quels que soient ses dégâts sociaux ou écologiques !

Las ! La difficulté de produire de la valeur et de vendre les marchandises qui la contiennent naît d’une double contradiction : la contradiction sociale plus on s’approche de la limite de l’exploitation du travail, et la contradiction écologique dès lors que se raréfie ou se dégrade la base matérielle de la production. Les deux obstacles sont à la racine de la diminution de la hausse de la productivité du travail, que le progrès technique ne réussit pas à enrayer.[2] Les incantations au retour de la croissance forte et durable n’y changeront rien.

La mystification macronienne est plus policée que celle de Trump. Mais elles renvoient toutes les deux au souci majeur des classes dominantes : faire oublier la nature systémique de la crise du capitalisme. Là-bas, il s’agit d’imposer l’idée que l’Amérique peut repartir de l’avant en niant le changement climatique. Ici, après une campagne où le mot écologie fut absent du vocabulaire du candidat désormais président, celui-ci s’offre Hulot comme gage de sa soudaine conversion. Mais c’est pour mieux repartir à l’assaut du droit du travail et des retraites, tout en allégeant la fiscalité sur les entreprises et les revenus du capital.

Patronat, forces politiques de droite et de droite, économistes et éditorialistes de cour répètent à l’envi que l’économie française souffre d’un manque de compétitivité à cause du coût du travail. Nul ne souffle mot du « talon de fer » (Jack London) de la finance. Nul n’imagine autre chose que d’émanciper le capital de toute contrainte.

Les dix commandements de la macron-économie

Tu instruiras que le marché est naturel et que, si la maxime thatchérienne selon laquelle la société n’existe pas n’est plus audible, il convient de la traduire en tu deviendras milliardaire.

Tu nieras les inégalités sociales et tu remplaceras la recherche de l’égalité entre tous par l’égalité des chances entre inégaux.

Tu individualiseras le rapport salarié-employeur, ainsi tu n’auras plus besoin de droit du travail que tu pourras mettre à la réforme, tandis que tu élargiras les champs de la négociation d’entreprise à tous les sujets, rendant la loi inutile.

Tu favoriseras les entrepreneurs de soi-même, de telle sorte que leur ubérisation paraisse plus attrayante que le salariat.

Tu transformeras le travail vivant en travail mort au fur et à mesure que sa mutation en simple marchandise s’accomplira.

Tu promettras qu’un euro de cotisation donnera droit à un euro de prestation, ainsi tu dissoudras la solidarité collective.[3]

Tu nieras les conflits d’intérêts entre les salaires et les dividendes car le travail et le capital sont en marche en même temps.

Tu auras une vision positive et tu t’abstiendras de prononcer le mot de capitalisme car la crise n’existe pas dans un monde ouvert où les GAFAM nous emportent sur un nuage.

Tu tairas le délabrement écologique car la technique pourvoira au remplacement de la nature, l’amélioration du climat des affaires en dépend.

Tu magnifieras la valeur au détriment de la valeur d’usage, tout en dissimulant sa génération par le travail.[4]

Ainsi s’accomplira un destin jupitérien, la macron-économie.

Notes

[1] Ce paragraphe a été publié par Politis, n° 1458, 15 juin 2017.

[2] Attac, Par ici la sortie, Cette crise qui n’en finit pas, Paris, Les Liens qui libèrent, 2017.

[3] Voir sur ce blog « Les retraites façon Macron : le piège des comptes notionnels », 16 mars 2017.

[4] Contre la micro-macron-économie, le livre sur la valeur est toujours La richesse, la valeur et l’inestimable, Fondements d’une critique socio-écologique de l’économie capitaliste, Paris, Les Liens qui libèrent, 2013. La revue Contretemps vient de publier un dossier très riche : « Dossier : extension du domaine de la valeur », 5 juin 2017.

http://blogs.alternatives-economiques.fr/harribey/2017/06/18/la-macron-economie-un-destin-jupiterien

Posté par fdgbjl à 06:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

21 juin 2017

de 2013 à 2017 : Petite perle trouvée dans les archives de 2013.....

 

Confrontée à une désindustrialisation constante depuis plus de 30 ans, la France se bat pour sauver son savoir-faire, ses emplois et son niveau de vie. Mais les armes utilisées apparaissent trop fragiles pour s’opposer à un libre échange sauvage qui délite chaque jour un peu plus notre économie. Faute de mettre en place un véritable protectionnisme, la France est condamnée. Cependant au milieu de ce marasme, une industrie parvient à se préserver. Dans ce domaine, les salaires restent généreux et les principaux acteurs ne sont pas soumis à la concurrence de la « mondialisation heureuse ». Cette industrie sans réelle valeur ajoutée ne gênerait pas grand monde si elle n’était pas infestée d’individus arrogants, soumis à une idéologie dominante et dangereuse, qui se permettent de donner des leçons à la France entière.

Les médias ne sont pas inventifs et fonctionnent selon deux préceptes fondamentaux qui consistent à maximiser leurs bénéfices et à relayer les idées de leur propriétaire. Ces deux préceptes ne sont pas fondamentalement choquants même si on aimerait retrouver des idéaux plus nobles que le Monde Diplomatique semble bien seul à défendre.

Le problème est que ces deux préceptes engendrent de grandes difficultés. La volonté de maximiser leurs bénéfices incite les médias à privilégier les informations « bankable » au détriment des informations les plus importantes. C’est ainsi que l’affaire « Karabatic » des paris truqués prend le pas sur la crise grecque. Que l’affaire Merah provoque l’interruption de la campagne présidentielle alors que les moments de débat sont extrêmement rares dans nos sociétés. Ou que l’ouragan Sandy monopolise les rédactions, quand un tremblement de terre plus meurtrier en Iran n’a droit qu’à quelques articles. Ainsi va la presse qui privilégie le sensationnel, le dramatique ou le ridicule pour créer le sacro saint « buzz » qui permet d’attirer l’attention pendant quelques heures. A l’arrivée, nous sommes confrontés à une baisse qualitative de l’information c'est-à-dire à une moins bonne information du citoyen.

Le problème du second précepte est lié aux caractéristiques sociales des propriétaires des différents médias. La diversité n’existe pas. Qui possède TF1 ? Bouygues. Europe 1 ? Lagardère. Le Figaro ? Dassault. Le Monde ? Le trio Niel (Free), Pigasse (Banque Lazard) et Bergé (héritier d’Yves Saint-Laurent). Libération ? Rothschild. Stop. N’en jetez plus. Le fait de retrouver cette uniformité au niveau des propriétaires de journaux biaise le débat. Puisque si l’on admet qu’il est logique de relayer un message en faveur des idées et des intérêts de son propriétaire, il faut alors reconnaître le fait que la diversité des idées n’existe pas dans les médias.

C’est précisément là que la perversité du système se situe. Car le citoyen perd rapidement de vue que les médias ne sont possédés que par des grands groupes financiers ou industriels. Et ces grands groupes font définitivement partie des gagnants de la mondialisation. Ces fameux 1 % à qui le système profite. Et à partir du moment où le citoyen baisse sa garde, il devient friable et donc une cible idéal pour son endoctrinement par les puissances financières.

Comprenons-le. Il se lève le matin avec Europe 1 qui lui explique qu’il y a trop d’impôts en France ou que les Grecs sont des fainéants. Il prend sa voiture et allume son radio où RTL lui raconte que les Français ne travaillent pas assez. Avant d’arriver au travail, il achète Libération ou Le Monde, qui évoque les « privilèges » des fonctionnaires. A midi il discute des « gaffes » d’Ayrault avec ses collègues, qui ont été abreuvés à la même soupe. En rentrant chez lui, il surfe sur le site du Figaro qui explique comment améliorer notre compétitivité en flexibilisant le marché du travail. Puis il allume la télévision pour assister à la grand-messe du 20 heures, où on va lui parler du coût de la fraude sur les minimas sociaux. Enfin, il va se coucher après avoir visionné un reportage sur la violence dans nos banlieues.

Le drame est que ce schéma peut potentiellement se reproduire chaque jour de chaque mois de chaque année. L’influence des médias est donc considérable et elle explique pourquoi les Français agissent aussi souvent à l’encontre de leurs intérêts. L’éveil citoyen est nécessaire. Mais le combat sera long et rien ne nous sera donné. Rien ne sera jamais acquis et les victoires d’hier pourront rapidement se transformer en défaite.

Le rôle des blog est ici. Bien qu’extrêmement minoritaires, ils constituent cet espace de liberté qu’il est de plus en plus difficile de retrouver dans la presse. Saluons cependant les efforts du Monde Diplomatique et de Serge Halimi ainsi que de certains journalistes de Marianne comme Philippe Cohen.

Face à la toute puissance des médias, la solidarité entre blog doit s’établir. Ensemble nous serons plus forts pour défendre une politique au service des intérêts de la France. Pour remettre en cause la politique de Bruxelles. L’indépendance de la Banque Centrale. La puissance des Lobbies. Le bi-partisme. Le néo-libéralisme. Pour enfin mettre en place un protectionnisme qui permette la réindustrialisation du pays avec la création d’emplois à forte valeur-ajoutée qui généreront de la croissance et qui feront chuter le chômage.

Ensemble. Pour que demain ait un sens…

Theux

Posté par raphaeldenis à 12:01 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Il fait chaud, mais pas que ça.

La qualité de l'air aujourd'hui sera trés mauvaise, les activités sportives sont à éviter.

source: https://www.airparif.asso.fr/indices/resultats-jour-citeair#jour

L'Ozone étant le principale responsable de la dégradation de la qualité de l'air.

AIRPARIF

 

Posté par fdgbjl à 06:32 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

20 juin 2017

Election Présidentielle 2017: un point de vue journalistique

Source: Lettre à mes consœurs et confrères journalistes…

… qui n’ont de cesse d’enjoliver Macron et de noircir Mélenchon.

Par Jacques Cotta • 2017: Libre discussion • Vendredi 02/06/2017

Sommaire

Chers Collègues,

Notre profession a toujours été soumise à des effets de mode. Nous nous en sommes toujours défendus, préférant ramener notre production journalistique à notre talent personnel. Mais la mode existe et s’impose de fait au plus grand nombre, sous la pression d’une hiérarchie déterminée qui pousse à une surenchère dans laquelle l’information ne trouve pas son compte. J’ai décidé cette lettre après avoir pris connaissance d’une critique me concernant. Pour annoncer mon dernier documentaire « dans le secret de la violence sociale » (diffusé le 23 mai sur France 2) un confrère en explique l’intérêt et souligne « le côté militant du film, ce qui fait sa force et sa faiblesse. Jacques cotta a soutenu publiquement jean Luc Mélenchon ». Cela m’a d’abord fait sourire. Puis réflexion faite, je me suis demandé ce que ma position vis à vis de la « France Insoumise » et de Jean Luc Mélenchon venait faire au milieu. La mode actuelle, nous y voilà ! Dans la presse, tous supports confondus, il est de bon ton de diaboliser Mélenchon, et de n’épargner nul qui l’approche. Mode qui n’est pas innocente. 
Avant de vous parler de ce que cela m’inspire précisément pour notre profession, je voudrais dans cette lettre aborder trois points pour tenter de bien me faire comprendre.

  • Quelques exemples illustratifs de ce que je nomme « la mode journalistique ».
  • La « mode » actuelle, un anti mélenchonisme d’une violence inouïe qui n’a d’égal que la promotion éhontée d’Emmanuel Macron.
  • Les conséquences qui risquent d’en découler.

Quelques exemples de mode journalistique

Dans les années 1985-1990, les plus anciens l’auront en mémoire, la victoire de Mitterrand, quelques années avant, avait libéré un espace que nous étions prompts à occuper. Les fausses factures étaient exhibées, les financements illégaux étaient dénoncés, et les arguments étaient sans détour. Lorsqu’il nous semblait que le mensonge voulait l’emporter, nous tenions bon, étions fermes, attachés à une enquête dont la rigueur était la seule exigence. Pour une catégorie de journalistes, l’impertinence –parfois excessive- et la ténacité étaient la marque d’un exercice professionnel sans concession. Il n’était au moins pas question de plier devant les puissants. Tout au contraire.
Puis sont arrivées les années 1995. La grande grève contre la réforme des retraites a constitué un tournant. Rappelez-vous cette page peu glorieuse. Un soir venteux et pluvieux, des grévistes convoqués autour d’un brasero pour 18 secondes de temps de parole alors que sur le plateau, bien au chaud, ministres et spécialistes pouvaient déverser leur version, leur savoir, leurs justifications sans contradiction durant plus de deux heures. Rappelez-vous cette haine de la profession montant du fond de la société, des confrères cameramen notamment se faisant prendre à partie dans les manifestations au cri de « politiques vendus, journalistes complices ». Un triste retour de balancier. La mode était alors à la « complaisance », à la « soumission ».


Il y a eu ensuite les années 2000 marquées par l’épisode référendaire. La « mode » précédente était poussée jusqu’à la caricature. Le « Oui » à la constitution européenne avait droit exclusif d’expression dans les médias, tous supports confondus. Un espoir cependant surgissait. Alors que nous n’étions qu’une poignée à lancer un appel « le Non censuré dans les médias, ça suffit ! », en quelques jours, des centaines de confrères de toute la France signaient, des centaines qui jusque-là étaient demeurés silencieux empruntait une voie enfin ouverte, celle de la contestation à l’intérieur du système médiatique. Des centaines, confortés par la signature de milliers de nos compatriotes. Des centaines qui jusque-là rasaient les murs de peur d’être traités de lepénistes, de fachos, d’arriérés, de peur d’être d’abord « blacklistés » dans leur rédaction, avant d’en être virés. Car apparut alors clairement que les patrons des journaux, radios, télévisions, les employeurs des journalistes, avaient partie liée avec de grands groupes industriels, souvent côtés au Cac40, et avec le personnel politique en place, de « gauche » comme de « droite ». Le pouvoir de cette oligarchie s’imposait.


L’aggravation de l’exercice de notre profession allait connaître de nouveaux développements. La « mode » voulait alors que les « importants » fassent ouvertement partie de la cour. Nicolas Sarkozy notamment a ramené une partie de la presse au rang de « subordonné de sa majesté ». Les patrons des grands groupes imposaient leur choix. Subtilement le plus souvent, mais leur choix était clair, la presse comme auxiliaire du pouvoir, ni plus, ni moins. Des confrères ont participé à la cour. Certains ont joué des coudes pour y avoir une place de choix. L’osmose presse-politique est apparue au grand jour, d’autant plus scandaleuse qu’elle était revendiquée, comme légitime. 


C’est alors que survient cette incroyable élection présidentielle de 2017. Evidemment c’est de cela surtout que je veux vous parler, mais pas sans avoir tenté à grand trait de la replacer dans le contexte historique qui touche notre profession. Car si dans le domaine vestimentaire il est fréquent de dire que « les modes se suivent mais ne se ressemblent pas », dans le domaine médiatique, elles se suivent mais depuis maintenant plus de 20 ans grossissent le trait commun qui les définit, la subordination au pouvoir et plus encore, au système, quel que soit d’ailleurs le pouvoir en place. 

La mode actuelle : un anti mélenchonisme d’une violence inouïe qui n’a d’égal que la promotion sans mesure du macronisme

Deux ans avant les élections présidentielles, la promotion d’Emmanuel Macron a occupé tous les médias. Chers collègues, peut-être la plupart d’entre nous, emportés par la rapidité et la densité du flux, ne s’en est pas rendu compte. Dans les hautes sphères des différents organes de presse –pour la défense d’intérêts économico-financiers- les choix ont été faits, les hiérarchies intermédiaires étant chargées de faire passer la ligne –sans le dire ouvertement, ça va de soi- et les journalistes de terrain ayant pour tâche d’appliquer les consignes avec le sentiment évidemment qu’ils font le boulot, ni plus ni moins. 


Dans mon article "La Fabrication du produit Macron et la soumission de la presse" j’y indique dans le détail la complicité objective, sinon souvent consciente, entre la presse dans son ensemble et le candidat Macron qui passera en quelques mois d’un anonymat pratiquement total à celle de « candidat préféré des français ». Je n’y reviens pas, mais les chiffres suffisent à eux-mêmes. En deux ans, Macron aura bénéficié de 8000 articles, soit plus de 10 par jour (Nouvel Obs, de l’Express de Libération et du monde), de centaines de reportages (LCI, BFM, I-télé, France télévisions), sans que les radios ne soient en reste…
Le candidat du système jouit donc de bout en bout d’une adulation médiatique sans précédent. Voilà le rôle que nombreux d’entre nous ont joué, consciemment ou malgré eux.
Mais il y a plus.
Le sort réservé à Jean Luc Mélenchon a quelque chose d’incroyable. Durant la présidentielle déjà, dans la dernière ligne droite, tous les organes de presse s’y sont donnés à loisir. Chavez, Maduro, Poutine, le Venezuela, Cuba et Castro exhumé pour l’occasion, tout y est passé. Aidé il est vrai par la « maladresse » de Clémentine Autain venu mettre ce thème dans le débat public, même « l’alliance bolivarienne » est devenue un argument anti Mélenchon de circonstance.
Pour la campagne législative, voilà que ça repart de plus bel. Sur France Inter, sur Euronews, sur CNews, sur BFM, dans les colonnes du Figaro, de Libération, du Monde, etc… il est question du candidat de la France Insoumise comme d’un gourou, un chef de secte, un illuminé, un autoritaire qui a bien caché sa véritable nature durant les présidentielles, etc… Cela évidemment pendant que les « anonymes » macroniens bénéficient de portraits flatteurs et que les sondages sont rabâchés à longueur de colonnes, d’éditoriaux, de papiers oraux ou écrits, pour expliquer que Macron aura une majorité et que la France Insoumise retombe tel un soufflé. La hargne est telle qu’elle n’épargne aucun des soutiens déclarés de Mélenchon, pas même un journaliste documentariste auquel on trouve comme défaut suprême d’avoir appelé à voter pour la France Insoumise.
Chers collègues, chacun a évidemment ses sympathies et ses antipathies. Jean Luc Mélenchon ne laisse pas indifférent. Ce qui est en cause, ce n’est évidemment pas cela. Car pendant que les critiques fusent sur sa personne, pendant que les louanges se répandent sur celle de Macron, pendant qu’on s’attarde sur le côté renfrogné de l’un et le sourire enjoliveur de l’autre, on évite l’essentiel : quelle est la politique que proposent les uns et les autres, ce qui à priori devrait être le contenu principal du travail journalistique pour informer nos concitoyens, leur exposer les enjeux, leur permettre de choisir en toute connaissance de cause.

La concentration des attaques sur Mélenchon aura des conséquences

Le débat de fond est évacué. Pourtant, c’est lui qui nous concerne en tant que citoyens, qui devrait nous concerner et nous intéresser en tant que journalistes.
Les mesures politiques pour lesquelles le président de la république veut une majorité absolue à l’assemblée nationale sont claires. A titre d’exemple :

  • « Réformer » jusqu’au bout le code du travail dans la foulée de la loi El Kohmri.

Alors que la loi El Kohmri permet de négocier entreprise par entreprise le temps de travail, une nouvelle déréglementation de taille se dessine : négociation par entreprise des salaires par exemple ou de tout ce qui relève aujourd’hui de la loi concentrée dans le code.

  • L’utilisation des ordonnances pour accomplir ce que le nouveau chef de l’état a défini comme étant sa priorité.

Il y a là une conception de la démocratie, du fonctionnement des institutions, de l’autoritarisme au sommet de l’état illustré par les propos du porte-parole du gouvernement Christophe Castaner lorsqu’il déclare « que ne sera pas toléré le blocage du pays ».

  • La suppression des cotisations maladies et des cotisations chômage et l’augmentation massive de la CSG.

Outre les conséquences craintes de voir une diminution de la consommation populaire et une baisse de l’activité en découler, cela devrait aboutir à une ponction massive sur les retraites notamment, de l’ordre de 250 euros par an pour une pension de 1200 euros par mois.

  • La suppression de 120 000 postes de fonctionnaires...
  • La poursuite de la politique scolaire des gouvernements précédents, et leur aggravation…

Sur tout cela et sur d’autres questions, il devrait y avoir débat, et ce devrait être notre fierté que de l’impulser, nous journalistes dont le travail indépendant devrait primer sur toute autre considération. Nous sommes nombreux à avoir cette conception du métier. Mais dans la réalité, qu’en est-il ?
C’est « Challenges » qui résume le mieux possible l’affaire. Alors que toutes ces questions sont évincées, on s’attarde sur le changement de ton de Mélenchon, sur la mort de Rémi Fraisse et Bernard Cazeneuve, l’ex ministre de l’intérieur, mis en cause par le leader de la France Insoumise au détour d’une phrase dans un discours de 40 minutes, sur le « tournant gauchiste bien loin de la campagne hugolienne à la présidentielle ». Tout y passe sauf l’essentiel, le principal, les programmes. Il est question de « nationalisme », de « sectarisme », « d’absence de tempérance », de « populisme », et de bon nombre d’autres amabilités lorsqu’il n’y a pas un mot sur la politique proposée et sur les mesures combattues. Enfin, dévoilant les motivations réelles d’une telle hargne, il est indiqué à l’encontre de la « France Insoumise » « une logique politique sectaire, décidée à rompre toute attache avec les partis républicains modérés ».
Chers collègues, comment ne pas voir là le cœur du problème pour lequel des centaines de nos confrères sont en fait manipulés. Ce qui est reproché à Mélenchon et ce pourquoi journalistes de presse écrite, de télévision ou de radios sont instrumentalisés, c’est son refus, contrairement à ce qui reste du parti socialiste, à ce qui se débat dans « LR », à ce qui est envisagé au FN, son refus de tout soutien à quelque mesure anti sociale du gouvernement d’Emmanuel Macron. C’est cela que l’oligarchie lui reproche et c’est cela qu’elle veut d’emblée lui faire payer. Ah, si le leader de la « France Insoumise » avait appelé à voter Macron au prétexte de Le Pen, il n’y aurait plus de problème. Tout le monde serait rentré dans le rang !
Voilà pourquoi plus que Mélenchon, les attaques touchent tout ce qui de près ou de loin le soutient. Il est question de « foules haineuses ». Il y a bien de la haine dans tout cela, mais du côté des accusateurs qui évitent les vraies questions pour demeurer sur les personnes, pratiquer l’anathème, l’injure, les attaques ad hominem. Cette haine contre Mélenchon, ce qui est en soi de peu d’importance, est surtout une haine contre les aspirations qui sont celles de millions qui ont voté « France Insoumise ». Cela se nomme la « haine de classe ». Ni plus, ni moins.
L’avenir sera sans doute marqué par de nouveaux soubresauts tels que l’histoire de notre pays en a déjà connu. Il ne sert à rien de vouloir interdire « le blocage du pays », ou encore les protestations d’ampleur nationale. Lorsqu’une politique s’impose à la volonté majoritaire d’un peuple qui se réveille, voit la réalité telle qu’elle est, rien, aucune menace ne peut interdire de réagir pour sa survie, pour sa vie tout simplement. Le choc qui s’annonce risque d’être d’une grande brutalité, et rendre compte, avertir, révéler, dénoncer, prévenir, doit être notre fierté. 

Chers collègues, est-ce pour éviter cela que le président de la république, comme une de ses premières mesures, a indiqué qu’il choisirait personnellement qui parmi vous serait autorisé à le suivre, à l’interroger, à rendre compte ? Tel le roi à Versailles, il choisirait les bons sujets ? Est-ce pour se prémunir de toute activité journalistique qui contrarierait ses projets ? Ce qui sur le plan électoral ne saurait s’affirmer cherchera d’autre voies pour balayer les mesures réactionnaires qui s’annoncent et pour l’emporter sur les forces qui veulent les imposer. Prenons garde à force de ne pas lever le ton à ne pas être emportés par la vague est en train de se former.


Il y a plus de 70 ans, le conseil national de la résistance réclamait « La pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ; la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères »

Indépendamment de la position particulière que nous pouvons avoir sur une question ou une autre, sans doute serait-il bénéfique que tous ceux qui dans la profession jugent nécessaire de renouer avec ces exigences puissent se regrouper, se doter d’un cadre de débat, d’élaboration et d’action. Que tous ceux qui le désirent prennent contact par l’intermédiaire de ce courrier et qu’on puisse enfin s’organiser.

Jacques Cotta

Le 1er juin 2017

Posté par fdgbjl à 22:52 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

19 juin 2017

«La France insoumise aura un groupe à l’Assemblée nationale»

 

Le dimanche 18 juin 2017, Jean-Luc Mélenchon prenait la parole au soir du second tour des élections législatives. Il a expliqué que l’abstention avait « une signification politique offensive » et qu’elle était un véritable « grève générale civique ». Jean-Luc Mélenchon a appelé à transformer cette « énergie disponible » pour faire la révolution citoyenne. Il a dit que le gouvernement Macron n’avait pas la légitimité pour faire le « coup d’État social » qu’il prépare ni pour introduire l’état d’urgence dans le droit commun et a appelé à la tenue de référendums pour trancher sur ces questions. Il a également affirmé que « pas un mètre du droit social ne serait cédé sans lutte ». Jean-Luc Mélenchon a appelé enfin à la formation d’un « nouveau front populaire politique, social et culturel » et a annoncé son élection dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône.

«LA FRANCE INSOUMISE AURA UN GROUPE À L'ASSEMBLÉE NATIONALE» - Mélenchon

 

Posté par fdgbjl à 19:33 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :

Elections législatives: Déclaration du PCF

Les français peuvent compter sur 11 député-e-s communistes qui ont été élu-e-s, Jean-Paul Dufrègne (03), Pierre Dharréville (13), André Chassaigne (63), Fabien Roussel (59) et Alain Bruneel (59), Jean-Paul Lecoq (76), Sébastien Jumel (76) et Hubert Wulfranc (76), Elsa Faucillon (92), Marie-George Buffet (93), Stéphane Peu (93) et sur les député-e-s qui formeront, avec eux, un groupe parlementaire d'opposition au gouvernement pour permettre à cette voix libre et combative de servir les intérêts populaires. Les députés communistes travailleront dès cette semaine à constituer ce groupe et agiront sans attendre en faveur des propositions alternatives qu'ils ont élaborées durant leurs campagnes.

Le groupe PCF – Front de Gauche (GDR) est le seul groupe parlementaire qui progresse.

La cote d'alarme démocratique est une fois encore dépassée, avec une nouvelle baisse de la participation.

Le Parti communiste français demande d'urgence l'ouverture d'un débat national sur le changement de nos institutions, à commencer par l'instauration de la proportionnelle. Tout doit être repensé pour sortir progressivement de la présidentialisation à outrance et pour mieux représenter nos citoyens dans leur diversité.

Les résultats confirment par ailleurs que le Président de la République va disposer d'une majorité écrasante de députés. Le paradoxe est qu'elle ne correspond à aucune majorité dans le pays, ni chez les salariés, ni chez les jeunes et les privés d'emplois qui aspirent à une sécurité d'emploi et de formation pour une vie digne.

C'est inquiétant. Nous appelons à une riposte immédiate la plus large possible pour empêcher que l'été soit celui des mauvais coups.

En effet, dès cet été, les députés d'En Marche ! vont être sommés d'obéir au doigt et à l’œil au Président et au 1er ministre pour leur donner les pleins pouvoirs, au service des milieux financiers et du MEDEF, pour casser le Code du Travail par ordonnances et liquider des acquis que le mouvement progressiste et populaire a gagnés dans notre pays de haute lutte.

Au-delà, les résultats appellent les forces de transformation sociale à ouvrir un immense chantier de reconstruction politique.

Le Parti communiste français prendra pour sa part des décisions dès son Conseil national des 23 et 24 juin.

La Fête de l'Humanité, en septembre, sera un moment fort de cette riposte et de cette reconstruction.

Posté par fdgbjl à 19:32 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

15 juin 2017

Protection sociale : Avec Macron, en avant pour le prochain recul social en matière de retraites

Posté par fdgbjl à 13:43 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,