Collectif Front de Gauche de Bouray-Janville-Lardy

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Ce blog est un outil de contact et d'information créé  par le Collectif Front de Gauche de Bouray-Janville-Lardy, présent sur les communes de Bouray sur Juine, Janville sur Juine, Lardy et plus loin...  il s'adresse aux citoyens qui placent l'Humain au centre de leur quotidien et de notre société.

A l'origine le Front de Gauche et son programme "L'Humain D'abord" est une coalition de partis politique français (PCF, PG, Ensemble, PCOF, République et Socialisme) souhaitant rassembler les forces de la gauche antilibérale hostiles notamment à l'Europe libérale et à la ratification du traité de Lisbonne.

Le collectif soutient la candidature de Jean-Luc Mélenchon (JLM2017) à l'élection présidentielle et son programme "L'avenir en commun" .

 

Félicitations aux députés du Parti Communiste Français et de France Insoumise

 

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  « Le système n’a pas peur de la gauche, il a peur du peuple. »

 

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11 novembre 2018

Une lettre d'Anatole France

 

AFrance 180722

Cher citoyen Cachin,

Je vous prie de signaler à vos lecteurs le récent livre de Michel Corday, les Hauts Fourneaux[1], qu'il importe de connaître. On y trouvera sur les origines de la conduite de la guerre des idées que vous partagerez et qu'on connaît encore trop mal en France ; on y verra notamment (ce dont nous avions déjà tous deux quelque soupçon) que la guerre mondiale fut essentiellement l’œuvre des hommes d'argent, que ce sont les hauts industriels des différents États de l'Europe qui, tout d'abord, la voulurent, la rendirent nécessaire, la firent, la prolongèrent. Ils en firent leur état, mirent en jeu leur fortune, en tirèrent d'immenses bénéfices et s'y livrèrent avec tant d'ardeur, qu'ils ruinèrent l'Europe, se ruinèrent eux-même et disloquèrent le monde.

Écoutez Corday, sur le sujet qu'il traite avec toute la force de sa conviction et toute la puissance de son talent. " Ces hommes-là, ils ressemblent à leurs hauts fourneaux, à ces tours féodales dressées face à face le long des frontières, et dont il faut sans cesse, le jour, la nuit, emplir les entrailles dévorantes de minerai, de charbon, afin que ruisselle au bas la coulée du métal. Eux aussi, leur insatiable appétit exige qu'on jette au feu, sans relâche, dans la paix, dans la guerre, et toutes les richesses du sol, et tous les fruits du travail, et les hommes, oui, les hommes mêmes, par troupeaux, par armées, tous précipités pêle-mêle dans la fournaise béante, afin que s'amasse à leurs pieds les lingots, encore plus de lingots, toujours plus de lingots... Oui, voilà bien leur emblème, leurs armes parlantes, à leur image. Ce sont eux les vrais hauts fourneaux." Ainsi, ceux qui moururent dans cette guerre ne surent pas pourquoi ils mourraient.

Ils en est de même dans toutes les guerres. Mais non pas au même degré. Ceux qui tombèrent à Jemmapes ne se trompaient pas à ce point sur la cause à laquelle ils se dévouaient. Cette fois, l'ignorance des victimes est tragique. On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels.

Ces maîtres de l'heure possédaient les trois choses nécessaires aux grandes entreprises modernes : des usines, des banques, des journaux. Michel Corday nous montre comment ils usèrent de ces trois machines à broyer le monde. Il me donna, notamment, l'explication d'un phénomène qui m'avait surpris non par lui-même, mais par son excessive intensité, et dont l'histoire ne m'avait pas fourni un semblable exemple : c'est comment la haine d'un peuple, de tout un peuple, s'étendit en France avec une violence inouïe et hors de toute proportion avec les haines soulevées dans ce même pays par les guerres de la Révolution et de l'Empire. Je ne parle pas des guerres de l'ancien régime qui ne faisaient pas haïr aux français les peuples ennemis. Ce fut cette fois, chez nous, une haine qui ne s’éteignit pas avec la paix, nous fit oublier nos propres intérêts et perdre tout sens des réalités, sans même que nous sentions cette passion qui nous possédait, sinon parfois pour la trouver trop faible. Michel Corday montre très bien que cette haine a été forgée par les grands journaux, qui restent coupables, encore à cette heure, d'un état d'esprit qui conduit la France, avec l'Europe entière, à sa ruine totale. "L'esprit de vengeance et de haine, dit Michel Corday, est entretenu par les journaux. Et cette orthodoxie farouche ne tolère pas la dissidence ni même la tiédeur. Hors d'elle, innocente en a souffert mort et passion. Haïr un peuple, mais c'est haïr les contraires, le bien et le mal, la beauté et la laideur". Quelle étrange manie! Je ne sais pas trop si nous commençons à en guérir. Je l'espère.

Il le faut. Le livre de Michel Corday vient à temps pour nous inspirer des idées salutaires. Puisse-t-il être entendu! L'Europe n'est pas faite d’États isolés, indépendants les uns des autres. Elle forme un tout harmonieux. En détruire une partie, c'est offenser les autres. Notre salut c'est d'être bons Européens. Hors de là, toute est ruine et misère.

Salut et Fraternité

Anatole FRANCE

 

SOURCE

 

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Le versement des aides aux producteurs bio a pris deux ans de retard

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par 7 novembre 2018

Les agriculteurs bio n’en peuvent plus d’attendre le versement des aides qui leur sont dues, depuis souvent deux ans. Le 25 octobre, la Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab) a décidé de saisir le défenseur des droits pour qu’il mette fin à cette situation. « Le gouvernement annonçait dès juin 2018 avoir réglé 97% des aides 2015, mais le traitement des dossiers 2016 patine, confronté à des difficultés inattendues : en moyenne, à ce jour, un tiers seulement des dossiers ont été gérés », souligne la Fnab.

D’après les données recueillies par la fédération, seule la moitié des aides 2016 ont été payées en Centre-Val de Loire, un quart en Lorraine et en Champagne-Ardenne, 32 % en Alsace et 40 % en Bourgogne-Franche-Comté. Les régions Auvergne Rhône-Alpes, Bretagne et Provence-Alpes Côte d’Azur seraient confrontées à « des problèmes techniques inattendus » qui ralentissent fortement les versements 2016. Selon les régions, le plafond des aides à la conversion varie de 12 000 à 20 000 euros par an, et celui des aides au maintien de 5000 à 12 000 euros.

- Lire à ce sujet : L’étrange bug informatique qui empêche des milliers d’agriculteurs bios de toucher leurs aides

« Nos possibilités d’investir, d’innover et de nous développer sont freinées »

Les conséquences sont dramatiques pour les producteurs et productrices bio qui se voient contraints de contracter des prêts à court terme pour payer leurs fournisseurs ou leurs impôts. « En tant que chefs d’entreprise, les paysans et paysannes bio ont construit leur modèle économique sur la base des montants de soutien annoncés en 2014. Depuis lors, non seulement les montants ont baissé, l’aide au maintien a été supprimée, mais qui plus est le soutien restant n’est pas versé. Non seulement la trésorerie de nos fermes est gravement fragilisée mais nos possibilités d’investir, d’innover et de nous développer sont freinées. Qui peut sérieusement gérer une entreprise dans ces conditions ? » s’alarme Guillaume Riou, président de la Fnab.

Pour pallier ces retards, un système d’avances de trésorerie remboursables (ATR) et plafonnées a été mis en place dès 2016. Selon la Fnab, « ces avances, qui devront être remboursées par les producteurs après le versement de la totalité des sommes dues, ont permis de soulager la pression économique générée par cette situation ». La Fnab demande donc la création d’une telle avance de trésorerie pour 2018, au cas où le gouvernement se révélait incapable de tenir le calendrier prévu.

Le problème de cette « solution temporaire » selon la CGT Agri (le syndicat du ministère de l’Agriculture), est qu’elle ajoute des démarches administratives et de la paperasserie supplémentaires pour les agriculteurs comme pour les fonctionnaires chargés de traiter ces demandes. L’Agence de services et paiements (ASP), organisme public payeur des aides européennes, est déjà confrontée à une forte précarisation en interne du fait de la multiplication des contrats à durée déterminée (lire à ce sujet : Retard des aides au bio : des fonctionnaires dénoncent l’hypocrisie du gouvernement).

« Les agents se noient dans le magma bureaucratique »

Dès septembre, la CGT Agri alertait sur « les délais illusoires » annoncés par le ministère de l’Agriculture en termes de traitement des dossiers. « Les agents reçoivent des injonctions contradictoires et se noient dans le magma bureaucratique, explique le syndicat. Aux modes opératoires d’instruction d’une grande complexité, s’ajoute l’inadaptation de l’outil de gestion dont les dysfonctionnements alourdissent la charge de traitement des dossiers. (...) De nombreux agents ont dû renoncer à leurs congés cet été, mais aucune mesure de recrutement et de stabilisation des effectifs n’a encore été prise. Aucune disposition pour la sécurisation des outils de traitements, quasi totalement externalisés au privé, n’est au programme. »

« Moins de moyens pour la fonction publique, c’est moins de service public », insiste la CGT Agri qui réclame depuis plusieurs mois un audit de la gestion des ressources humaines au sein de l’Agence des services et paiements. Le ministère de l’Agriculture, qui a la tutelle de cette agence et décide des moyens qui lui sont dotés, n’a pour l’instant pas donné suite à cette demande d’audit, ni aux questions de Basta !. Dans un contexte où l’Etat se désengage aussi des aides au maintien de l’agriculture bio, difficile de voir comment l’objectif affiché par le gouvernement de 20 % de bio dans les cantines d’ici 2022 sera tenu.

Soutenez https://www.bastamag.net/don

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08 novembre 2018

Macron et Pétain c'est surtout...

 

 

Une façon qu’a Macron d’occuper tous ses opposants !!

Une polémique par jour (ça Marche!! à tous les coups) pour que toute l’attention de l'opinion se focalise sur lui.

Ainsi, il éloigne les regards sur le groupe LREM à l'assemblée qui vote la politique ultralibérale, à destination des riches, qui sape notre modéle sociale.

Soudain, on ne parle plus des migrants, on ne parle plus du mouvement du 17 novembre, on ne parle plus des lois scélérates sur les handicapés, on ne parle plus du budget 2019, on parle plus du plan de réduction de la fonction publique, on ne parle plus de la dégréssivité des allocations chômage, on ne parle plus du mouvement des ambulanciers, on ne parle plus des luttes sociales dans les entreprises et les hôpitaux, on ne parle plus des maires qui ont déchiré leurs écharpes...et j'en oublie...

Juste quelques exemples qui émaillent l'actualité des mois d'octobre et Novembre

L'autre effet kiss-kool, il n'y a plus de place pour qui que soit d'autre qui pourrait offrir une alternative à sa politique ultra libérale.

Mais peut être que sur ce coup là, il a poussé le curseur un peu trop loin, car l'arbre n'arrive plus à cacher la forêt.

 

 

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12 octobre 2018

projection du film documentaire de Guillaume BODIN : "Zéro Phyto, 100% Bio"

 

La 18eme conférence de l'association  NRNT! (Nous Refusons de Nous taire!) se tiendra

Mardi 16 octobre à 20h30 dans la salle des anciens, face à la Mairie de Bruyères le Châtel, rue de la Libération, organisée cette fois avec l'AMAP de Bruyères...

Ce sera la projection du film documentaire de Guillaume BODIN : "Zéro Phyto, 100% Bio"

le film explique les diverses initiatives  locales qui font font vivre plus largement les causes qu'elles défendent.

La projection sera suivi d'un débat sur le thème : "Action locale, action globale : l'exemple de l'écologie"  

Interviendront dans ce débat de la salle, Camille Bertine de l'AMAP en tant que modératrice, et Hervé Bramy, responsable du PCF dans le secteur de l'écologie.

Le débat avec les participants portera sur l'efficacité d'une action dans le domaine écologique . Se mesure-t-elle par des actions individuelles ou locales? Se mesure-t-elle par l'intervention d'un groupe organisé nationalement porteur d'une analyse globale ? N'est ce pas finalement la conjugaison nécessaire des 2 formes d'action qui peut-être victorieuse ?

Comme d'habitude des documents seront à disposition et la séance se terminera par la dégustation de gâteaux maison avec un verre de cidre breton !

Dans l'attente de vous accueillir.

JPC

l'Entrée est gratuite

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Analyse du scrutin n° 1217 : motion de rejet préalable, déposée par M. Gilles Le Gendre, de la proposition de loi relative à l'i

« J’espère que les français ne vous pardonneront pas ce vote. Qu’il vous collera comme une infamie » @Francois_Ruffin aux marcheurs. Horrifiée de voir la République en Marche empêcher par une motion de rejet toute discussion sur l’inclusion des élèves en situation de handicap.

Analyse du scrutin n° 1217

Pour rappel, Le candidat Macron a fait du handicap une priorité de son quinquennat.

  • 1er janvier 2019 : suppression du «complément de ressources» pour les personnes qui ont un taux d’incapacité au moins égal à 80%. Promesse tenue : on s’occupe des handicapés.
  • Le 1 juin , malgré des critiques de la droite et de la gauche, l’Assemblée nationale a voté le passage de 100 % à 10 % de logements accessibles aux personnes handicapées dans la construction neuve, les 90 % restants devant être « évolutifs », selon le projet de loi Evolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN).

 

 

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10 octobre 2018

Conférence de Jean-Luc Touly le 12 octobre à Lardy

Sans eau, la vie n’existerait pas sur Terre. D’une valeur inestimable, l’eau est devenue aujourd’hui un bien extrêmement précieux à préserver pour les générations présentes et futures, notamment dans un contexte de réchauffement climatique global.

Le modèle marchand de l’accès à l’eau potable s’est diffusé au niveau mondial, laissant souvent de côté les populations les plus pauvres. Mais que cache notre facture d’eau ? Jean-Luc Touly présentera les méthodes des grandes compagnies de l’eau pour transformer les usagers en « vaches à lait » et influencer les élus. Témoignages à l’appui, il montrera comment, grâce à la connivence avec des hommes politiques et des syndicalistes, à des comptes opaques, à des financements occultes et à des sociétés aux apparences trompeuses, ces firmes s’emparent de marchés et les conservent dans des conditions économiques douteuses. Les pratiques abusives des multinationales de l’eau sont lourdes de conséquences pour les usagers et représentent un réel danger pour la démocratie.

Bien privé ou bien commun ? L’eau n’est assurément pas un bien comme les autres ni une marchandise, elle est un bien commun non seulement pour l’Humanité mais aussi pour le Vivant.

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Raciste, homophobe, pro-torture : Bolsonaro, l’ancien militaire qui pourrait devenir président du Brésil

Au regards des résultats du premier tour de l'éléction au Brésil, trouvez cet article de 2017 sur Bastamag.net. (1)

par 31 octobre 2017

Mi-septembre, un général de l’armée brésilienne évoquait la possibilité d’un nouveau coup d’État, plus de 50 ans après celui qui avait instauré une brutale dictature militaire en 1964. Mais dans un pays bouleversé par une crise politique et institutionnelle profonde, ces appels à l’ordre trouvent un certain écho. À un an des présidentielles, un ancien militaire connu pour ses positions violentes et ultra-conservatrices, Jair Bolsonaro, fait partie des candidats bien placés. Qui est-il, et quels sont ses soutiens ? Bastamag publie la traduction d’un article issu du site d’information indépendant brésilien Agência Pública.

Jair Bolsonaro, un ancien militaire de 62 ans candidat à la prochaine élection présidentielle brésilienne, ne se soucie pas de savoir si son discours va effrayer d’éventuels soutiens et donateurs. Face aux questions qui l’incommodent, il dégaine sa rhétorique habituelle : une logorrhée sans fin, qui l’amène à évoquer un « appel divin » pour sauver le pays « du bazar » actuel. Le député de l’État de Rio de Janeiro est bel et bien entré dans la course à la direction du pays tout entier.

Ces derniers mois, avec la montée en puissance de sa candidature dans différents sondages – selon les instituts, il est crédité de 15 à 20 % d’intentions de votes, en deuxième position derrière l’ancien président Lula –, les sollicitations des banques, des agences et fonds d’investissements, en plus des entreprises et des consultants, se sont multipliées. Tous veulent mieux connaître ce candidat d’extrême droite qui a conquis une légion d’admirateurs avec un discours autoritaire et plein de préjugés.

Discours nationalistes en défense de la famille

Bolsonaro commence aujourd’hui à séduire des milieux qui lui étaient étrangers auparavant, comme la communauté juive ou le cercle des grands propriétaires terriens. Selon les sondages, le politicien recueille de plus en plus de soutien parmi les électeurs les plus éduqués, jeunes et riches, ce qui bouleverse sa base traditionnelle, formée en majorité de policiers et de militaires. Son ton direct, ses discours nationalistes en défense de la famille et des valeurs chrétiennes, trouvent de l’écho dans un électorat toujours plus conservateur et se disant « anti-système », comme l’ont montré les résultats des élections municipales de l’année dernière (le Parti des travailleurs, de centre-gauche, y a perdu un grand nombre de grandes villes face à la droite, dont la capitale économique, São Paulo).

Le thème de la lutte contre la criminalité est aussi en bonne place dans ses discours, en phase avec ce qui apparaît comme l’une des principales préoccupations des Brésiliens. Bolsonaro promet de la combattre avec toujours plus d’armes. Selon les sondages, 57 % de la population brésilienne seraient en accord avec la déclaration suivante : « Un bon bandit est un bandit mort ».

Intérêt croissant des milieux industriels et financiers

« Je ne vais pas faire de pacte avec le diable pour me faire élire, a déclaré le politicien. Si c’est pour faire la même chose que les autres, on oublie. » Bolsonaro a mené sa carrière presque seul, sans la structure d’un grand parti ou d’un allié de poids. Son projet présidentiel le place aujourd’hui à un tout autre niveau. Il perçoit déjà combien sa candidature convient tout à fait à certains secteurs de la droite brésilienne qui ont profité de la destitution de Dilma Roussef. Au-delà du climat antipétiste (contre le PT, le Parti des travailleurs de Lula et Dilma Roussef) qui a gagné le pays, Bolsonaro attribue sa popularité à ses revendications, qui ont peu évolué depuis son arrivée à la Chambre des députés au début des années 90.

Le présidentiable ne donne pas les noms de ses nouveaux interlocuteurs – « Je ne veux pas les cramer, c’est une relation de confiance ». De même, les industriels qui l’ont rencontré récemment sont réticents à assumer publiquement leur allégeance. La majorité d’entre-eux le considère comme un aventurier. Mais certains le défendent. « Je sais qu’il y a des gens qui utilisent mon nom pour demander de l’argent, j’ai même enregistré une vidéo pour dire de ne pas leur en donner. Un chef d’entreprise m’en a récemment offert, mais j’ai refusé. Ils offrent de bonne foi, mais je n’ai jamais accepté, et je n’accepterai pas. »

L’une des ces récentes rencontres était organisée avec des économistes de la banque BTG-Pactual, une grande banque d’investissements brésilienne. Des consultants de fonds d’investissement qui accompagnent au jour le jour le Congrès lui font des appels du pied pour entamer un dialogue, à l’exemple du fonds Oppotunity du banquier Daniel Dantas [un multi-millionnaire mis en cause dans plusieurs affaires de corruption, ndlr].

Un programme économique inexistant

Néanmoins sur les questions économiques, Bolsonaro renonce à son arrogance habituelle : il admet ne pas savoir grand chose et dit qu’il est prêt à apprendre. Le modèle économique qu’il défend reste inconnu. Sur ce point, sa popularité importante, moins d’un an avant les élections, reste inquiétante pour les marchés et la majorité des investisseurs.

XP Investimentos, l’un des géants du secteur du conseil en investissement au Brésil, a réalisé une analyse sur les élections de 2018 pour savoir comment réagiraient la bourse et le dollar en fonction des différents scénarios de victoire de l’un des candidats aujourd’hui en course : Doria (João Doria, entrepreneur et ancien présentateur de talk show, élu maire de São Paulo l’année dernière pour le parti de droite PSDB), Lula (ancien président du Brésil de 2003 à 2011, Parti des travailleur, PT), Alckmin (Geraldo Alckmin, du parti de droite PSDB, gouverneur de l’État de São Paulo), en plus de Bolsonaro.

Conclusion : le scénario le plus incertain est celui qui aboutirait à une victoire de l’ancien militaire. La plupart des investisseurs et analystes estiment que, dans le cas où Bolsonaro serait élu, l’indice boursier du Brésil (Ibovespa) chuterait fortement. De même, les analystes parient sur une dévalorisation importante du real, la monnaie brésilienne, par rapport au dollar.

Forte popularité sur les réseaux sociaux

À Brasilia, la capitale, la routine de Jair Bolsonaro a aussi changé. Vu comme un excentrique par ses pairs, il n’arpente plus les couloirs du Congrès seul, comme par le passé. Aux curieux qui s’approchent, il tient des discours enflammés, comme mi-août dans le salon vert du Congrès, lorsqu’il s’est adressé à une trentaine d’adolescents qui visitaient le Parlement avec leur école. Bolsonaro est toujours entouré de téléphones portables, chacune de ses apparitions alimentant les réseaux sociaux où il figure en leader absolu de l’audience parmi les présidentiables.

Son petit bureau – la plupart de ses employés et conseillers sont des anciens militaires – est également bondé. Des files se forment pour que les sympathisants se prennent en photos ou se filment aux côtés du député, qui a même peint à l’entrée de son bureau un drapeau national avec son nom pour servir de décor aux images et vidéos qui inondent ses réseaux de soutien. Le profil de ses visiteurs est varié : des policiers, des étudiants blancs et riches, des personnes originaires du Nord du Brésil, des gens plus ou moins pauvres.

Dans ses vidéos, il termine presque toujours par le refrain « Nous sommes unis », en mimant tenir une arme, avec l’index et le pouce tendus. Le geste est-il une stratégie pour s’opposer au slogan « Accélère » de João Doria, son rival éventuel parmi l’électorat riche et éduqué ? « Vous savez à quoi servent ces deux doigts ? » a-t-il demandé, tout faisant avec la main le signe popularisé par le maire de São Paulo. « À envoyer Doria se faire voir l’année prochaine ».

Un nostalgique des assassinats perpétrés par la dictature

La violence verbale est aussi l’une de ses marques de fabrique, et une manière de captiver son audience. Le Tribunal suprême fédéral a ainsi confirmé sa condamnation à payer 10 000 réais (2700 euros) de dommages moraux à sa collègue Maria do Rosário, du PT. En 2014, suite à une débat à la chambre, Bolsonaro avait déclaré qu’il ne violerait pas la députée car elle ne le « méritait pas ».

Ces types de déclaration se sont accumulés au fil de sa carrière parlementaire. Il répète à longueur d’interviews avoir des « préjugés et en [être] très fier », qu’il « ne pourrait pas aimer un fils qui serait homosexuel », que « la femme doit gagner un salaire moindre parce qu’elle tombe enceinte », que « la dictature aurait dû en tuer 30 000, à commencer par Fernando Henrique Cardoso » (éminent sociologue, président du Brésil de 1995 à 2003) et que, en tant qu’ancien capitaine de l’armée, sa « spécialité est de tuer ».

Il y a environ un an, Jair Bolsonaro s’est assis avec Olga Curado, consultante en image et en communication, pour un « training ». Ces séances de coaching ont été payées par le Parti social-chrétien (droite), auquel Bolsonaro s’est affilé l’année passée et dont il a déjà démissionné, après un désaccord avec son président. Il a ensuite conclu un accord avec un autre petit parti, le Partido ecológico nacional, une formation qui devrait bientôt changer de nom pour « Les patriotes » afin de lancer la candidature de Bolsonaro à la présidentielle.

Sympathie des milieux militaires

Le présidentiable se préoccupe beaucoup de son image – spécialement quand elle risque d’entrer en contradiction avec son discours anti-corruption. Accumulant sa retraite de l’armée et son salaire de député, il dépasse de beaucoup le plafond constitutionnel de 33 000 reais (8850 euros). Il affirme avoir récemment sollicité l’armée pour une révision de son salaire. Cette dernière a réagi dans une note, affirmant que, « jusqu’à aujourd’hui, elle n’avait reçu aucune demande de lui à ce sujet ».

Comment un candidat qui se dit moraliste justifie-t-il un salaire supérieur au plafond légal ? Avec irritation et agressivité, comme de coutume en de telles occasions, en répondant : « Pose la question ! Tu es venu ici seulement pour ça ? » Une autre caractéristique partagée avec Donald Trump, que Bolsonaro dit admirer, est la critique de la presse et des journalistes, bien que son discours soit rempli de mensonges et d’informations sciemment déformées, à la manière de l’actuel président des États-Unis.

De la part de l’armée, où il e été actif pendant quinze ans et avec qui il entretient une relation marquée par la méfiance, Bolsonaro reçoit néanmoins aujourd’hui des signaux de sympathie. L’un des des 17 généraux qui font partie du haut-commandement militaire a déjà fait son éloge public dans les cercles de Brasilia. Selon un officier de réserve, son rapprochement avec les forces armées a une explicitation simple : l’opportunisme.

Pour le droit au port d’arme

Des préoccupations et des agendas convergents ont rapproché Bolsonaro et le commandant en chef de l’armée, Villas Boas – par exemple sur la revalorisation de la carrière militaire, l’armement, ou des modifications législatives dans l’intérêt des militaires. Les deux défendent une réforme pour que les homicides commis par des membres des forces armées en mission de sécurité publique – comme cela se passe en ce moment à Rio de Janeiro – soient soumis à la justice militaire, et non comme aujourd’hui à la justice civile. Les deux parlent de « sécurité juridique ».

Il existe une autre convergence à travers leur lobbying pour autoriser le port d’armes à feu pour les collectionneurs, chasseurs et membres de clubs de tirs, un sujet en discussion au Congrès brésilien. Villas Boas et Bolsonaro entretenaient d’ailleurs une relation étroite à la chambre des députés entre 2001 et 2003, période pendant laquelle le commandant de l’armée était conseiller parlementaire des forces armées.

Divisions au sein de la communauté juive

Récemment, le politicien a en outre opéré un rapprochement avec la communauté juive brésilienne. En 2016, quand le Sénat approuvait la destitution de Dilam Roussef, Bolsonaro se rendait à Jérusalem pour être baptisé dans le fleuve Jourdain. Depuis, sa relation avec les juifs du Brésil s’est encore renforcée – ce qui a divisé la communauté de Rio de Janeiro, où il dispose de quelques soutiens. Il y a quelques mois, l’évocation de son nom pour donner une conférence au sein d’une institution juive de São Paulo a suscité une vive réaction. La conférence a été annulée.

En réponse, ses soutiens l’on invité au club Hebraica de Rio. Tenue en avril, la conférence a été précédée d’une manifestation d’opposants, des membres de la communauté juive et des mouvement sociaux. Dans son discours, Bolsonaro promettait, s’il est élu, d’en finir avec les terres indigènes et les quilombolas de descendants d’esclaves (communautés autonomes d’afro-descendants issues des rébellions d’anciens esclaves, ndt) et affirmait que le Brésil ne pouvait pas ouvrir ses portes à tout le monde.

Un futur soutien de l’ultra-droite israélienne ?

« Il envoie des signaux à l’extrême droite juive pour faire croire qu’il soutient Israël, mais son intérêt vise plutôt l’industrie militaire de ce pays, qui est puissante et dispose d’argent », affirme Sérgio Storch, fondateur du Réseau des juifs brésiliens progressistes (Juprog), l’une des voix critique contre la conférence de Bolsonaro au club Hebraica de Rio. L’une des ces entreprises est Elbit, qui a son siège à Haifa, et est présente au Brésil via une filiale, AEL Systèmes. Celle-ci est le principal fournisseur d’équipements électroniques avancés de la plupart des programmes militaires en cours au Brésil.

José Roitberg, journaliste et chercheur, membre de la direction de la fédération israélite de Rio de Janeiro (Fierj), est au contraire l’un des soutiens de Bolsonaro dans la communauté juive. Il attribue les « hurlements malpolis » prononcés contre le député lors de la conférence à des juifs « socialistes et communistes ». « Oui, il existe un soutien aux idées politiques de Jair Bolsonaro dans la communauté juive de Rio. Le pourcentage de 20% de Brésiliens qui soutiennent la gauche se reflète aussi dans la communauté juive brésilienne. Ainsi, il reste 80 % de la communauté qui a des bonnes chances de soutenir Bolsonaro », assure-t-il.

Lors de son voyage à Jérusalem, Bolsonaro était accompagné de son fils Eduardo, lui aussi député fédéral. À son retour, celui-ci a envisagé d’accrocher un drapeau israélien dans son bureau – voisin de celui de son père et rempli d’autocollants et de photos de campagnes pour le droit au port d’arme. Jair Bolsonaro garantit être revenu d’Israël avec la promesse du soutien du gouvernement israélien dans le cas où il serait élu président. « J’ai toujours admiré le peuple juif, le pays est une île de démocratie au milieu de tant de dictatures. C’est un peuple qui veut se rapprocher de nous », expliquait-il.

À l’armée : « ambitieux », « indiscipliné », « déloyal »

Député fédéral depuis plus de 25 ans, Bolsonaro a derrière lui l’une des carrières les plus discrètes du Congrès – « comme la majorité ici, » répond-il. En 2014, pour sa sixième réélection, il est pourtant le député le mieux élu de l’État de Rio de Janeiro avec un budget de campagne relativement modeste, selon les sommes déclarées au Tribunal suprême fédéral (environ 400 000 reais, soit 107 000 euros).

Né à Campinas, dans l’État de São Paulo, en 1955, il aurait dû s’appeler Messias, qui est devenu son deuxième prénom – c’était une exigence de sa mère, catholique. Mais c’est la passion de son père pour l’équipe de foot de Palmeiras qui a prévalu. Il a fini par recevoir le nom de Jair en hommage à Jair Rosa Pinto (1921-2005), milieu de terrain qui a joué pour le club de São Paulo entre 1949 et 1955. Des sept fils de cette famille, seuls deux ont fait carrière dans l’armée, où le jeune Jair entre en 1973, à l’âge de 18 ans, avant de se former en 1977 à l’académie militaire des Agulhas Negras, le cours préparatoire des futurs officiers.

Mais la suite de sa carrière militaire n’a rien de glorieux : il est parfois sanctionné, et a même été accusé et jugé pour avoir planifié avec un autre officier des attentats à la bombe dans des unités militaires de Rio. En 1983, alors lieutenant, il s’engage dans une activité de prospection d’or. Selon un document de l’armée, il fait alors preuve d’ « immaturité » et d’« ambition excessive dans ses projets financiers et économiques ». Quelques années plus tard, il est également accusé d’ « indiscipline » et de « déloyauté » pour avoir écrit dans la revue Veja un article sans autorisation de son supérieur.

« J’ai un tamis dans ma voiture »

Les poursuites contre Bolsonaro sont finalement classées. Mais en 1988, l’armée l’exclut des services actifs et le « place en réserve rémunérée ». Il entre alors en politique. Son « ambition excessive à se réaliser financièrement et économiquement », se concrétise ensuite. Dans la déclaration de biens transmise à la justice électorale en 2014, il a déclaré un patrimoine de 2 074 692 réais (525 000 euros), incluant un appartement à Brasilia, trois maisons à Rio, des placements financiers, des voitures, un bateau – il a demandé au ministère public l’autorisation de pêcher dans des zones interdites – et une maison à Mambucaba, un district de Angra dos Reis, sur le littoral de Rio, aux eaux cristallines.

« Y a -t-il un crime à être ambitieux ? Mon père a prospecté pendant longtemps, c’est une chose qui ne vous quitte pas. C’est comme voir un beau fleuve et vouloir y pêcher ; c’est la même chose avec la prospection d’or. J’ai un tamis dans ma voiture. Si je vais quelque part où il y a un fleuve, je vais jeter un œil. J’ai de l’ambition », a-t-il répondu à ses détracteurs.

Il a fait montre à plusieurs reprises de cette ambition. En 1996, il choisit sa première femme comme conseillère municipale à Rio de Janeiro. Puis en 2000, son fils le plus âgé – Carlos, qu’il appelle « zéro-un », tandis que ses deux autres fils sont « zéro-deux » et « zéro-trois »... – est choisi pour disputer et battre dans les urnes sa propre mère, Rogéria qui, face au barrage de son ex-mari, n’a plus été élue à aucune charge.

Objectif de père en fils : « Droitiser » le pays

Après son fils ‘“zéro-un” – conseiller municipal à Rio depuis, et qui doit candidater pour le Sénat l’année prochaine –, l’ex-militaire pousse “zéro-deux” (Flávio, député de l’État de Rio), et “zéro-trois” (Eduardo, député fédéral) à se faire réélire à leurs charges respectives aux prochaines élections. Les trois fils – qui reproduisent les manies et préjugés du père – vont s’affilier au parti Les Patriotes. Leur objectif ? « Droitiser » le pays. Le plus grand défi de l’ex-militaire sera de maintenir un haut niveau d’intentions de vote jusqu’à l’année prochaine – le Brésil a déjà vu un très grand nombre de pré-candidats qui paraissaient bien positionnés un an avant l’élection, avant de se disperser comme de la poussière ensuite.

Sa relation trouble avec le parti PSC (lié à l’Assemblée de Dieu, la plus grande église évangélique du pays) et les critiques récentes du pasteur Silas Malafaia – qui a déclaré son soutien à João Doria et a critiqué la machine à fake news qui entoure la candidature de Bolsonaro – montrent que sa route ne sera pas aussi facile que le suggèrent les sondages. Sans parler du temps de parole à la télévision, qui peut être décisif pendant les élections présidentielles : son micro-parti ne bénéficiera que de quelques petites secondes d’antenne seulement.

Bolsonaro promet néanmoins de continuer à incarner l’outsider radical de toujours, le candidat au profil « anti-système » valorisé par un électorat profondément désillusionné : « Je suis seul contre tous, et tous ont peur de moi ».

Lucas Ferraz
Traduction : Rachel Knaebel / Basta !

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08 octobre 2018

Grève générale et nationale le mardi 9 octobre 2018

Les faits :

Les syndicats de salariés CGT et FO, ainsi que les organisations Unef et UNL, appellent les travailleurs, les étudiants et les lycéens à une journée de grève interprofessionnelle (générale) et nationale le mardi 9 octobre 2018.
Mise à jour : les organisations syndicales Solidaires (SUD) et FSU se joignent au mouvement. Ce ne sera pas le cas de la CFDT.

Ils dénoncent la politique sociale du gouvernement.

Les retraités sont aussi invités à se mobiliser le même jour.

Le 9 octobre, journée de grève et de manifestations dans tous les secteurs

Retraites, assurance-chômage, Parcoursup, austérité... Plusieurs organisations syndicales, de retraités et des mouvements étudiants et lycéens appellent à une journée de mobilisation le 9 octobre. Voici la carte des initiatives prévues.

Le 9 octobre, les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires, les organisation d’étudiants et de lycéens, Unef et UNL, appellent à une journée d’action nationale, de grève et de manifestation contre la politique anti-sociale du gouvernement. « Au moment où est annoncée une fois encore l’explosion des dividendes en France et dans le monde, la CGT appelle le gouvernement à enfin mener une politique de partage des richesses pour augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux », écrit la CGT dans son appel à manifester.

À Paris, le rendez-vous pour la manifestation unitaire est fixé à 14h gare Montparnasse. Des manifestations sont aussi prévues dans de nombreuses villes.

La carte nationale des mobilisations du mardi 9 octobre.

 

 

Tous les secteurs sont concernés par l’appel à mobilisation : services publics, éducation, énergie, santé… Tous comme les étudiants, les lycéens et les retraités. Réforme à venir sur les retraites, avec un système à points défavorable pour de nombreux travailleurs ; réforme future de l’assurance-chômage, avec le contrôle accru des demandeurs d’emploi, considérés comme les uniques responsables de leur sort ; réforme de Parcoursup, qui exclut les élèves d’origine modestes de l’accès à l’enseignement supérieur ; réforme de la SNCF qui prépare la privatisation du rail... les raisons de manifester ne manquent pas pour les mouvements sociaux.

« La réforme de l’assurance chômage s’annonce comme une volonté de fliquer et de culpabiliser les personnes sans emplois, légitimant une baisse des droits », souligne ainsi le syndicat Solidaire dans son appel à mobilisation. Les organisations de retraités demandent aussi de véritables moyens humains et financiers pour les maisons de retraites, ainsi qu’une augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux. Les retraités prévoient une nouvelle journée de mobilisation le 18 octobre.

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