Collectif Front de Gauche de Bouray-Janville-Lardy

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Sur l'abstention

"Quand les sondages annoncent que les seuls à pouvoir gagner l’élection sont un néo-thatchérien (François Fillon), un néolibéral (Emmanuel Macron) ou une fasciste (Marine Le Pen), il vous reste votre vote de conviction"

 



 

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Ce blog est un outil de contact et d'information créé  par le Collectif Front de Gauche de Bouray-Janville-Lardy, présent sur les communes de Bouray sur Juine, Janville sur Juine, Lardy et plus loin...  il s'adresse aux citoyens qui placent l'Humain au centre de leur quotidien et de notre société.

A l'origine le Front de Gauche et son programme "L'Humain D'abord" est une coalition de partis politique français (PCF, PG, Ensemble, PCOF, République et Socialisme) souhaitant rassembler les forces de la gauche antilibérale hostiles notamment à l'Europe libérale et à la ratification du traité de Lisbonne.

Le collectif soutient la candidature de Jean-Luc Mélenchon (JLM2017) à l'élection présidentielle et son programme "L'avenir en commun" .

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 « Le système n’a pas peur de la gauche, il a peur du peuple. »

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23 mars 2017

[Presidentielle]: La candidature de Jean-Luc Mélenchon invalidée par le conseil constitutionnel

Rigolons un peu

La candidature de Jean-Luc Mélenchon invalidée par le conseil constitutionnel

Nouveau rebondissement dans cette campagne présidentielle décidément hors norme : Le Conseil constitutionnel a annoncé ce soir que la candidature de Jean-Luc Mélenchon était irrecevable.
En effet, l'examen de sa candidature a mis en évidence de nombreux écarts par rapport aux autres candidats.

Le Président du Conseil constitutionnel a justifié sa décision ce soir :

  • "Monsieur Mélenchon n'a fait d'objet d'aucune mise en examen. Il n'a jamais été soupçonné du moindre emploi fictif ou du plus petit abus de biens sociaux."
  • "Nous avons cherché partout, son casier judiciaire est vierge; ce qui est incompatible avec la plus haute fonction au sein d'un gouvernement français"
  • "Absence de conflits d'intérêts incluant des  liens antérieurs avec les milieux financiers et patronaux "
  • "Si un tel candidat était élu, il pourrait tenir ses promesses et discréditer l'ensemble de la classe politique"
  • "Par souci d'équité, sa candidature ne peut donc pas être validée"

"Nous serions prêts à examiner de nouveau sa candidature s'il était mis en examen dans les jours à venir"

 

[NDLR] Les sous-entendus suggérant que les autres candidats, Hamon, Macron, Fillon, Le Pen pourraient répondre à certains de ces critères n'est que pure fiction...... Bien sûr..... quand même.... soyons sérieux...

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[Eau] Droit à l'eau & Tarification On ne se taira pas !

Message originale: ici

Ne laissons pas une multinationale faire sa loi

La Fondation France Libertés et la Coordination Eau Île-de-France sont poursuivies en justice par Veolia pour diffamation. Parce que nous défendons les droits des plus démunis, nous dérangeons la multinationale. A court d’arguments, elle tente de saper notre liberté d’expression et cherche à nous réduire au silence ! Cette attaque n’a pas d’autre but que de nous bâillonner.

Nous faisons appel à votre solidarité pour nous défendre. Aidez-nous à couvrir les frais de justice, à faire respecter le droit à l’eau pour tous et à faire entendre la voix des plus démunis. #OnNeSeTairaPas !

France Libertés et la Coordination Eau Île-de-France défendent le droit à l’eau en France. Depuis 3 ans, nous nous battons contre les pratiques illégales des distributeurs d’eau.

Round 1 : contre les coupures et les réductions de débit d’eau illégales chez les plus démunis

Les coupures d’eau et les réductions de débit d’eau pour impayés sont interdites depuis 2014 dans les résidences principales, tout au long de l’année, et sans conditions de ressource. Deux distributeurs, Veolia et la Saur, continuent pourtant ces pratiques.

Ces deux multinationales décident délibérément de ne pas appliquer la loi en utilisant toutes les ficelles et tous les moyens juridiques possibles ! Lorsque nous défendons en justice les droits des victimes, elles rétablissent l’alimentation en eau dans les foyers dès la réception de l’assignation afin de pouvoir plaider l’absence de troubles et éviter le procès. Elles tentent de soulever des Questions Prioritaires de Constitutionnalité (QPC) au titre de prétendues violations de deux principes constitutionnels, l’égalité devant la loi et l’atteinte à la liberté d’entreprendre…

Mais cela ne nous empêche pas de remporter tous nos procès : 14 victoires devant les tribunaux dont 4 contre Veolia ! Nous sommes allés jusqu’aux Cours d’appel et même devant le Conseil constitutionnel. Toutes les décisions confirment l’interdiction des coupures d’eau et des réductions de débit !

Round 2 : le soutien aux collectivités locales face aux tentatives de Veolia

Nous encourageons également les collectivités locales à refuser des avenants à leur contrat de délégation de service public proposés par Veolia. Ils comportent parfois des dispositions illégales, telles que les réductions de débit, et de nouvelles ponctions financières pour les collectivités et pour les usagers (en savoir plus sur les dispositions litigieuses liées aux avenants).

Nos prises de position dérangent la multinationale !

Ayant échoué sur tous ces terrains légaux, y compris devant les plus hautes juridictions, Veolia tente une nouvelle manœuvre : faire taire les défenseurs du droit à l’eau en engageant des poursuites en diffamation contre les dirigeants de nos deux organisations.

Elle choisit de se battre sur un autre terrain, celui de la liberté d’expression, avec un objectif clair : nous épuiser financièrement et nous détourner de nos missions habituelles ! Cette attaque ne vise pas les associations mais les personnes physiques qui les composent. C’est une agression méthodique, en cascade, avec quatre assignations différentes qui recoupent pourtant pour les mêmes accusations.

Ce type de poursuites, appelées « poursuites-bâillons » car elles visent à imposer le silence aux défenseurs des droits humains par intimidation ou paralysie financière, est de plus en plus répandu chez les grands acteurs économiques. Cette prolifération menace nos démocraties car, sous cette pression, de plus en plus de de citoyens n’osent plus prendre la parole pour revendiquer leurs droits ou exprimer leurs idées.

Nous n’avons pas choisi ce combat frontal. Mais puisque Veolia nous l’impose, nous allons faire face aux poursuites du leader mondial de l’eau contre les défenseurs des droits humains, sociaux et environnementaux. On ne se taira pas !

Ne laissons pas une multinationale faire la loi. Ensemble, nous pouvons renvoyer Veolia dans les cordes. Pour cela, nous faisons appel à votre soutien afin de faire connaître cette situation auprès du plus grand nombre et nous aider à couvrir les frais d’avocat.

L’argent servira à payer les frais d’avocat nécessaires à la défense des deux organisations pour les 4 plaintes. France Libertés et la Coordination eau Ile-de-France ont choisi, afin de limiter les frais, d’être représentées par un avocat commun, Maître Alexandre Faro, qui nous accompagne en justice pour les cas de coupures d’eau illégales.

Nous devons équilibrer le rapport de force. En face, Veolia a une équipe d’avocats qui défend ses intérêts et tente de nous réduire au silence. Pour que nous puissions continuer à aider les plus démunis, nous avons besoin de dénoncer haut et fort les injustices sans risquer le bâillon des multinationales. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à nous contacter.

Je participe à la campagne de financement participatif

Deux organisations attaquées :

  • France Libertés est une fondation reconnue d’utilité publique, créée par Danielle Mitterrand en 1986. Nous défendons les droits humains et les biens communs du vivant.
  • La Coordination eau Ile-de-France est un réseau qui réunit citoyens et associations autour de la ressource en eau.

Ce sont Emmanuel Poilane, directeur de France Libertés, et Jean-Claude Oliva, directeur de la Coordination eau Ile-de-France, qui sont visés par Veolia.

Nous avons lancé un appel à la solidarité qui a été largement entendu et qui a donné naissance à un comité de soutien.

Les membres du comité de soutien, par ordre alphabétique :

  • Gabriel Amard – Ancien président de la Communauté d’agglomération « Les Lacs de l’Essonne »
  • Pouria Amirshahi – Député et fondateur du Mouvement commun
  • Aline Archimbaud – Sénatrice de la Seine Saint-Denis
  • Khaman Asaad – Ex-représentante du gouvernement régional du Kurdistan irakien en France
  • Clémentine Autain – Porte-parole d’Ensemble !
  • Sébastien Barles – Elu écologiste et militant de l’eau
  • Julien Bayou – Porte-parole d’Europe Écologie Les Verts, militant de Jeudi noir, Génération précaire et Sauvons les riches
  • Stéphane Bern – Journaliste, animateur, présentateur et écrivain
  • David Blanchon – Enseignant et chercheur
  • Amélie Canonne – Présidente de l’Association Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs (AITEC)
  • Maxime Combes – Économiste, et membre d’ATTAC France
  • Gérald Dahan – Humoriste et comédien
  • Caroline De Haas – Cofondatrice d’Osez le féminisme ! et porteuse de la pétition « Loi Travail : non, merci ! »
  • Natalia Dejean – Co-présidente de la Coordination Eau Bien Commun Auvergne Rhône-Alpes
  • Jérôme Eho – Auteur de romans et dessinateur de bande dessinée
  • Bruno Gaccio – Humoriste et producteur de télévision
  • Michel Jallamion – Président de la Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics
  • Mehdi Lahlou – Président de l’Association marocaine pour le Contrat Mondial de l’Eau (ACME Maroc)
  • Marcelle Landau – Militante du Collectif de l’eau et des usagers d’Avignon
  • Mohammed Larbi Bouguerra – Membre de l’Académie tunisienne des Sciences, des Arts et des Lettres Bait al Hikma (Carthage)
  • Thomas Laurenceau – Journaliste
  • Pierre Laurent – Sénateur de Paris et secrétaire national du Parti Communiste Français
  • Olivier Meier – Directeur du festival de l’Oh !
  • Bernard Mounier – Président de l’association Eau Bien Commun PACA (EBC PACA)
  • Jon Palais – Cofondateur du mouvement Alternatiba et « faucheur de chaises »
  • Christian Pellicani – Président du Mouvement national de lutte pour l’environnement (MNLE)
  • Franck Pupunat – Fondateur et co-animateur du Mouvement Utopia
  • Yves Reumaux – Hydrologue
  • Michèle Rivasi – Députée européenne et membre du conseil d’administration de France Libertés
  • Marie-Christine Vergiat – Députée européenne
  • Eric Vidal – Président d’Eau Secours Orléanais 45


Quelques articles
 :

Les procès remportés entre 2014 et 2016 :

Documents complémentaires :

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21 mars 2017

[Eau] 2017, année de l’eau publique ?

Source: POLITIS

La réforme territoriale offre une occasion historique de reprendre au privé une grande part de la distribution de l’eau. À moins que les multinationales ne parviennent, au contraire, à accroître leur emprise.

C’est un petit monde en ébullition. D’ici à trois ans, la gestion de la production et de la distribution d’eau devra être transférée des communes vers les intercommunalités. Partout en France, les villes doivent donc passer le relais. Une occasion inespérée de rouvrir des dossiers souvent opaques et verrouillés par des jeux de pouvoir ancrés depuis des décennies.

Les multinationales de l’eau (Veolia, Suez et la Saur) contrôlent aujourd’hui 61 % de la distribution d’eau en France, en nombre d’usagers. Elles en tirent une rente confortable grâce à une clientèle forcément captive. Plusieurs grandes villes, cependant, ont fait le choix d’une régie municipale. Et la France est constellée de petites régies publiques gérées directement par les communes. Un juteux marché potentiel ! En se réunissant en communautés de communes, les futures régies des eaux aiguisent donc l’appétit des multinationales. « Le risque, est important, du fait de la mutualisation dans les petites communes, que les multinationales gagnent du terrain », pointe Gabriel Amard, membre de la Coordination nationale eau-bien commun, ancien maire Parti de gauche de Viry-Châtillon (Essonne). Mais les partisans d’une gestion publique pourraient tout autant emporter des victoires majeures.

Ce sera l’enjeu d’une guerre féroce en région parisienne. Depuis un siècle, les deux leaders mondiaux de la gestion privée, Veolia et Suez, se partagent le territoire. Ils cohabitent malgré eux depuis 2010 avec l’énorme régie publique Eau de Paris, devenue un symbole mondial d’une reprise en main citoyenne de ce bien commun qu’est l’eau.

Grâce à ses nombreux appuis politiques, Veolia a verrouillé son emprise sur la distribution d’eau à 4,5 millions de Franciliens, dans 150 communes d’Île-de-France. Depuis 1923, cette « délégation de service public » est gérée pour les communes par le Syndicat des eaux d’Île-de-France (Sedif), contrôlé par la droite et présidé depuis 1982 par André Santini, le maire UDI d’Issy-les-Moulineaux. Pour une ville, sortir de ce syndicat – et donc de l’emprise de Veolia – est mission quasi impossible. Il faut l’accord des deux tiers des communes membres, chacune ayant une voix, y compris les petites villes acquises à la droite.

Mais, avant le 31 décembre 2017, en vertu de la réforme territoriale, les intercommunalités du Grand-Paris (les « EPT ») doivent voter leur adhésion au Sedif, afin de formaliser le transfert de la compétence eau. En l’absence de vote, la collectivité quittera de fait le Sedif. L’ouverture est furtive, mais elle offre une possibilité historique d’ouvrir un débat sur la gestion publique de l’eau.

Les défenseurs du service public de l’eau comptent bien s’engouffrer dans cette brèche, en arrachant des mains du Sedif des morceaux d’Île-de-France. « Il y a un mouvement de fond. Cela prend du temps, mais, politiquement, nous sommes au début de quelque chose », observe Célia Blauel, adjointe EELV à la Ville de Paris et présidente de la régie parisienne. L’exemple de la capitale – reconnu comme une réussite jusque dans un rapport de la Cour des comptes de 2014 – a montré la crédibilité des défenseurs de la régie publique. « Depuis, il y a beaucoup de retours en régie, et les négociations sont plus serrées. Berlin a repris la gestion de son eau en utilisant l’exemple de Paris dans les discussions », témoigne Anne Le Strat, ancienne adjointe de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris, en charge de la remunicipalisation de l’eau [1]. Rennes, Montpellier et même Nice (pourtant gouvernée par la droite) ont depuis opté pour le public.

Les gardiens du modèle actuel se montrent d’ailleurs inquiets. « La loi NOTRe a inutilement bouleversé le paysage du service public de l’eau, qui fonctionnait bien. Il y a un chamboule-tout destructeur de valeurs », se désole Philippe Knusmann, directeur général des services du Sedif et adjoint de Santini à Issy-les-Moulineaux. Selon un sondage récent, un quart des villes réfléchissent à un changement de mode de distribution de l’eau, quel que soit leur bord politique [2]. « Si quelques villes réussissent à partir, ce serait un signal fort. Au contraire, si les villes manquent cette occasion, il sera difficile d’en sortir par la suite », prévient Jean-Claude Oliva, de la Coordination eau Île-de-France.

Dans cette région, trois territoires pourraient à leur tour basculer en régie publique, à la faveur d’un rapprochement avec Eau de Paris. Le Grand-Orly-Seine-Bièvre, qui regroupe 24 communes du Val-de-Marne et 700 000 habitants, et deux territoires de Seine-Saint-Denis, « Est-Ensemble » et « Plaine commune », qui rassemblent 18 communes de proche banlieue parisienne et 800 000 habitants. Ces territoires, présidés par le Parti communiste, sont la cible privilégiée des militants de la régie publique.

« Ça va être une guerre dingue », prévient Gabriel Amard. Car les multinationales ne vont pas se contenter d’opposer une résistance farouche : elles doivent passer à l’attaque pour espérer conquérir de nouveaux territoires, afin de réaliser des économies d’échelle. En effet, le secteur de l’eau est en surcapacité, car la consommation d’eau potable baisse : délocalisation des usines hors des villes, moins de fuites dans les réseaux de distribution, technologies industrielles et appareils ménagers plus performants… Pour préserver leurs marges, les multinationales doivent donc étendre leur toile. Elles rêvent donc d’un rapprochement avec Eau de Paris.

Anne Hidalgo, maire de la capitale, s’est invitée fin janvier dans ce débat, sortant de la discrétion qu’elle observait sur ce dossier depuis son élection. Profitant du lancement solennel d’un plan de modernisation d’une usine, elle adressait à ses voisins franciliens un appel du pied. Un cauchemar pour les multinationales. Si les communes limitrophes venaient à se raccorder au réseau d’Eau de Paris, leurs pertes potentielles seraient considérables. Dans la fenêtre inédite qui s’ouvre en Île-de-France, celles-ci peuvent néanmoins compter sur un agenda favorable. Le renouvellement ou non de l’adhésion au Sedif doit intervenir avant la fin de l’année. Or, le contrat avec Veolia ne prend fin qu’en 2022. Une période de cinq ans devra donc être comblée en cas de départ du Sedif. Les villes qui souhaitent reprendre le flambeau devront engager une bataille juridique et payer des compensations si elles choisissent de résilier leur contrat avec Veolia avant son échéance. Elles pourraient, sinon, acheter leur eau de manière transitoire au Sedif… qui affichera sûrement des tarifs dissuasifs. « La liberté à un prix, que la commune doit chiffrer. Et, comme dans un divorce, il y a une facture à payer, en l’occurrence la quote-part de la dette du syndicat que la commune quitte », lance Philippe Knusmann, du côté du Sedif, en guise d’avertissement.

En parallèle, les défenseurs du modèle privé sont à l’offensive avec un projet intitulé « Grand Ring de l’eau », qui consiste à faire tourner des tuyaux tout autour de Paris pour « mutualiser » les moyens et fermer deux usines. Le Sedif et son corollaire Veolia pourraient ainsi s’imposer comme les patrons métropolitains de l’eau. Un projet jugé dangereux et inutile par les défenseurs de la régie publique.

En définitive, le sujet reste éminemment politique. « Le jeu est ouvert. Les attaques des multinationales sont réelles, il y a un risque évident qu’elles progressent, mais je reste confiante, car nos arguments sont imparables », assure Anne Le Strat. Au premier rang de ces arguments : le prix. Les régies publiques affichent des tarifs en moyenne 25 à 30 % inférieurs à ceux des multinationales, pour des raisons évidentes : elles n’ont ni actionnaires à rétribuer, ni holding à faire fonctionner, ni service communication, juridique ou « relations institutionnelles » à financer. Les régies ne paient pas non plus d’impôts locaux et sur les sociétés.

Selon la Coordination eau Île-de-France, l’ampleur du « racket » des multinationales vient d’être une nouvelle fois démontrée avec le passage de l’eau en régie publique dans le Val-d’Orge, une communauté de 10 communes de l’Essonne, comptant 130 000 habitants. Au regard du premier budget annuel de la régie, voté fin janvier, l’association estime que les ménages de ce territoire « ont eu à subir près de 85 millions d’euros de surfacturation pour les seules vingt dernières années d’exercice (en euros constants). Pour une famille de quatre personnes de Sainte-Geneviève-des-Bois, une des communes les plus lourdement facturées, c’est de l’ordre de 100 euros par an en moyenne [3] ». Autre exemple mis en avant par l’association : une famille d’Aubervilliers, ville pourtant limitrophe de la capitale, paye son eau 100 euros de plus chaque année qu’un foyer parisien.

Le Sedif a consenti en décembre une baisse de 10 centimes par mètre cube. En 2011, Veolia a également dû diminuer ses tarifs de 16 %, mais cette chasse aux coûts pèse sur les salariés. Les tenants de la gestion privée doivent donc chercher d’autres arguments. « L’intérêt des grands syndicats est d’avoir une capacité de financement que n’ont pas les communes », juge Philippe Knusmann. Une idée réfutée par les défenseurs des régies publiques.

Second grief de taille : la gestion de l’eau par les multinationales échappe au contrôle des élus et des citoyens. Elles fournissent des informations partielles sur l’état des réseaux, leur taux réel de rendement financier, les coûts réels de leur service et de leur masse salariale. L’eau est traditionnellement un nid à corruption. Vu l’ampleur des enjeux, les multinationales entretiennent également des liens serrés avec les élus locaux. Le conflit d’intérêts est parfois criant. Le vice-président du Sedif, Christian Cambon, sénateur-maire Les Républicains (LR) de Saint-Maurice (Val-de-Marne), a notamment nommé comme adjoint (et futur successeur) le directeur des relations institutionnelles de Suez, Igor Semo. Autre exemple, entre deux mandats de député, Alain Marsaud (LR) a officié comme directeur général adjoint du pôle eau de Veolia (à l’époque où elle s’appelait encore Compagnie générale des eaux), « bénévolement », selon ses dires [4].

Les citoyens ont peu à peu pris conscience de cette situation. « Il existe une expertise citoyenne de très haut niveau, et ce contre-pouvoir a montré qu’il permettait de faire changer les choses », s’enthousiasme François Guieu, réalisateur d’un documentaire sur ce mouvement citoyen de reprise en main [5]. «Il y a un contexte plus propice qu’avant, observe aussi Anne Le Strat. Les choses ne peuvent plus se régler dans la discrétion. »

[1] Elle raconte cette aventure dans Une victoire face aux multinationales. Ma bataille pour l’eau de Paris, Les Petits matins, 2015.

[2] Baromètre TNS- Sofres-CIEAU, « Les Français et l’eau » 2015.

[3] eau-iledefrance.fr

[4] Bastamag, 7 janvier.

[5] Vague citoyenne, informations sur vaguecitoyenne.org

autocollant FDG Eau 3_Page_2

[NDLR]  Suite à cette loi, nos élu.es se sont empréssés de modifier le périmêtre des différents syndicats sans pour autant consulter les habitants sur les modes de gestions à venir. Nous vivons dans des baronnies.

La délégation de service est signés avec Véolia, pourquoi ?

Le connaisseurs retouveront souvent les mêmes personnes qui trustent ses syndicats, c'est derniers représentent pas loin de 50 % de votre facture, mais alors que Véolia rends des compte annuellement, accessible sur demande.  Les élu.es qui sigent dans les syndicats ne rendent aucun compte * et vous n'avez accés à aucune piéce administrative (compte rendu des conseils, attributions des jetons de présence, salaire, projet, travaux à venir, développment durable etc...) l'opacité la plus pure... 50 % de votre facture !!!

Le SIEVJ

Le SIEVJ est le Syndicat Intercommunal des Eaux de la Vallée de la Juine.

Il est chargé de l’installation et de la distribution de l’eau potable.
Il regroupe les communes d’Auvers-Saint-Georges, Bouray-sur-Juine, Chamarande, Janville-sur-Juine et Lardy soit 11.929 habitants.

Composition du syndicat
P
résident : Jean-François BRUNELLI
Vice-Président : François BARDOU
Délégués titulaires pour Bouray : Jean-François BRUNELLI et Marie CORREIA
Délégués suppléants pour Bouray : Georges LEVIER et Virginie PERCHET

Coordonnées
25bis, route de Bouray
91510 JANVILLE-SUR-JUINE
Tél : 01.69.27.40.13

Le SIA

Le SIA est le Syndicat Intercommunal d’Assainissement.

Le syndicat est chargé de la collecte et du traitement des eaux usées des communes de Bouray-sur-Juine, Cerny (hameau de Boinveau), Janville-sur-Juine, Lardy et Saint-Vrain (Orme de la Prévôté).
La station d’épuration est située à Lardy, quartier de Cochet.

Composition du syndicat
Président : Lionel VAUDELIN
Vice-Président : Gilles VOISE
Délégués titulaires pour Bouray : Gilles VOISE et Georges LEVIER
Délégués suppléants pour Bouray : Isabelle CABAGNOLS et Alexandra EVIN

Coordonnées
25bis, route de Bouray
91510 JANVILLE-SUR-JUINE
Tél : 01.60.82.21.73

Syndicat intercommunal d’assainissement de la région de Cheptainville - SIARCE

Il s’agit du syndicat intercommunal d’assainissement de la région de Cheptainville.

Siège : 5 rue de Ponceau à Cheptainville - tél. 01 69 24 82 12
Président : Jean Gramond
Délégués titulaires : Dominique Pelletier et Alain Miroux,
Délégués suppléants : Chantal Le Gall et Carole Perinaud

 

* Qlq minutes lors de certains conseils municipaux, la liste des documents obligatoires qui doivent être mis à disposition en mairie ne sont pas à jour, et si vous n'êtes pas accompagné d'un élu, vous ne serez pas reçu.... et pourtant c'est un droit d'y avoir accés. (http://www.cada.fr/un-droit-qui-garantit-la-transparence,19.html).

 

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Élections présidentielles : la lutte des places.

SOURCE: http://www.groupejeanpierrevernant.info/

[A] Note additive. Il n'est question ici, ni d'émettre des doutes sur les très bons laboratoires de l'X, ni de qualifier les qualités scientifiques de la minorité de polytechniciens ayant choisi l'enseignement supérieur et la recherche. Soulignons en particulier que l'enseignement abstrait a indéniablement contribué à la formation de chercheurs de premier plan en mathématiques financières.

Première partie. Lobby soit qui manigance

La période entourant l’élection présidentielle est traditionnellement marquée par une grande activité des groupes d’influence, qui agissent pour promouvoir et défendre leurs intérêts [1]. Afin de poursuivre notre analyse des programmes politiques pour l’enseignement supérieur et de la recherche, il nous a semblé important de rassembler les informations publiques disponibles sur ces influenceurs. Les lobbies technocratiques ayant une proximité idéologique évidente avec M. Macron [2], l’occasion nous sera ainsi donnée d’éclairer d’un jour nouveau le programme de ce dernier [3] dans la seconde partie de ce billet : suppression du statut de fonctionnaire pour les universitaires, suppression du Conseil national des universités (CNU), fin du recrutement par les pairs, salaire d’embauche à la discrétion des présidences d’université, privatisations partielles, fin de l’élection des présidents d’université, déclassement des universités non “excellentes”, etc.

Il convient de procéder avec méthode en partant des lieux de reproduction des élites du pays : les pôles d’exaltation du capital culturel que sont Polytechnique (l’X) et l’ENS (ULM), et les pôles des élites scolairement dominées, mais socialement et économiquement dominantes, l’ENA et HEC [4].

Le 15 décembre 2015 a eu lieu un conseil d’administration de l’Ecole Polytechnique, qui est alors prise entre deux feux. Sur le plan managérial, deux rapports de la cour des comptes et un rapport parlementaire [5] ont pointé l’absence de “stratégie” de l’État pour cet établissement, son inadaptation à la “concurrence internationale”, sa “gouvernance” défaillante et l’absurdité de sa tutelle militaire. Le premier ministre, M. Valls, a commandé un rapport à un énarque non polytechnicien, M. Attali [6], rapport préconisant la suppression du classement de sortie, la suppression de la solde et la création d’une nouvelle “École polytechnique de Paris” englobant les grandes écoles de Saclay. Reprenant ces conclusions, M. Le Drian a annoncé le 6 juin 2015 une “révolution” à l’X, “révolution” qui a ceci de spécifique qu’on en connaît la date d’avènement : le 15 décembre 2015.

Sur le plan scientifique, l’X est également critiquée pour son archaïsme : il n’y régnait jusqu’au tournant des années 2000 aucune culture ou presque de la recherche et de l’innovation [A]; contrairement à toutes les formations d’ingénieur de par le monde, le doctorat n’y est pas la norme. La formation technique dispensée par l’X est avant tout technocratique et abstraite, fondée sur l’analogie du calcul plutôt que sur la compréhension, ce qui ne confère à ses étudiants que les qualités requises à la gestion de l’univers bureaucratique. Aussi l’intégration dans le “cluster” de Paris-Saclay est-elle encouragée par les pouvoirs publics, les ministres de tutelle en tête : ayant investi 5,3 Milliards €, l’État, à l’évidence, se doit de tenir le cap de la politique scientifique et industrielle qu’il a décidée [7].

La promesse d’une communauté de destin entre Polytechnique et la plèbe universitaire est ressentie comme une menace par les lobbies polytechniciens, qui s’activent à la mi-juillet : une “task-force” est constituée autour de M. Pringuet [8], X-Mines et président de l'AFEP, le puissant lobby des grands patrons français, très actif dès le début du quinquennat pour obtenir – avec succès – la baisse par défiscalisation du salaire socialisé (CICE) et garantir ainsi la pérennité du taux de rendement du capital. La mobilisation de président-directeurs généraux d’entreprises françaises de grande taille (CAC40 notamment) issus du corps des Mines fait merveille [9] : lors du conseil d’administration du 15 décembre 2015, les ministres de tutelle, M. Le Drian et M. Mandon, se trouvent flanqués de M. Macron. En fait de “révolution”, un statu quo est proposé qui réduit à néant les efforts pour constituer Paris-Saclay [10]. M. Macron l’accompagne, lui qui vient d’imposer des centaines de millions € de coupes à l’Université (les milliards de coupes dans le contrat de plan État-régions, les annulations de crédits, les coups de rabot…), d’une augmentation du budget de l’X de 60 millions € [11]. On voit par là que les lobbies les plus puissants sont aussi conservateurs qu’efficaces.

 

Les lobbies polytechniciens aiment à se présenter comme une élite éclairée par une compétence scientifique et technique authentifiée par le concours de sortie [12], au service de l’intérêt général. L’anecdote précédente montre que ce discours “progressiste”, ce mythe de l’élite guidant le peuple et cette façade de rationalité méritocratique et managériale, cachent une logique de caste et une haine de l’Université, comme lieu d’émancipation intellectuelle des classes moyennes. La conservation du système de reproduction de la “noblesse d’État” passe par tous les moyens, y compris la mise à terre d’un projet aussi important et coûteux que Paris-Saclay. Cette anecdote montre aussi que la peur du déclassement touche jusqu’aux polytechniciens, qui ont vu s’instaurer au cours des trente dernières années un décalage croissant entre “mérite” scolaire et profit social, et l’ENA devenir le centre du pouvoir. L’intervention réussie de l’AFEP auprès de M. Macron montre aussi que la perpétuation de la technostructure prime sur la rivalité entre l’Inspection des finances, nourrie par l’ENA, et le Corps des mines, alimentée par l’Ecole Polytechnique. Ces deux grands Corps conduisent à des trajectoires semblables : passage dans un cabinet ministériel pour étoffer le carnet d’adresses, puis “pantouflage” dans une entreprise privée pour faire fortune avant de contribuer sur le tard à maintenir l’emprise des grands Corps sur les instruments financiers de l’Etat : Caisse des dépôts et consignations (CDC), Banque publique d’investissements (BPI), Commissariat général à l’investissement (CGI) [13]. La mutation en cours dans ces grands Corps dépasse donc le déclassement de la science, de la rationalité et du savoir au profit du management : il s’agit de l’abandon de l’intérêt général au profit de l’intérêt privé, le récit de la compétence technique n’étant plus là que pour masquer l’idéologie néolibérale.

 

Post-scriptum

M. Macron (Inspection des finances) est à l’évidence une émanation de cette logique, incarnée par le groupe anonyme des Gracques et en particulier par M. Jouyet (Inspection des finances). M. Macron est entré en politique à l’occasion du rapport Attali-Macron commandé en 2008 par M. Sarkozy. Notons que M. Attali a la particularité d’être passé par le Corps des mines avant l’Inspection des finances. Le parrain en politique de M. Macron est M. Minc (Inspection des finances) qui s’était lui-même fait connaître par le rapport Nora-Minc. M. Minc, condamné pour plagiat [14], illustre bien le changement du rapport au savoir des lobbies néolibéraux : conserver l’apparence de l’érudit pour accréditer le mythe d’une sphère gestionnaire compétente au service de l’intérêt général. La tutelle sur l’organisation de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche de M. Schweitzer (Inspection des finances), nommé à 72 ans à la tête du Commissariat général à l’investissement (CGI), illustre parfaitement cet obscurantisme gestionnaire. Comme M. Minc, M. Macron a recours à la falsification pour se construire auprès des journalistes une image d’intellectuel – son échec au concours de l’Ecole Normale Supérieure semble être resté comme une brûlure cuisante. Assistant éditorial (correcteur d’épreuves) de l’ouvrage La Mémoire, l'histoire, l'oubli (Seuil, 2000), il se présente encore comme assistant de Ricœur – qui a pris sa retraite universitaire en 1981 quand M. Macron avait 4 ans – ayant entretenu de longues conversations philosophiques d’égal à égal avec celui-ci [15]. Chacune de ses tirades “philosophiques” suffit à démontrer que son DEA n’a laissé que de vagues traces mal digérées [16].

 


Reférences

[1] Nous n’ignorons rien du champ de mines que constitue toute discussion autour des lobbies. Nous faisons nôtre cette maxime de Michel Rocard : "Toujours préférer l'hypothèse de la connerie à celle du complot. La connerie est courante. Le complot exige un esprit rare". On pourra lire à ce sujet :
http://blog.mondediplo.net/2012-08-24-Conspirationnisme-la-paille-et-la-poutre

[2] Le mouvement En Marche de M. Macron est hébergé légalement par M. Bigorgne :
https://www.mediapart.fr/journal/france/070416/le-patronat-heberge-discretement-emmanuel-macron
M. Bigorgne est directeur de l’Institut Montaigne et directeur de l’officine de lobbying “Teach for France” qui promeut la privatisation de l’enseignement et en particulier les charter schools :
http://www.humanite.fr/teach-france-un-danger-pour-lecole-publique-613350
M. Fillon est lui aussi très étroitement lié à l’institut Montaigne par son ex-président, Henri de Castries.

[3]  Nous verrons comment les interventions des conseillers de M. Macron permettent d’éclairer le flou intégral, le vide communicationnel, de ce qui tient lieu à Macron de programme.
https://www.en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme/enseignement-superieur-recherche

[4] Pierre Bourdieu, La Noblesse d’État. Grandes écoles et esprit de corps, Éditions de Minuit, Collection Le sens commun, 1989.

[5] http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i2232.asp

[6] Il s’agit ici de Bernard Attali, qui parvient à battre le triste record de son frère Jacques dans l’incompétence en matière d’enseignement supérieur et de recherche et dans le mépris de l’Université :
https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/0211796515100-oui-saclay-pourrait-etre-un-echec-voici-pourquoi-2064626.php

[7] Lire à ce propos le rapport de la Cour des Comptes :
http://www.ccomptes.fr/content/download/98702/2251078/09-projet-Paris-Saclay-Tome-1.pdf

[8] Portrait:
http://www.liberation.fr/france/2016/03/09/pierre-pringuet-lobby-soit-qui-mal-y-pense_1438550

[9]
https://www.lesechos.fr/16/12/2015/LesEchos/22088-043-ECH_les-guerres-de-l-x.htm

[10]
http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/la-reforme-de-polytechnique-cree-la-polemique-autour-de-l-ensemble-paris-saclay-18353/

[11]
http://www.humanite.fr/les-belles-etrennes-du-gouvernement-polytechnique-594331

[12]
https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01306320

[13] Alexandre Moatti, “L’endogamie Etat-entreprises induite par les grands Corps (Inspection des finances, Corps des mines) : pour en finir avec ‘la case’”, à paraître.

[14] http://www.acrimed.org/Alain-Minc-plagiaire-servile-en-1999-serial-plagiaire-en-2013

[15] http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/09/01/emmanuel-macron-un-intellectuel-en-politique_4991027_823448.html#jhP4h9HLuGv55OpA.99%20%20voir aussi:
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/macron-philosophe-ces-intellectuels-qui-n-y-croient-pas_1827700.html

[16] M. Macron, dans ses phases messianiques, s’est fait une spécialité d’énoncés du type : “J'ai toujours assumé la dimension de verticalité, de transcendance, mais en même temps elle doit s'ancrer dans de l'immanence complète, de la matérialité”
http://www.lejdd.fr/Politique/Emmanuel-Macron-confidences-sacrees-846746
qui alternent avec une rhétorique “indie mystique” sur la transsubstantiation et la libération d’”énergies”.

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20 mars 2017

Sans titre

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La finance et ses amis

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14 mars 2017

Les groupes du CAC40 ont quasiment tous terminé de publier leurs résultats 2016. Avec un total de près de 75 milliards, leurs bénéfices sont en hausse de 21% sur un an. Sur la même période la richesse du pays n'a progressé que de 1,1%. Cela signifie que les 40 plus grandes entreprises françaises se sont enrichies 19 fois plus vite que tout le reste de l'économie. La production manufacturière, elle, n'a progressé que de 0,1%. Et la consommation des ménages a même reculé de 1 % sur le dernier mois de l'année en dépit des achats de Noël.

Le succès financier des grands groupes est donc complètement déconnecté du bien-être des Français. Cela tient largement à leur financiarisation extrême. Leur capitalisation dépasse en effet les 1 400 milliards, soit près de 70% de la richesse du pays. Deux d'entre eux détiennent les records du CAC 40. Celui du plus gros profit avec 7,7 milliards pour la banque BNP Paribas. Et celui de la plus grosse somme versée aux actionnaires, avec 6,6 milliards pour la firme pharmaceutique Sanofi ! Dont 65% versés en dehors du pays, alors qu'une partie importante de l'activité de Sanofi est financée par les remboursements publics de l'Assurance maladie !

Un candidat à la présidentielle s'identifie parfaitement à ces deux recordmans de la finance : Emmanuel Macron. Ce n'est pas son activité d'ancien banquier chez Rotschild qui le prouve. Mais bien ses actes, déclarations et engagements. En charge de l'économie à l'Élysée auprès de François Hollande en 2012, il fut, avec la banque BNP Paribas, un des principaux artisans du torpillage de la loi de séparation des activités des banques, comme l'ont révélé les journalistes Tricornot, Thépot et Dedieu dans Mon Amie, c'est la Finance (Bayard 2014). Quant à l'autre secteur recordman des profits du CAC 40, l'industrie pharmaceutique, Macron a carrément volé à son secours en pleine campagne. Le 6 janvier 2017 en meeting à Nevers, il fit en effet cette étrange déclaration : « nous sommes en train de sacrifier notre industrie pharmaceutique pour essayer de faire des économies sur son dos. [...] Avoir une grande industrie pharmaceutique, c’est indispensable ».

Les médias retiendront seulement de ce discours que Macron accusait Fillon de vouloir faire des économies sur la santé des Français ! Alors que ces deux candidats ont en réalité un programme économique très similaire et rivalisent d'inventions en faveur de la finance. Macron a même raffiné l'idée filloniste de suppression de l'ISF en proposant d'exonérer les actions ! Macron et Fillon sont donc les deux candidats siamois de la poursuite du règne de l'argent roi en France. Il n'y aura aucune chance d'abolir les privilèges de la finance s'ils accèdent au second tour de la présidentielle.

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17 mars 2017

Le 18 mars 1871....

 

Le 18 mars 1871 : naissance de la Commune de Paris

Redoutant une révolte, Adolphe Thiers, chef du pouvoir exécutif, ordonne à l’armée de s’emparer des canons achetés par souscription populaire, symbole de la résistance parisienne, et qui avaient été parqués à la Butte Montmartre et aux Buttes-Chaumont.

Le 18 mars 1871, au petit jour, une brigade commandée par le général Claude Lecomte s’empare des canons de Montmartre, tuant l’une des sentinelles. Mais les attelages prévus pour emporter les pièces d’artillerie se font attendre... Alarmés les gardes nationaux et la population, accourent. Les femmes, parmi lesquelles Louise Michel, haranguent les soldats. Pour disperser cette foule, le général commande à trois reprises à ses hommes de tirer. « Armes à terre ! », crie le sergent Verdaguer. Les soldats fraternisent alors avec le peuple.

Le général Lecomte est fusillé par ses soldats, en même temps que le général Clément Thomas, le massacreur de la révolution de 1848, reconnu près de la place Pigalle par un lieutenant de la Garde Nationale.

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Dans l’après-midi, Thiers fuit Paris, dans un coupé escorté par les gendarmes, pour se réfugier à Versailles. Le Comité central de la Garde nationale s’installe à minuit, à l’Hôtel-de-Ville et appelle les Parisiens à élire leur propre assemblée. Les élections se déroulent le 26 mars. La Commune est proclamée deux jours plus tard.

- sur la Commune de 1871 :

Barricade Paris 1871 par Pierre-Ambrose Richebourg - 778.7 ko
Barricade Paris 1871 par Pierre-Ambrose Richebourg

 

Source:

https://paris-luttes.info/le-18-mars-1871-naissance-de-la

http://www.commune1871.org/?Commemoration-du-18-mars-1871-debut-de-la-Commune

 

 

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Les retraites restent le sujet brûlant de 2017

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Les retraites restent le sujet brûlant de 2017

Le rétablissement du droit à la retraite à 60 ans avec 40 annuités de cotisation est récurrent dans mes discours. Ce fut le cas une fois de plus à Brest. J’y reviens. J’insiste : la question du droit à la retraite n’est pas une affaire secondaire dans l’élection qui vient. Il y a tout lieu d’être mobilisés sur cette question. Les trois derniers quinquennats forment une seule et même vague régressive dans ce domaine. Et ce alors même que les candidats n’en avaient rien dit avant l’élection.

En 2003, la réforme Fillon a allongé la durée de cotisations de 37,5 à 41 ans pour les fonctionnaires et de 40 à 41 pour les salariés du privé. En 2010, la deuxième réforme Fillon a supprimé la retraite à 60 ans et reporté l’âge de départ à 62 ans. Et, en 2013, la réforme Hollande-Tourraine a encore allongé la durée de cotisations de 41 à 43 ans. Deux de mes concurrents étaient à ce moment-là ministre et secrétaire-général adjoint de l’Elysée. Les deux ont précisé leur position en cours de campagne. Le premier a dit qu’il ne toucherait pas à la situation actuelle et a donc confirmé le régime à 43 annuités et 62 ans pour partir. Le second, avec ses formules volontairement incompréhensibles sur France 2, a opté pour une mesure radicale : la retraite par points. La fin du régime des retraites par répartition emballé dans une formule « pour chaque euro cotisé, le même droit » ! Je vais y revenir.

Ce n’est pas le seul qui ait précisé sa menace avant l’élection. Raison de plus de se méfier. Le plus brutal est évidemment François Fillon. Après avoir été le premier liquidateur des droits à la retraite depuis 10 ans, il veut remettre cela. Il ne propose rien de moins que d’obliger tout le monde à travailler trois ans de plus. Il veut ainsi porter l’âge légal de départ de 62 à 65 ans ! Ce serait même 70 ans pour pouvoir partir sans décote lorsqu’on n’a pas toutes ses années de cotisations !

Pourtant, son bilan est déjà catastrophique. Car l’un des principaux effets de la réforme Fillon de 2010 supprimant la retraite à 60 ans aura été… d’augmenter le chômage des personnes âgées de 60 ans ! C’est que montre une étude du Ministère des affaires sociales d’octobre 2016. Sa direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) a calculé que désormais, « près d’une personne sur trois n’est ni en emploi, ni à la retraite aux alentours des 60 ans » ! Elles sont soit au chômage soit en invalidité ! Et on compte désormais dix fois plus de chômeurs de plus de 60 ans aujourd’hui que du temps de la retraite à 60 ans.

Ce n’est pas tout ! Cette affaire a un coût humain supplémentaire ! Le Ministère des affaires sociales estime que la réforme Fillon aura fait exploser le nombre d’invalides. Il y en aurait près 150 000 de plus qu’il ne devrait y en avoir aux conditions antérieures ! Evidemment il y a aussi un coût financier : 1,2 à 1,5 milliard d’euros supplémentaires servis en pensions d’invalidité ! Sans oublier 80 000 personnes aux minimas sociaux de plus pour un coût de 600 millions d’euros supplémentaires. Voilà le bilan de Fillon : vider les caisses de l’invalidité, du chômage et des minimas sociaux pour espérer remplumer celles des retraites ! Une politique de gribouille qui a pour premier effet d’augmenter la misère et l’injustice pour ceux privés du droit au départ à la retraite à 60 ans.

Emmanuel Macron est plus sournois. Mais pas moins menaçant pour autant. Déjà dans l’Obs en novembre dernier, il envisageait à haute voix la retraite à 67 ans : « certains veulent la prendre à 60 ans, d’autres à 65 ans, d’autres encore à 67. Il faut pouvoir moduler selon les individus et les situations ». Dans Le Parisien de ce jeudi 2 mars, il dit finalement ne pas vouloir toucher à l’âge légal de départ. C’est donc d’abord qu’il garde la retraite à 62 ans comme Hollande. En plus, il ne s’engage pas à ne pas allonger la durée de cotisations au-delà des 43 ans. Il explique même que c’est « la vraie question ». Et il annonce une « réforme structurelle ». Il n’utilise pas le mot mais sa proposition ressemble fort à la retraite par points. C’est-à-dire un système où le montant de votre retraite ne dépend pas du montant de votre salaire mais de la valeur du « point » au moment où vous partez. Je résume à grands traits. Premièrement, vous cumulez vos points au cours de votre carrière. Deuxièmement, la valeur du point varie d’une année sur l’autre selon le nombre de cotisants, de partants à la retraite, le déficit ou l’excédent des caisses de retraites etc. Qu’il y ait beaucoup de partants en retraite l’année où vous partez et votre retraite risque d’être amputée par la baisse de la valeur du « point ».

La fourberie n’est pas que chez Macron. Elle est évidemment aussi chez Le Pen. Officiellement, Mme Le Pen copie notre proposition de retraite à 60 ans avec 40 années de cotisation. Mais chaque fois qu’elle s’exprime sur le sujet, elle ouvre la porte à des « sacrifices » supplémentaires et prépare les esprits à son futur reniement. J’ai déjà eu l’occasion de le dire sur ce blog. Je l’ai redit à France2. Mme Le Pen a pu compter sur ses avocats M. Lenglet et Mme Salamé pour continuer de faire croire qu’elle défend les salariés. On a même vu Mme Salamé mettre en doute la citation que je faisais des propos de Mme Le Pen. Revoici donc la citation exacte : « Si des sacrifices doivent être demandés aux Français, alors il faudra leur demander des sacrifices en matière d’allongement de la durée du travail, quand toutes les autres économies auront été faites ». Et comme Mme Salamé laissait entendre que c’était un propos ancien que je citais, je donne à présent la référence qui me manquait lors de l’émission. Mme Le Pen a tenu ces propos sur Europe1 et Itélé, le 13 février 2017, une semaine après avoir présenté son programme présidentiel et dix jours seulement avant que Mme Salamé ne la défende sur le service public. Mme Salamé faisait pourtant comme si elle était certaine de son propos. Honnêteté intellectuelle, quand tu nous tiens !

Enfin, je ne peux finir sans dire un mot du candidat du PS. Lui non plus ne veut pas rétablir la retraite à 60 ans. Il l’a dit explicitement le 25 janvier dernier lors du débat de l’entre-deux tours de la primaire PS sur TF1 et France2. La question de la journaliste était très simple : « Revenez-vous sur l’âge légal du départ à la retraite qui est de 62 ans ? ». La réponse des deux finalistes a été très claire : « non ». Mes facétieux camarades ont retrouvé la vidéo d’un échange entre lui et moi dans une manifestation de 2010 contre la réforme Fillon. Il affirmait alors catégoriquement que le PS restait pour la retraite à 60 ans. Hollande ne l’a pas rétablie en 2012. Le candidat y a donc officiellement renoncé en direct sur TF1 il y a un mois. Vous voilà prévenus.

J’ai aussi entendu que la retraite à 62 ans et avec 43 annuités de cotisations serait une moindre souffrance du fait de l’instauration du compte pénibilité inventé par Hollande. Ce compte est une arnaque. Il faut travailler 25 ans sur un métier pénible pour avoir le droit de cotiser seulement deux ans de moins avant de partir à la retraite. C’est-à-dire qu’en 2035, si on a travaillé 25 ans sur un métier pénible, on pourra partir avec 41 ans de cotisations. C’est-à-dire qu’on pourra partir avec la même durée de cotisations qui était exigée en 2012 avant que Hollande n’allonge la durée de cotisations à 43 ans ! Et ceux qui n’auront pas toutes leurs cotisations ne pourront toujours pas partir à 60 ans, même avec une décote !

Sur la retraite, mieux vaut s’en tenir à des choses claires et simples qu’inventer des usines à gaz pour accompagner des régressions. Ceux qui veulent la retraite à 60 ans et la réduction du nombre d’années de cotisations exigées de 43 à 40 annuités savent qu’ils peuvent vraiment compter sur le bulletin de vote à mon nom.

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RIP: Charb tu nous manques

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16 mars 2017

Des écologistes d'EELV choisissent La France insoumise et Mélenchon

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